Le héros, un vrai, pas de fiction, s'appelle Emmanuel Caldier. Agé de 35 ans, ce voleur de voitures à l'âge de 10 ans, perceur de coffre-forts à 14, escroc, trafiquant d'armes, et barbouze «au service de la France», de l'Afrique au Liban, en passant par les guerres yougoslaves, à ses (nombreux) moments perdus, il est aussi appelé Manu le Gitan. Il a défrayé la chronique, il y a trois ans, en revendiquant haut et fort le kidnapping savamment organisé - hommes de main, filatures, etc. - d'un banquier suisse égaré dans une affaire de détournement de fonds au détriment... d'une fondation pour les enfants autistes. «Manu» a été remis en liberté il y a plus d'un an après plus d'une année de prison - en compagnie, notamment, de l'homme d'affaires international Pierre Falcone, poursuivi pour «trafic d'armes» dans le dossier de l'Angolagate, aujourd'hui devenu son ami. Dans cet ouvrage il raconte son parcours, cette affaire «suisse», comme autrefois on a vu les aventures de nombreux voyous dans les films de Belmondo et Delon. Où l'on voit apparaître des noms comme le juge Halphen, Xavier Dugoin... A la différence qu'il s'agit ici d'une histoire vraie, actuelle, dans le monde peu connu des recouvrements de dettes et des Gitans. Un vrai polar.
Nombre de pages
338
Date de parution
26/01/2004
Poids
438g
Largeur
152mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782080684639
Titre
Moi, Manu le Gitan
Auteur
Caldier Emmanuel
Editeur
FLAMMARION
Largeur
152
Poids
438
Date de parution
20040126
Nombre de pages
338,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Après Moi, Manu le Gitan, le voyou au grand c'ur revient avec un livre coup de poing sur les prisons. Du Centre pour jeunes détenus de Fleury-Mérogis, en passant par la maison d'arrêt de Fresnes, jusqu'au quartier VIP de Fleury, Manu raconte son parcours du combattant derrière les barreaux. Dans un style haut en couleurs, ce récit authentique dévoile les vérités de la vie en prison: la sexualité, la surpopulation, l'insécurité, les évasions... Un témoignage sans langue de bois pour découvrir les secrets et les dérives du système carcéral français.
Kidnapping en direct est bien plus qu'une simple autobiographie : c'est le récit fascinant d'un homme qui a oscillé entre l'ombre et la lumière. Emmanuel nous livre un témoignage authentique de sa vie, marquée par des actions audacieuses et une quête de rédemption, ou le frisson de l'illégalité côtoie une profonde réflexion sur la justice et la réinsertion.
Emmanuel Caldier, dit " Manu le Gitan ", est un personnage au parcours comme on en rencontre peu : il s'enfuit de chez lui à l'âge de huit ans, devient voleur de voitures à dix, perceur de coffres-forts à quatorze, trafiquant d'armes à dix-huit, etc. Auteur d'une incroyable évasion de prison le lendemain de son anniversaire, puis acteur de l'enlèvement d'un courtier suisse qui détourne de l'argent destiné à une association pour enfants autistes, il finit par être condamné. Alors au Sénégal, où il s'occupe d'oeuvres humanitaires, il est arrêté puis extradé pour purger sa peine en France. Ecrit dans un style truculent et enlevé, " La Réinsertion, c'est la joie ! " offre une réflexion sur l'être humain confronté à des situations extrêmes. C'est aussi une ode à la vie. Sans doute parce qu'il présente la particularité que chaque ligne a été rédigée à l'isolement pendant un an dans une cellule de 9 mètres carrés, " le corps enfermé, mais l'esprit libre ". Un livre inoubliable.
En 2011, alors que la Birmanie (Myanmar) est soumise au joug militaire depuis plus de cinq décennies, la junte se démet de ses fonctions au profit d'un gouvernement "semi-civil". Son président, l'ex-général Thein Sein, engage une série de réformes démocratiques et les élections générales de 2015 consacrent l'alternance politique en portant au pouvoir Aung San Suu Kyi, figure emblématique de l'opposition. Mais quelles sont les vraies dimensions, significations et limites de cette évolution en apparence spectaculaire ? Adoptant un angle d'approche différent des études, majoritairement anglophones, consacrées à la transition politique et trop souvent centrées sur le seul processus de démocratisation, cet ouvrage propose une interprétation plus générale des transformations de la société birmane entre 2010 et 2017 par des anthropologues, géographes et historiens français. Spécialistes de longue date et jeunes chercheurs ont enrichi la réflexion propre à leur domaine disciplinaire d'analyses de terrain, d'approches transversales et de mises en perspective afin d'expliquer la transition et d'éclairer les analogies et les discontinuités entre temps passé et présent, entre la Birmanie d'hier et celle de demain. Proposant des clefs de lecture originales pour comprendre le processus de réforme birman, dans les villes comme dans les campagnes, au centre comme aux périphéries, du point de vue birman comme international, ils mettent aussi au jour l'imbrication de la montée du nationalisme bouddhique, des conflits intercommunautaires et de la crise humanitaire des Rohingya.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.