Les premiers Somaliens, je les ai rencontrés dans des camps de réfugiés de l'Ogaden éthiopien, à la chute du Négus rouge Mengistu. En mai 1991, et déjà affamés. Je suis allé ensuite dans le nord de la Somalie, en novembre. J'ai découvert un champ de ruines à la place d'une ville, Hargeisa. Puis j'ai été à Mogadiscio, pendant les combats entre le général Aidid et Ah Madhi. Les obus pleuvaient. Dans le sud, j'ai assisté à la prise de la ville de Kismayo le 15 mai 1992 par les combattants du général Aidid alliés à ceux du colonel Jees. Effet de la guerre civile, la famine ravageait le pays. Après il y a eu Baidoha où les enfants agonisaient au ralenti sous mes yeux. Bardéra, la plus insalubre, avec épidémies et assassinats. Huddur et ses suceurs de peaux de bêtes. Merca, ses tueurs et ses tuberculeux. Les chefs de guerre ont bien fait leur travail. Le pays est détruit. Pendant ces deux années, j'ai envoyé plus d'une centaine de dépêches d'agence : infos brutes, reportages, et quelques analyses. Ces textes sont d'une autre nature. Scènes, personnages, lieux, émotions de la tragédie somalienne, donnés à voir et à ressentir. Parce que la guerre et la famine sont affaire de sens. De coeur et d'estomac. Jean - Pierre Campagne
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Nombre de pages
96
Date de parution
01/10/1993
Poids
301g
Largeur
1mm
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EAN
9782020208680
Titre
Dépêches de Somalie
ISBN
2020208687
Auteur
Campagne Jean-Pierre
Editeur
SEUIL
Largeur
1
Poids
301
Date de parution
19931001
Nombre de pages
96,00 €
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Les vents secs et brûlants des déserts africains s'apaisent à l'entrée des ports et des îles de l'océan Indien. Le voyage se fait intime et doux. Sous des ciels bleus et noirs, dans le parfum des girofles et de la vanille, les voix murmurent, les amours s'alanguissent. Il y a de la magie et beaucoup de lumière dans la voile des boutres qui vont de port en île, transportant les hommes, leurs mondes et leurs mots. Massawa, Djibouti, Lamu, les Comores, Zanzibar, Madagascar. Le temps s'immobilise, la mort se retient. Les guerres s'apaisent. L'océan bat le voyage, il remonte à l'intérieur des terres, des volcans et des souvenirs. Le voyage tangue dans les murmures indolents des femmes, dans la fureur des hommes. Embruns ensoleillés, violentes vagues", Jean-Pierre Campagne. Des îles et des ports de l'océan Indien et de la mer Rouge, découverts et aimés par Jean-Pierre Campagne, ces chroniques nomades et ces visions portuaires qui nous donnent à voir, sentir et comprendre cette Afrique océanique, d'où le voyageur n'est jamais vraiment revenu...
Un reporter obsédé par les nuées de corbeaux qui se jettent sur les débris de la guerre au Kosovo, une petite Tsigane aux yeux d'or et aux sandales mauves, perdue au bord d'une route boueuse, un Kosovar, interprète au visage lunaire qui tente d'échapper à la haine entre Albanais et Serbes, une journaliste freelance au sourire si sensuel que tous les hommes papillonnent au bord de ses lèvres, un détective kenyan débarqué des hauts plateaux africains, dans le froid et l'horreur... Tous tentent de revivre dans les décombres et les charniers, dans l'inquiétante lumière d'une humanité qui a touché l'abominable, au milieu de la fragile beauté des coquelicots et des marguerites du printemps. Le représentant de l'ONU a disparu. Mort ? Enlevé ? Le journaliste va mener l'enquête, épaulé du flic kenyan habitué aux conflits ethniques et qui découvre que les Africains n'ont pas l'exclusivité de la cruauté. Leur route croisera celle des extrémistes, des militaires de la Kfor et des mafieux qui vendent de tout : cigarettes, drogue et filles. Roman de l'inhumanité de l'humanité, du désordre des hommes et de la douceur : l'enfer et les fleurs d'un monde qui bascule...
Ce texte raconte la fusion de deux printemps : l'effervescence biologique et sensuelle d'un jeune homme rencontre les idées utopistes d'un monde meilleur. Loin, déjà, de la seconde guerre mondiale, en pleine embellie économique, avant le choc pétrolier, le chômage et le sida. Laurens, adolescent pyrénéen de 17 ans, arrive à Paris en septembre 1968 pour y vivre et travailler. Au creux de ces années privilégiées (1968-1978), il découvre, avance, expérimente, s'engage. Laurens ignore qu'il vit des années glorieuses, il croit pouvoir inventer un nouveau monde. Quand il comprend que l'utopie n'est qu'une utopie, et que les hommes ne sont que des hommes, il ne trouve qu'une issue, un sauf-conduit et viatique pour éviter de se vendre ou de se tuer : l'écriture et le voyage comme moyens de toujours inventer un monde.
Résumé : Sous ses paupières, au bout de ses doigts, il voit et sent les fauves, leur pelage ras et mortel, leur souffle rauque. Il est sur une colline de Ngong, à suivre des yeux la lionne. Elle ne dérange aucune herbe, se glisse, il ne voit que le bout de ses oreilles déchiquetées par les dents du lion quand il la prend... Il suit de ses doigts la griffe de la lionne, sur le côté gauche de son torse, comme une longue déchirure de lance. Elle l'avait aimé ce jour-là, elle le voulait tout à elle, quand elle l'avait étreint, boule de feu... Et dans la nuit, dans le plein sommeil, sa grand-mère des Machakos Hills lui murmure, ton homme du lac Magadi, c'est celui du journal, le ministre, c'est pour ça, mtoto, que Koïnange transpirait tant. Il sait, il a été déjà percuté par la grande peur, de plein fouet. Mtoto, tu l'as ton affaire, immense, ça brûle de partout. Si tu y touches, sache-le, c'est une histoire de fou, de ciel brûlant, d'homme très malheureux...
Alors qu'elle tente d'élucider le destin d'un ancêtre banni par sa famille, une femme reprend l'histoire de sa propre vie. Des années auparavant, son mari, son premier et grand amour, lui a révélé être homosexuel. Du bouleversement que ce fut dans leur existence comme des péripéties de leur émancipation respective,, rien n'est tu. Ce roman lumineux nous offre une leçon de courage, de tolérance, de curiosité aussi. Car jamais cette femme libre n'aura cessé de se réinventer, d'affirmer la puissance de ses rêves contre les conventions sociales avec une fantaisie et une délicatesse infinies.
Avant, il y avait l'enfance. Je le sais". Mais, Judith Godrèche, quelle enfant fut-elle ? Qui pour le dire ? Que lui a-t-on fait ? Et surtout qu'en a-t-elle fait ?
L'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?
L'histoire de la réalisation d'un film de super-héros au budget colossal, et du comics inconnu qui l'a inspiré. 1947, en Californie, un talentueux petit garçon de cinq ans recopie les comic strips du journal local ; 2020, une émouvante projection a lieu Times Square. Entre les deux, 70 ans d'une Amérique en pleine mutation, un tournage rocambolesque et une galerie de personnages hauts en couleur : un soldat traumatisé par la guerre, un réalisateur inspiré et excentrique, une star prétentieuse, une assistante de production infatigable et les innombrables membres de l'équipe de tournage qui, ensemble, créent la magie hollywoodienne. Vif, touchant, inventif, parfois loufoque, porté par un humour teinté d'ironie et un rythme effréné, le premier roman de Tom Hanks pose un regard d'initié sur les efforts considérables nécessaires à la production d'un film - et la formidable aventure humaine qu'elle constitue.