Corps-esprit ou corps-machine, corps biologique ou corps social, autant d'objets aux contours flous. Le corps est de fait sujet de réflexions philosophique, scientifique ou religieuse depuis l'Antiquité, dont la question centrale reste : quelles sont les limites du corps ? Cet ouvrage collectif a pour objectif d'apporter une contribution multidisciplinaire sur le savoir du corps : ses facultés et son étendue, ses modèles et représentations. À travers des textes rédigés par des chercheurs, praticiens, philosophes, sont abordées de manière critique les questions relatives aux relations émergentes entre corps et esprit, à la possibilité de l'intelligence artificielle, à la portée des fabrication, augmentation ou réparation du corps, et aux constructions sociales des images du corps et leurs utilisations. Il apparaît que le corps est, peut-être, sans limites. Les avancées technologiques, scientifiques et médicales permettent et promettent de multiples et toujours plus nombreuses modifications et extensions du corps, tandis que robots et cerveaux artificiels sont de plus en plus sophistiqués et capables. Malgré l'avancée de nos connaissances, il n'apparaît pas de délimitation nette entre corps et esprit, conscience et pensée. Une frontière semble alors infranchissable : celle de notre capacité à élaborer de toutes pièces un corps pensant par soi, à soi.
Nombre de pages
145
Date de parution
03/10/2016
Poids
194g
Largeur
135mm
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EAN
9782757413869
Titre
Le corps sans limites
Auteur
Cambier Alain
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
135
Poids
194
Date de parution
20161003
Nombre de pages
145,00 €
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Penseur de la liberté ou physicien de la société? L'alternative semble faire de Montesquieu un auteur paradoxal. Pourtant, ces deux aspects ne sont pas antinomiques : l'originalité de sa philosophie politique est justement de s'articuler étroitement sur une étude serrée de la causalité et de la légalité. Dès lors, il n'est pas possible de prétendre traiter sa conception de la liberté sans passer d'abord par l'examen des questions épistémologiques que son oeuvre recèle. Car il ne suffit pas d'invoquer, comme une antienne, la prétendue séparation formelle des pouvoirs: elle soulève des problèmes beaucoup plus substantiels. La liberté s'enracine ici au coeur même du réel : de ce que l'auteur appelle de manière récurrente "la nature des choses". S'il hérite de cette expression, il lui ouvre cependant de nouveaux horizons qui approfondissent le sens que nous donnons à la réalité humaine. Ainsi De l'Esprit des lois invalide toute interprétation positiviste de la pensée de Montesquieu. Le thème de la liberté peut alors apparaître comme l'épine dorsale de cette oeuvre majeure. Au point d'y voir notre auteur dessiner les traits radicalement nouveaux d'un gouvernement innommé, qui se démarque à la fois de la république, de la monarchie et du despotisme. Seul ce gouvernement de la liberté se montre alors capable d'inspirer vraiment l'esprit aux lois.
Notre société est celle de l'image. Certains verront alors l'image omniprésente, comme source d'aliénation, d'aveuglement ou de danger. Mais faut-il s'arrêter à cette approche de l'image miroir du quotidien, image brute qui ne mène nulle part sinon au strict visible et donc dépourvue de tout intérêt? Mais parler de l'image, cest aller au-delà du visible, c'est évoquer la question de la perception, de la représentation du réel. Ces reflexions tentent de cerner certains pouvoirs - peut-on parler de "dons"? - que recèle l'image aujourd'hui.
Bullshitting et fakenews se propagent partout. Le succès rencontré par les partisans de la post-vérité est symptomatique de notre société post-moderne, marquée par la montée du relativisme. Ce renoncement au "dire vrai" sape notre confiance dans le progrès des connaissances et nuit aux critères nécessaires pour s'orienter dans l'existence en tant qu'homme et citoyen. Les réseaux sociaux semblent en être devenus le creuset privilégié. Cependant, les menaces que fait peser la post-vérité n'ont-elles pas des racines beaucoup plus profondes ? La post-vérité ne relève-t-elle pas d'une volonté humaine tenace d'occulter le vrai, toujours prête à resurgir aux dépens du rationalisme ? Une généalogie de la post-vérité permet ici de mettre au jour les tenants et les aboutissants d'une telle attitude. Cette entreprise requiert un travail de recontextualisation philosophique des rapports entre l'exigence de vérité et la puissance de son déni.
- 14 leçons présentées sous forme de corrigés - En prise sur des questions contemporaines, la culture générale est ici réactualisée et présentée comme une discipline incontournable pour mieux saisir les enjeux du XXIe siècle
Nogry Sandra ; Boulc'h Laetitia ; Villemonteix Fra
Le rapport de l'école primaire aux technologies numériques fait l'objet d'une attention constante et suscite encore aujourd'hui de nombreuses questions : quels sont les usages qui en sont faits en classe ? Quelles modifications des pratiques pédagogiques induisent-elles ? Sur un autre plan, comment l'action pédagogique mobilisant ces instruments est-elle accompagnée ? C'est à ce double enjeu que tente de répondre cet ouvrage. En mobilisant différents cadres théoriques, il propose un ensemble de recherches récentes sur ces questions vives. L'influence des tablettes sur les pratiques d'écriture en classe ainsi que la question très actuelle de l'apprentissage de l'informatique à l'école primaire sont abordées. L'évolution des modes et pratiques de supervision pédagogique en France et dans différents pays d'Afrique subsaharienne est également développée. Cet ouvrage présente l'originalité de s'inscrire dans un contexte francophone, il met en avant la contribution des recherches en éducation aux débats sur le numérique à l'école. Contributeurs : Frédéric Bangirinama Étienne Barahinduka Georges-Louis Baron Caroline Beauvais François-Xavier Bernard Laetitia Boulc'h Marcelline Djeumeni Tchamabé Aurélien Fiévez Judith Ndayizeye Stéphanie Netto Sandra Nogry Salimata Sene Mbodji Sevastiani Touloupaki François Villemonteix Emmanuelle Voulgre Jacques Wallet
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparaît que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIIIe siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les actes de ces 6es Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.
Les mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? À cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.
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