Trompe-l il, c est ainsi que l on désigne l illusion que produit un objet peint, au point de séduire et de tromper les gens.Cette illusion picturale apparaît déjà dans la peinture grecque et romaine pour se développer ensuite avec la Renaissance, le Maniérisme pour devenir, aux temps du Baroque, un genre à part entière. Si le XIXè siècle illustre tout à la fois le déclin et le retour en grâce de cet art, l auteur nous montre que le XXè siècle naissant a su effectuer sa transformation avec les cubistes, les surréalistes et Escher, le maître des illusions paradoxales.A l heure actuelle, après avoir envahi les grands espaces urbains, façades de maisons et lieux publics, il peut se mettre au service de la critique sociale ou de messages de propagande anti-commerciale. Peut-on dire que le trompe-l il est une imitation, fiction, ou simulation de la réalité extérieure? Quelles techniques convient-il de mettre en uvre si l on veut « tromper » les yeux: la perspective, le clair-obscur, les couleurs, ou des méthodes diverses: la simulation de matériaux en relief, l ouverture des murs intérieurs vers des vues imaginaires, la percée de l espace vers l extérieur, la distance rapprochée pour mieux imiter les objets du quotidien, le contact entre le tableau de chevalet et le monde du spectateur, la simulation de coupoles et de voûtes ménageant une échappée vers le ciel, les imperfections des surfaces, la copie d uvres d autres artistes et le franchissement des bords du cadre.Cette brillante analyse de l évolution du trompe-l il permet à l auteur de nous montrer des uvres de Giotto, Cimabue, Philippe de Champaigne, Corrège, Mantegna, Raphaël, Michel-Ange, Pérugin, Véronèse, Liotard, Van Loo, David, Manet, Magritte, Max Ernst, Dali, Rauschenberg, ou plus près de nous, Chuck Close, Poirier ou Bansky, etc. On ne saurait tous les citer mais ils permettent à Omar Calabrese de faire le point définitif sur cet art qui étonne, séduit et enthousiasme un public large.
Nombre de pages
399
Date de parution
13/10/2010
Poids
3 910g
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EAN
9782850883217
Titre
L'art du trompe l'oeil
Auteur
Calabrese Omar ; Follet Jean-Philippe
Editeur
CITADELLES
Largeur
0
Poids
3910
Date de parution
20101013
Nombre de pages
399,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Calabrese Omar ; Menegaux Odile ; Morgenthaler Ret
L'histoire de l'autoportrait est longue et séduisante. Elle remonte à l'Antiquité classique, aux peintres et sculpteurs égyptiens, aux artistes grecs et puis romains. Au Moyen Age, la représentation de soi-même est pratiquée surtout par les enlumineurs et par les artisans du vitrail. Mais l'époque décisive pour l'affirmation de l'autoportrait est la Renaissance. La raison en est simple: jusqu'au Quattrocento l'artiste n'avait pas le statut d'intellectuel, mais seulement d'artisan; il n'était donc pas digne de la gloire inhérente à la reproduction de son visage ou de son corps. En fait, les autoportraits anciens et médiévaux ne " ressemblent " pas à leurs exécuteurs. Ils sont plutôt des signatures visuelles que des images de leurs auteurs. Au XVe siècle, au contraire, la personne de l'artiste est reconnue et il commence à être considéré comme partie prenante de l'univers culturel de son époque. Tout d'abord, la pratique de l'autoportrait est timide et plus ou moins masquée: les artistes insèrent leurs visages dans la foule des personnages des histoires racontées. Ils se cachent, se représentant en héros mythologiques ou en figures religieuses. Enfin ils arrivent à se figurer exactement comme les aristocrates, les autorités religieuses ou les riches marchands qui commandent des portraits comme affirmation de leur propre puissance. La pratique de l'autoportrait est dorénavant parfaitement fixée, et deviendra quelquefois une obsession pour certains artistes: Dürer, Rembrandt, Van Gogh, Munch, Dali. Ensuite, cette pratique varie, selon les idées et les goûts de chaque époque. Dans la première partie du Cinquecento, par exemple, l'artiste ne se montre pas devant son chevalet avec ses pinceaux en main (il veut prouver qu'il est un intellectuel à part entière). Dans la seconde partie du Cinquecento, il se présente toujours en train de peindre (pour prouver ses capacités techniques). Dans cette seconde moitié du siècle les femmes commencent à produire des autoportraits, et il s'agit souvent d'?uvres de jeunesse (les femmes ne sont pas reconnues en tant qu'artistes et outrepassent leurs droits en peignant un portrait, le leur). C'est au XVIIe siècle que remonte la naissance de l'expression des sentiments (l'autoportrait que nous appelons aujourd'hui " psychologique"), qui deviendra typique au XIXe siècle avec le Romantisme. Et toujours au XVIIe siècle apparaît la figure de l'artiste " maudit ", qui trouve son apogée avec Caravage, mais que nous retrouvons au XIXe siècle avec Van Gogh ou Courbet. L'histoire de l'autoportrait, on le voit, n'est pas séduisante seulement parce que nous y trouvons les visages des grands artistes du passé. Chaque période artistique dévoile, par le biais de l'autoportrait, ses théories: sociales, culturelles, symboliques. Par exemple, au moment même de la naissance de l'autoportrait dans les Flandres ou dans la Florence du Quattrocento, les peintres doivent se poser le problème de la construction de l'image. Si le tableau est un miroir qui, selon les lois de la perspective, reflète le monde, et si l'autoportrait nécessite un miroir pour se reproduire: comment montrer cette double spécificité? Ou encore: comment se représenter, en regardant le spectateur ou en regardant un point extérieur, de profil? La décision est contradictoire: dans le premier cas, l'artiste tutoie son interlocuteur, qui ne devrait pas exister parce qu'il se trouve devant un miroir; mais dans le second, il se montre en troisième personne, et nie alors l'existence même du miroir. Ainsi, l'histoire de l'autoportrait manifeste la complexité extrême de la réflexion des artistes sur l'art; et cela jusqu'à nos jours, quand la négation du réalisme de la représentation oblige les artistes à trouver des formules tout à fait différentes pour établir leur propre identité, des formules qui en même temps soulignent la subjectivité de l'?uvre d'art, mais aussi la présence de l'artiste dans l'?uvre elle-même. L'autoportrait de l'artiste n'existe plus, l'?uvre est toujours un autoportrait...
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Les villas romaines stupéfient toujours les visiteurs par le caractère grandiose de leur architecture et par la somptuosité de leur décoration. Grâce à ce livre, nous allons visiter 28 parmi les plus belles d'entre elles qui possèdent de superbes fresques de l'époque romaine. Ce livre sur les fresques de l'Antiquité étudie la fonction de base de cet art : agrandir les espaces intérieurs des villas, à un degré extravagant, en y faisant entrer les vastes paysages qui les environnaient. Cette fonction répondait aux souhaits des commanditaires, mais était également un parfait reflet de la vision des artistes. Les peintres de l'Ancienne Rome ont été surtout attirés par l'espace, qu'ils pouvaient prolonger, au moyen de trompe-1'?i1, de façades de marbre splendides, de portiques et de balustrades. Au sein d'un cadre architecturé, ils ont donné vie à leurs paysages en y introduisant des hommes, des animaux, ainsi que des figures mythologiques. L'originalité de la peinture romaine se comprend seulement en notant son rapport étroit avec l'architecture, enrichissant considérablement l'art de peindre grâce à la perspective, imaginaire et symbolique, de l'espace infini. Les plus grands ensembles de fresques romaines sont ici présentés : à Pompéi, la villa des Mystères, la maison du Labyrinthe, la maison des Vettii ou la maison du Poète tragique ; à Rome, la Domus Aurea de Néron, la maison aux Griffons, la maison de Livie, ou les thermes de Trajan ; mais également des sites très proches Oplontis, Boscoreale, Herculanum... De plus, les nombreux détails (souvent en taille réelle) accentuent l'impression du lecteur : il peut presque toucher les fresques, comme s'il était sur place, à Rome, à Pompéi ou à Herculanum. Ce livre propose d'aller au-delà d'une lecture traditionnelle : il fournit une sensation magique et tactile grâce au nouveau papier utilisé pour reproduire ces chefs-d'?uvre !
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