L'image est traversée de tensions contradictoires : elle semble se situer entre la réalité et l'imaginaire. Elle peut apparaître comme la reproduction fidèle d'un modèle ou au contraire comme une construction fantastique qui nous éloigne radicalement du réel et libère les possibles. Aussi lui intime-t-on souvent l'ordre de choisir son camp, comme si réalité et imaginaire pouvaient ne pas être imbriqués l'un dans l'autre. Il s'agit ici de montrer que l'image relève d'une puissance qui innerve le réel lui-même. L'image est le présupposé incontournable de notre rapport au monde. Nous nous figurons nécessairement le réel, lorsque nous le percevons. C'est pourquoi, il se présente toujours surchargé d'interprétations : il ne nous apparaît jamais dans sa littéralité stricte et son idiotie muette. Nous ne faisons jamais l'expérience d'une présence compacte, mais au contraire d'un réel qui se creuse des possibles qui le débordent. C est pourquoi, la chose, la res qui passe pour être le noyau de la réalité, ne saurait jamais posséder les contours d'une chose stable elle se confond avec la dynamique de son apparaître. Ainsi, nous vivons constamment dans l'Elément imaginaire qui, loin d'occulter le réel, apparaît comme sa condition de possibilité et constitue son authentique voie d'accès. L'organisation de cet ouvrage tend à faire ressortir cette fonction primordiale de l'image, pour en finir avec cette idée réductrice selon laquelle l'image n'entretiendrait qu'un rapport de secondarité avec le réel. Loin d'être un simple reflet édulcoré de la réalité, l'image en détient, au contraire, la clef.
Nombre de pages
313
Date de parution
01/11/2003
Poids
375g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747538688
Titre
Les dons de l'image
ISBN
2747538680
Auteur
Cambier Alain
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
375
Date de parution
20031101
Nombre de pages
313,00 €
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Résumé : Penseur de la liberté ou physicien de la société? L'alternative semble faire de Montesquieu un auteur paradoxal. Pourtant, ces deux aspects ne sont pas antinomiques : l'originalité de sa philosophie politique est justement de s'articuler étroitement sur une étude serrée de la causalité et de la légalité. Dès lors, il n'est pas possible de prétendre traiter sa conception de la liberté sans passer d'abord par l'examen des questions épistémologiques que son oeuvre recèle. Car il ne suffit pas d'invoquer, comme une antienne, la prétendue séparation formelle des pouvoirs: elle soulève des problèmes beaucoup plus substantiels. La liberté s'enracine ici au coeur même du réel : de ce que l'auteur appelle de manière récurrente "la nature des choses". S'il hérite de cette expression, il lui ouvre cependant de nouveaux horizons qui approfondissent le sens que nous donnons à la réalité humaine. Ainsi De l'Esprit des lois invalide toute interprétation positiviste de la pensée de Montesquieu. Le thème de la liberté peut alors apparaître comme l'épine dorsale de cette oeuvre majeure. Au point d'y voir notre auteur dessiner les traits radicalement nouveaux d'un gouvernement innommé, qui se démarque à la fois de la république, de la monarchie et du despotisme. Seul ce gouvernement de la liberté se montre alors capable d'inspirer vraiment l'esprit aux lois.
Corps-esprit ou corps-machine, corps biologique ou corps social, autant d'objets aux contours flous. Le corps est de fait sujet de réflexions philosophique, scientifique ou religieuse depuis l'Antiquité, dont la question centrale reste : quelles sont les limites du corps ? Cet ouvrage collectif a pour objectif d'apporter une contribution multidisciplinaire sur le savoir du corps : ses facultés et son étendue, ses modèles et représentations. A travers des textes rédigés par des chercheurs, praticiens, philosophes, sont abordées de manière critique les questions relatives aux relations émergentes entre corps et esprit, à la possibilité de l'intelligence artificielle, à la portée des fabrication, augmentation ou réparation du corps, et aux constructions sociales des images du corps et leurs utilisations. Il apparaît que le corps est, peut-être, sans limites. Les avancées technologiques, scientifiques et médicales permettent et promettent de multiples et toujours plus nombreuses modifications et extensions du corps, tandis que robots et cerveaux artificiels sont de plus en plus sophistiqués et capables. Malgré l'avancée de nos connaissances, il n'apparaît pas de délimitation nette entre corps et esprit, conscience et pensée. Une frontière semble alors infranchissable : celle de notre capacité à élaborer de toutes pièces un corps pensant par soi, à soi.
Bullshitting et fake news se propagent partout. Le succès rencontré par les partisans de la post-vérité est symptomatique de notre société post-moderne, marquée par la montée du relativisme. Ce renoncement au "dire vrai" sape notre confiance dans le progrès des connaissances et nuit aux critères nécessaires pour s'orienter dans l'existence en tant qu'homme et citoyen. Les réseaux sociaux semblent en être devenus le creuset privilégié. Cependant, les menaces que fait peser la post-vérité n'ont-elles pas des racines beaucoup plus profondes ? La post-vérité ne relève-t-elle pas d'une volonté humaine tenace d'occulter le vrai, toujours prête à resurgir aux dépens du rationalisme ? Une généalogie de la post-vérité permet ici de mettre au jour les tenants et les aboutissants d'une telle attitude. Cette entreprise requiert un travail de recontextualisation philosophique des rapports entre l'exigence de vérité et la puissance de son déni.
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Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
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