Philosophia Scientiae N° 3/28 : Kurt Goldstein, le milieu et la clinique
Camus Agathe ; Dal Pozzolo Marco ; Gilart de Keran
KIME
24,00 €
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EAN :9782380721553
Kurt Goldstein est une figure qui échappe aux étiquettes et dont l'oeuvre demeure encore aujourd'hui une source féconde d'interrogations. Comptant parmi les neurologues les plus éminents de l'Allemagne de Weimar, il est notamment connu dans le champ de la neurologie pour ses travaux sur les aphasies et son rapport complexe au localisationnisme cérébral. Son approche singulière, combinant des examens cliniques minutieux de patients individuels avec des conclusions théoriques de grande portée, qui vient nourrir son oeuvre majeure, La Structure de l'organisme et se prolonge dans une anthropologie philosophique, a également retenu l'attention des philosophes. La pensée et l'oeuvre de Goldstein ont ainsi inspiré des philosophes tels que Ernst Cassirer, Maurice Merleau-Ponty ou encore Georges Canguilhem, et il a lui-même puisé dans le patrimoine philosophique pour élaborer sa conception holistique de l'organisme et de la nature humaine. Ses travaux eurent également une influence sur la psychiatrie et la psychologie américaines, influence que renforcèrent son émigration forcée aux Etats-Unis et la nécessité de se recréer une position professionnelle dans un paysage intellectuel et scientifique nouveau. Ce dossier aborde l'oeuvre et la pensée de Kurt Goldstein depuis des perspectives et des approches philosophiques plurielles (histoire et philosophie des sciences, épistémologie, éthique, philosophie du soin et de la médecine, etc.) tout en soulignant la nécessaire articulation de ces différentes dimensions pour saisir une oeuvre qui vient brouiller un certain nombre de frontières disciplinaires. Il s'agit donc d'insister sur l'originalité de son approche et de ses concepts et d'en faire l'objet de nouvelles lectures. Il propose également une traduction inédite de trois lettres adressées à Goldstein par le neuropsychologue soviétique Alexandre Louria.
Nombre de pages
224
Date de parution
15/11/2024
Poids
278g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782380721553
Titre
Philosophia Scientiae N° 3/28 : Kurt Goldstein, le milieu et la clinique
Auteur
Camus Agathe ; Dal Pozzolo Marco ; Gilart de Keran
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
278
Date de parution
20241115
Nombre de pages
224,00 €
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A partir d'un travail de terrain effectué en service hospitalier de médecine interne, l'autrice interroge les conceptions de la santé et de l'autonomie à l'oeuvre dans situations de soin aiguës qui im pliquent des personnes malades chroniques, fragiles ou multimorbides. Elle montre alors qu'en contexte de chronicité, la logique thérapeutique ou de "gestion de crise" propre à la médecine de l'aigu doit coexister avec la perspective d'une médecine envisagée comme soutien à la vie avec la maladie. Dans ce contexte, l'autrice appelle à reconsidérer la décision médicale non pas comme un moment "hors du soin" , reposant sur une logique du choix, mais comme une dimension à part entière d'un travail du soin qui vise non pas à restaurer la santé entendue comme absence de maladie ou l'autonomie comme absence de dépendance mais à préserver une certaine "latitude de vie" pour des personnes qui ne guériront pas.
Goldstein Kurt ; Camus Agathe ; Gaille Marie ; Gil
La Nature humaine à la lumière de la psychopathologie (Human Nature in the Light of Psychopathology) réunit un ensemble de confe ? rences ("The William James Lectures") prononce ? es par Kurt Goldstein a` l'Universite ? Harvard, en 1938-1939 et publie ? es pour la premie`re fois en 1940 par Harvard University Press. Premier ouvrage de Goldstein paru aux Etats-Unis où il commence une nouvelle vie, tant personnelle que professionnelle, après avoir été chassé d'Allemagne par le gouvernement nazi. Formé à la médecine, spécialiste de psychiatrie, mais également féru de philosophie, il est confronté dans ses premières années de pratique aux cérébrolésions des soldats de la Première Guerre mondiale, sources de séquelles irréversibles. C'est le point de départ d'une réflexion qui transcende les découpages disciplinaires entre biologie et philosophie, anthropologie et neurologie, théorie médicale et pratique clinique. Goldstein propose en effet une conception de la clinique qui engage le rapport de l'être humain à lui-même, aux autres et au monde, et fait de la biologie une science qui doit être autant capable d'appréhender de façon "atomistique" les phénomènes qu'elle analyse que de développer une compréhension de l'organisme tout entier, malade ou en bonne santé.
Un essai - Étude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre: approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. Un dossier - Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Éclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Une iconographie - Des illustrations nombreuses et variées proposent une interprétation visuelle originale.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Le numéro du Bulletin de la SHESVIE 28-2 sera consacré à un dossier spécial sur "Les classifications zoologiques d'Aristote à Linné. Approches historiques et lexicologiques" . Les éditeurs scientifiques en sont Meyssa Ben Saâd, Simon Thuault, Yoan Boudes et Axelle Brémont. Il sera découpé en cinq passionnants articles dont le premier explorera "La classification zoologique dans la civilisation arabe classique : approche lexicologique et épistémologique" (Philippe Provençal), puis les lecteurs pourront appréhender la richesse du " lexique de l'échelle des êtres dans le Traité des animaux d'Aristote et le De animalibus d'Albert le Grand" (Grégory Cless) avant de se pencher sur l'histoire du "Genre, maître mot du classement" (Philippe Lherminier) ainsi que sur "Les traités d'Ichtyologie vers 1555- La naissance de la "peinture scientifique" " (Katharina Kolb). Enfin, un groupe de jeunes chercheurs nous proposera une "Etude du lexique et des catégories zoologiques en vietnamien" (Phuong Duyen Nguyen, Arnaud Zucker, Danh Thành Do-Hurinville).
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.