13 octobre 2015?: toute première rencontre avec Catherine Poncin. Je découvre une oeuvre photographique singulière, portée par une photographe qualifiée de post-photographe. Rapidement alors se profile la nouvelle partie d'un jeu que j'aime - la prise en main de la collection et de son histoire par un artiste - et dont j'élabore la règle au fil du temps. Fidèle de la triade muséale à laquelle je crois - un musée comme une étoffe jacquard à l'armure faite de trois couleurs que sont les rêves d'éternité, de savoir et de partage - j'ose aussi le risque du risque et celui de la liberté. Il est celui de l'artiste, notre quatrième couleur, pourvu qu'elle échappe toujours un peu aux mots, insaisissable, avec l'impossible pour abri. Couleur de lune, de soleil, couleur du temps. Couleur du temps qu'il fait ou du temps qui passe. [...] Florence Calame-Levert
Nombre de pages
64
Date de parution
15/10/2019
Poids
500g
Largeur
247mm
Plus d'informations
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EAN
9782350464879
Titre
Carpe Diem
Auteur
Poncin Catherine ; Poivert Michel ; Calame-Levert
Editeur
FILIGRANES
Largeur
247
Poids
500
Date de parution
20191015
Nombre de pages
64,00 €
Disponibilité
Epuisé
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De Constantine en Algérie, Catherine Poncin précipite dans l'univers abyssal des gorges du Rhumel, des silhouettes de femmes. A partir de photographies d'archives d'une collection particulière - suivant sa démarche "de l'image, par l'image" - elle irradie les corps, les "dévoile" et les traverse. In situ, elle explore le site géologique, photographie, arpente, suit le cours de l'oued, met en regard. D'autres corps apparaissent alors qui s'associent au minéral sans cependant s'y confondre. Les saisons se succèdent - les eaux se déversent d'écoulements subtils en torrents abondants. Elle propose aux Constantinois de transcrire anecdotes et mythes... les fragmente et les met en pages. Catherine Poncin nous donne à voir par la photographie ce qu'au travers des failles dissimulent les voiles. Vertiges est une "carte blanche", commande du Centre Culturel Français de Constantine.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.