Il sera ingénieur, rêvait son violoniste de père. Le petit Gaston Ghrénassia miraculeusement doué pour la musique et le chant rêvait, lui, de sa guitare confisquée et vocalisait en secret. On n'échappe pas à son destin. Quelques images tombées d'une voix et d'une guitare suffisent à faire d'un inconnu un élu. Avec Adieu mon pays celui qui est désormais Enrico Macias devient le chantre des exilés. Il aurait pu n'être que le Tino Rossi des pieds-noirs, il va connaître un destin fabuleux. Il incarne les rêves nostalgiques de tous les paradis perdus, des âges d'or disparus, Jérusalem et Grenade, l'Algérie et toutes les patries arrachées, l'espoir de l'impossible réconciliation de la lignée d'Abraham, Israël et Ismaël, réaccordée comme ces rythmes judéo-andalous miraculeusement et fidèlement transmis dont Enrico devient le dépositaire privilégié. Au pied des Pyramides, un jour de 1979 devant Anouar el-Sadate qui vient de signer les accords de Camp David, le petit juif de Constantine, interdit au Moyen-Orient, chante Le Grand Pardon et Noël à Jérusalem. Les assassins ont tué Sadate, et Rabin comme ils avaient tué le père spirituel d'Enrico, archétype du métissage culturel, Raymond Leyris. Ils n'ont pas tué l'espoir. La carrière d'Enrico, ambassadeur de l'ONU, messager de la paix, idole des foules, quarante ans de succès sans concession, montre que les miracles se réalisent parfois. Pudique et chaleureux ce portrait, comme brossé de l'intérieur par Gérard Calmettes, dépasse l'anecdotique pour introduire le lecteur au c?ur même de l'inspiration qui fait un artiste et surtout un homme.
Nombre de pages
159
Date de parution
26/08/2005
Poids
346g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782868082268
Titre
Enrico Macias. Rien que du bleu
Auteur
Calmettes Gérard
Editeur
SIMARRE
Largeur
140
Poids
346
Date de parution
20050826
Nombre de pages
159,00 €
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Résumé : La vigne, c'est tout le "triangle lamartinien", Milly - Saint Point - Monceau. La maison, c'est Milly, qui fut pour Lamartine "la place où [sa] vie était neuve", si "doux Eden" déjà éternel par la grâce conjointe de l'amour et de la poésie que pour le vieux poète solitaire et ruiné tout autre Paradis était inconcevable. Le pèlerinage se poursuit aux châteaux qui virent l'aristocrate républicain concevoir un régime qu'il proclama mais hélas ne présidera pas. Le héros de 1848 - l'appellation "quarante-huitard" est une infamie - fut une âme forte et aimante, un prophète généreux et lucide dont les vertus majeures s'appellent énergie et espérance. Gérard Calmettes est un lamartinien si averti et si fervent que son style même a des accents et des "langueurs" lamartiniennnes.
Entre 1907 et 2000, Jules Roy a labouré son siècle de bout en bout. Bombardier dans la RAF, il offre sa vie au-dessus de l'enfer de la "vallée heureuse". Capitaine flamboyant, il plonge dans le Tout-Paris littéraire, y fait remous et conquêtes. Démissionne de l'armée d'Indochine parce qu'il croit, grâce à Camus dit-il, que les indigènes aussi ont une âme. En 1960 et pour la même raison, l'enfant de la Mitidja enquête en Kabylie et ose appeler par son nom "la guerre d'Algérie". Enfin il répond à l'appel de la Madeleine de Vézelay, rédige ses Mémoires barbares dans son Clos du Couvent. Il s'en arrache pour traîner ses quatre-vingt-huit ans sur la tombe profanée de sa mère à Sidi-Moussa. C'est de cette vie à la Lancelot et de l'oeuvre immense qui en témoigne avec sincérité et panache que Gérard Calmettes, devenu son ami, nous offre un tableau chaleureux et vivant.
J'ai marché dans les nuages et remonté le pré, caressant d'une main l'outil sur mon épaule et laissant l'autre, attisée par le souffle du rêve, errer, plume à la main, sur le cahier des songes. Et j'ai songé, regagnant la maison, à de pauvres bougres au parcours déjà long qui, pour gagner plus, encore et toujours plus, se laissent bercer, berner par de si peu recommandables sirènes. Pour acheter des conneries, dit le copain Jeannou qui n'a pas peur des mots. Et qui dit vrai. --Extrait
Qu'on ne s'y trompe pas : Napoléon est grand parce qu'il a su forger sa propre légende, élever son mythe, et incarner les valeurs d'une civilisation dont il embrassait la beauté avec ferveur. Il est grand, écrit Chateaubriand, "pour avoir rempli dix années d'un tel prodige, qu'on peine aujourd'hui à les comprendre" . Ce livre entend lui restituer la place qui lui est due dans l'histoire de notre nation, et inspirer des générations prêtes à goûter aux mystères d'un destin porté par la volonté de puissance.
L'univers du Symphoman est la première biographie paraissant sur William Sheller (Paris, 1946). Elle retrace trente ans de la carrière d'un homme heureux et discret, à mi-chemin entre le populaire et l'underground. Arrivé par la variété, il dit ne pas être "un chanteur qui fait des symphonies mais un compositeur de musique qui s'intéresse à la chanson". Accompagné de guitares électriques, d'un quatuor à cordes, d'un orchestre symphonique ou seul au piano, l'artiste en baskets slalome entre les genres et les conjugue malicieusement. Il nous entraîne dans un univers futuriste peuplé de machines absurdes ou nous ramène dans un passé aux allures de paradis perdu, évoquant avec la même finesse dérives sentimentales, tourments existentiels ou parfums d'enfance. Sa discographie est foisonnante et son public suit.