En 1508, le couple royal Anne de Bretagne et Louis XII découvre au château de Gaillon en Normandie l'exceptionnelle collection d'oeuvres d'art de la Renaissance de Georges d'Amboise (1460-1510). Pour la première fois depuis cette visite il y a cinq siècles, un ensemble rarissime de manuscrits enluminés, de peintures et de sculptures provenant de Gaillon, aujourd'hui conservés dans les plus grandes institutions (Bibliothèque nationale de France, musée du Louvre, Bibliothèque apostolique vaticane), a été reconsidéré. C'est grâce à Georges d'Amboise que la Normandie peut aujourd'hui être considérée comme le berceau de la première Renaissance en France. Il participe aux guerres d'Italie et découvre ébloui les oeuvres des artistes de la Renaissance italienne. Le très influent cardinal d'Amboise, tout à la fois archevêque de Rouen, gouverneur de Normandie, principal conseiller de Louis XII, vice-roi du Milanais et légat du pape, fait venir des artistes italiens en France. Il leur confie les travaux de transformation de l'ancienne résidence des archevêques de Rouen à Gaillon. Il acquiert des peintures du Pérugin, de Mantegna, et surtout d'Andrea Solario, l'un des suiveurs de Léonard de Vinci. L'homme d'Etat et d'Eglise est également un grand bibliophile. Sa collection de livres contient une centaine de précieux manuscrits de la Renaissance italienne achetés au roi de Naples déchu et exilé en France, Frédéric d'Aragon. Parallèlement, il fait transcrire et enluminer à Paris et à Rouen des manuscrits pour lui-même et pour le roi Louis XII. Ces manuscrits enluminés, chefs-d'oeuvre conservés pour la plupart à la Bibliothèque nationale de France, dialoguent avec des décors d'architecture, des peintures, des gravures et des dessins pour permettre aux lecteurs de se plonger dans l'atmosphère de cette Renaissance en Normandie.
Nombre de pages
287
Date de parution
07/07/2017
Poids
1 574g
Largeur
239mm
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EAN
9782353402618
Titre
Une Renaissance en Normandie. Le cardinal Georges d'Amboise, bibliophile et mécène
Le Livre des proverbes que l'Ancien Testament attribue au roi Salomon, est un recueil de maximes et d'exemples devant servir à l'éducation du prince et à le guider sur une terre où le mal domine. Introduit par ce premier principe : « Observe la discipline que t'impose ton père, et ne néglige pas l'enseignement de ta mère », le livre s'achève sur cette interrogation : « Une femme de valeur, qui la trouvera ? » Ainsi ces 31 chapitres, qui décrivent les turpitudes du monde, indiquent les moyens de s'y frayer un chemin en s'en remettant à Dieu, seraient vains sans résoudre cette quête ultime, « Mulierem fortem quis inveniet ? »... ... Cinq siècles plus tard, les héroïnes sont toujours parmi nous. Les faisceaux des projecteurs les trouvent un peu plus souvent, les musées aussi. Certaines sont dans ces pages, vivantes, avec leurs drames et leurs vertus. Une anthologie à compléter, inlassablement, tant cette quête, commencée dans la nuit des Temps, nous engage.
13 octobre 2015?: toute première rencontre avec Catherine Poncin. Je découvre une oeuvre photographique singulière, portée par une photographe qualifiée de post-photographe. Rapidement alors se profile la nouvelle partie d'un jeu que j'aime - la prise en main de la collection et de son histoire par un artiste - et dont j'élabore la règle au fil du temps. Fidèle de la triade muséale à laquelle je crois - un musée comme une étoffe jacquard à l'armure faite de trois couleurs que sont les rêves d'éternité, de savoir et de partage - j'ose aussi le risque du risque et celui de la liberté. Il est celui de l'artiste, notre quatrième couleur, pourvu qu'elle échappe toujours un peu aux mots, insaisissable, avec l'impossible pour abri. Couleur de lune, de soleil, couleur du temps. Couleur du temps qu'il fait ou du temps qui passe. [...] Florence Calame-Levert
Cet ouvrage s'efforce de fournir des éclairages sur les causes des migrations forcées et sur leurs conséquences (stigmatisation, discrimination, exclusion, négation des droits...). Poussés à l'exil par les effets d'une mondialisation d'ordre néocolonial, les personnes exilées sont soumis à une triple sélection : par le voyage, par l'enregistrement aux frontières de l'UE dans les centre de tri, par la menace constante d'expulsion dans le pays qui devrait les accueillir. L'absence de statut, la négation de toute identité condamnent à des conditions de vie plus que précaires, à des violences policières et à des pressions psychiques qui contribuent à détruire leur humanité. Il s'agit de s'interroger autant sur les raisons de ces discriminations et de ces exclusions que sur les usages politiques dont elles sont le prétexte et de proposer des voies pour définir une autre politique migratoire et changer le système qui produit les migrations forcées.
Calame Pierre ; Lalucq Aurore ; Galbraith James K.
Comment, dans le contexte de la mondialisation, l'humanité peut-elle concilier les nécessités économiques avec le fait incontournable que les ressources naturelles sont limitées ? C'est la question que pose Pierre Calame dans cet ouvrage. Le système actuel de production et d'échange de biens et de services n'atteint pas - et c'est très visible en ces temps de crise - les objectifs que l'on doit assigner aux lois qui régissent les sociétés. Il creuse un fossé profond entre des gagnants, minoritaires, et la masse des perdants qui vivent dans le dénuement. L'auteur s'intéresse à l'énoncé des règles et à la conception des facteurs qui fondent la production, l'échange et la consommation. Constatant l'impasse du paradigme économique actuel, il démontre que l'économie doit revenir à son sens étymologique, "oikos", le foyer, la maison commune, et "nomos", la loi. Revenir à l'oeconomie, c'est avoir une vision économique plus large, qui recouvre à la fois l'art de l'organisation des échanges matériels et immatériels des êtres humains entre eux, des sociétés entre elles et de l'humanité avec la biosphère. Pierre Calame explore ces questions dans un esprit de réflexion ouverte. Il démontre qu'il est possible aujourd'hui d'assurer à la société la maîtrise collective et démocratique de son propre destin.
Farah Pahlavi, impératrice d'Iran, est l'une des personnalités parmi les plus remarquables de notre époque. Jeune étudiante aux Beaux-Arts de Paris, Farah Diba devient à vingt et un ans en décembre 1959 l'épouse du Shah d'Iran. Mère de quatre enfants, elle partage les grandes heures et les vicissitudes du règne de Mohammad Reza. Elle accomplit à ses côtés une oeuvre sociale et culturelle considérable et l'accompagne ou le représente dans de nombreux déplacements officiels à l'étranger. Son action lui vaut d'être couronnée par le Shah en 1967, première épouse d'un souverain dans un pays musulman attestant aux yeux du monde entier un progrès éclatant de la condition féminine. Après la révolution iranienne survenue en 1979 et la mort du Shah, malgré des circonstances dramatiques, le décès de deux de ses enfants, et les rigueurs de l'exil, Farah Pahlavi défend sans relâche la mémoire de son mari et de son règne et maintient une présence constante auprès de son fils Reza. Sa dignité et son courage lui valent le respect et l'adhésion de très nombreux Iraniens jusque dans son pays malgré les menaces persistantes d'une dictature obscurantiste et cruelle. Pour la première fois et avec de nombreuses images inédites, elle ouvre pour nous l'album de sa vie assorti de ses commentaires manuscrits.
René Bégué (1887-1987), est à l'origine de Rébé, dont les broderies vont alimenter les créateurs dans le domaine de la haute couture pendant plus d'un demi siècle. René Bégué est un dessinateur de grand talent et un coloriste génial, animé par le goût du faste qui a appris son métier auprès de Poiret et Paquin. Andrée Pichard, que René rencontre au début des années 1920 et qui deviendra son associée et sa femme, a commencé sa carrière comme modiste et possède une excellente connaissance des tissus et a un don particulier pour un agencement et désinhibé des matières. Ensemble ils forment un duo exceptionnel qui va irriguer les plus grandes maisons de haute couture de créations éblouissantes. Rébé est une véritable pépite de la haute couture et du patrimoine textile français, encore inconnu du grand public mais dont le nom résonne comme un mythe chez les couturiers, plus de cinquante ans après la fermeture de l'atelier. En étudiant les croquis, échantillons, les photographies, les modèles conservés dans les archives privées et publiques, l'auteur, Nadia Albertini, retrace pour nous cette histoire fascinante. Pour cela, elle a puisé ses sources dans les magazines de mode de l'époque (Vogue, L'Officiel de la Mode, Harpers' Bazaar, etc.), dans les archives laissées par Rébé au musée des Arts Décoratifs de Paris, au musée du Pays rabastinois, dans celles conservées par les maisons Balenciaga, Dior, Fath, Givenchy, Lanvin, Roger Vivier, Swarovski, Yves Saint Laurent... Nadia Albertini est historienne de la Mode. Elle-même brodeuse, elle collabore avec les plus grandes maisons de couture actuelles... Les recherches qu'elle a menées sur Rébé depuis presque vingt ans l'ont également conduite à rencontrer neuf des anciens collaborateurs du maître brodeur. Leurs témoignages nous plongent dans l'ambiance des ateliers des métiers d'art de l'époque et nous éclairent sur les méthodes et techniques uniques en usage alors.
Né d'un père mexicain et d'une mère anglaise, Antonio de La Gandara suit les cours de l'Ecole des beaux-arts et rejoint les classes de Gérôme et de Cabanel en 1878 à l'âge de 16 ans. En 1882, il expose au Salon des Artistes Français où il reçoit sa première médaille. C'est en 1885 qu'il fait la connaissance du comte Robert de Montesquiou et de son ami Gabriel Yturri. Séduit par les oeuvres de l'artiste, inspirées de celles de Goya, Ribot et Vélasquez, Robert de Montesquiou s'active à faire connaître le jeune peintre auprès de l'aristocratie dont il devient un des artistes favoris. Peintre mondain couvert d'honneurs, La Gandara est un familier de la comtesse de Noailles, d'Anatole France, d'Henri de Régnier, de Gabriele D'Annunzio, de Maurice Barrès, mais aussi de Debussy, Saint-Saëns et Satie. Grâce à son frère Edouard, membre de la troupe de Sarah Bernhardt, il pénètre l'intimité du monde du théâtre et de l'Opéra, dont il fréquente les "étoiles". Ce sont ces différentes figures qui peuplent son oeuvre, au point d'en faire un témoignage exceptionnel de la vie artistique et mondaine de la toute fin du XIXe siècle, le monde de Marcel Proust, qu'il a également croisé. S'il est un témoin privilégié de la Belle Epoque, le talent de La Gandara s'exprime aussi dans les nombreuses représentations de jardins, notamment du parc de Versailles, dont il aime représenter les statues et les allées, se délassant ainsi de longues séances de pose avec une clientèle parfois capricieuse.
Hesse Jean-Pascal ; Martin-Raget Gilles ; Cardin P
Havre de paix, terre promise mais secrète, au coeur de la Provence, le Lubéron dispense mieux qu'ailleurs ses paysages, sa nature et ses hommes. Forteresses médiévales, églises romanes et châteaux de la Renaissance dominent des villages accrochés sur les hauteurs ou posés dans les petites vallées bucoliques : Gordes, l'abbaye de Sénanque, Ménerbes, Lacoste, Bonnieux ou Lourmarin sont autant de noms qui enchantent et qui symbolisent cette région des splendeurs. Terre de vin et de bories, c'est une contrée où les hommes ont vécu et vivent encore en harmonie avec une nature si privilégiée... Au détour d'un chemin, entre une vigne et une pinède, des hôtes ouvrent leur porte, et les paysages déploient leur fastueuse lumière. Richement illustré; véritable flânerie à travers les plus beaux villages et paysages du Lubéron, cet ouvrage est une invitation à la découverte d'une région célèbre et pourtant mal connue.