Ce dont traite cet essai est la présence au monde ou, dit autrement, l'existence, ou encore, le vécu. L'auteur s'emploie à éclairer notre présence au monde, notre être-au-monde dans sa dimension universelle, mais également sous ses aspects les plus concrets : nos investissements, nos "appartenances", conditions et moyens de déchiffrer, expérimenter, transformer le monde par l'exercice de notre liberté. Nous sommes "jetés" dans le monde, dit Heidegger. Pourtant, si jetés nous sommes, ce n'est pas dans un vide, mais dans une culture, c'est-à-dire un monde interprété. Dans la culture, nous "choisissons" divers modes d'appréhension et de modification du réel : ce sont nos appartenances. Celles-ci sont innombrables : la famille, la politique, l'entreprise, l'art, la science, l'artisanat, le sport, etc. Notre qualité d'être, ou encore aptitude au bonheur, dépend de notre capacité à maintenir vivante et créative cette présence au monde si précieuse, mais si vulnérable à l'emprise de l'habitude, de l'ennui, voire de la désespérance, que résume l'auteur par le concept de "réification".
Nombre de pages
151
Date de parution
12/09/2011
Poids
200g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296562035
Titre
Appartenance et liberté
Auteur
Cahen Cyrille
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
200
Date de parution
20110912
Nombre de pages
151,00 €
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Dernier ouvrage de Paul Diel, publié en 1968, peu avant sa mort, ce livre est sans doute la meilleure introduction à la pensée du grand psychologue, tant par la clarté de son expression que par les thèmes abordés: l'introspection, la motivation, le mythe d'?dipe, la vanité, la culpabilité, ou encore la conscience éthique facteur de lucidité.
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Dans son enquête ethnologique, Claire Cahen de Martin saisit sur le vif l'appréhension de la finitude de la vie dans les dramaturgies de la chasse. En accompagnant dans leurs bois traqueurs et tireurs, l'autrice montre comment leurs communautés s'organisent pour préserver les expériences personnelles des manifestations du vieillissement. La confrontation entre la mort organisée de l'animal et la mort annoncée des hommes fait l'objet de récits de vie, par lesquels chacun inscrit son histoire personnelle dans la tradition vivante d'une pratique immémoriale. Mais, qu'en est-il réellement dans le contexte solognot où la technicisation des pratiques et la clôture des bois dictent de nouveaux engagements ?? Comment résister à l'épreuve de la finitude, et à l'appréhension sanitaire des vieillesses dans un contexte où les liens et les cultures rurales se dissolvent ?? Comment dire la vieillesse et vivre la vieillesse ?? La finesse et la rigueur des analyses suggèrent de multiples clés de généralisation des expériences étudiées à l'accompagnement du grand âge, devenu un défi majeur des sociétés modernes et des ruralités. Souhaitons que Claire Cahen de Martin puisse poursuivre ses travaux pour renouveler et humaniser les pratiques des institutions qui en ont la charge.
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