En 1516, dans le quartier des fonderies - ghetto en dialecte vénitien - des juifs reçoivent pour la première fois l'ordre de se rassembler pour vivre en un lieu séparé. Cette décision inaugure trois siècles d'une histoire singulière. Les fastes et les succès de la Sérénissime, somptueux carrefour des cultures méditerranéennes, sont inséparables de l'activité économique, diplomatique, culturelle des juifs vénitiens. Dans l'enceinte même de la ghettoïsation se déroula plus d'un épisode heureux, qu'il s'agisse du succès des imprimeurs hébraïsants ou de l'échec de l'Inquisition à Venise. Des origines médiévales aux déportations de 1943-1944, en passant par l'émancipation française de 1797, Riccardo Calimani évoque avec force l'extraordinaire destin de cette communauté, au fil des lieux, des événements et des portraits.
Nombre de pages
358
Date de parution
04/11/1997
Poids
414g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782207245439
Titre
Histoire du ghetto de Venise
Auteur
Calimani Riccardo
Editeur
DENOEL
Largeur
150
Poids
414
Date de parution
19971104
Nombre de pages
358,00 €
Disponibilité
Epuisé
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En 1516, dans le quartier des fonderies - ghetto en dialecte vénitien - des juifs reçoivent pour la première fois l'ordre de se rassembler pour vivre en un lieu séparé. Cette décision inaugure trois siècles d'une histoire singulière. Les fastes et les succès de la Sérénissime, somptueux carrefour des cultures méditerranéennes, sont inséparables de l'activité économique, diplomatique, culturelle des juifs vénitiens. Dans l'enceinte même de la ghettoïsation se déroula plus d'un épisode heureux, qu'il s'agisse du succès des imprimeurs hébraïsants ou de l'échec de l'Inquisition à Venise. Des origines médiévales aux déportations de 1943-1944, en passant par l'émancipation française de 1797, Riccardo Calimani évoque avec force l'extraordinaire destin de cette communauté, au fil des lieux, des événements et des portraits. Biographie: Riccardo Calimani est né à Venise en 1946. Ingénieur, historien, philosophe, il a consacré de nombreux romans et essais au judaïsme italien et européen.
Dans Si c'est un homme, Primo Levi écrit: "L'aversion pour les Juifs, improprement appelée antisémitisme, n'est qu'un cas particulier d'un phénomène plus général, à savoir l'aversion pour ce qui est différent de nous." En se fondant sur des recherches vastes et rigoureuses, Riccardo Calimani, dans cet ouvrage, recherche les origines du préjugé antijuif et analyse les matrices d'abord théologiques, puis philosophiques. Il démontre ainsi que l'antisémitisme, concept d'abord lié à l'idée moderne de la race, est véritablement né à la fin du XIXè siècle. Bouc émissaire par excellence, parce que minorité politiquement faible, les juifs ont souvent été bannis mais, en de très nombreuses circonstances, ils ont su faire naître autour d'eux des sympathies et une profonde solidarité. Ce livre nous permet de mieux connaître l'histoire longue et tourmentée de ce peuple, marquée par la volonté d'extermination nazie. Il nous aide aussi à comprendre le regard paradoxal et contrasté de la société européenne sur la culture juive.
En 1516, dans le quartier des fonderies - ghetto en dialecte vénitien - des Juifs reçoivent pour la première fois l'ordre de se rassembler pour vivre en un lieu séparé. Cette décision inaugure trois siècles d'une histoire singulière. Les fastes et les succès de la Sérénissime, somptueux carrefour des cultures méditerranéennes, sont inséparables de l'activité économique, diplomatique, culturelle des Juifs vénitiens. Dans l'enceinte même du ghetto se déroula plus d'un épisode heureux, qu'il s'agisse du succès des imprimeurs hébraïsants ou de l'échec de l'Inquisition à Venise. Des origines médiévales aux déportations de 1943-1944, en passant par l'émancipation française de 1797, l'auteur évoque avec force l'extraordinaire destin de cette communauté.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...