Ce voyage à travers la littérature sur le travail. se propose de marquer les points saillants qui ont marqué la "fin de la classe ouvrière" d'abord en France, mais aussi ailleurs. Parcours axé sur L'alternative qui se présente au travail. : compensation à La subordination et/ou développement de l'autonomie ouvrière, et qui se poursuit par des défaites et reculs successifs sur les deux plans. L'échec des pays de l'Est, la fragilisation des syndicats, les renoncements des social-démocraties et ceux de l'Europe, s'expliquent par l'essor illimité du capital financier qui touche la planète entière. Nul ne peut dire si on est arrivé au terme de ce cycle infernal. Cependant existent des réflexions et des initiatives porteuses d'espoir : celles de la définition des biens communs, du travail bien fait comme processus délibératif d'accès à la démocratie du travail, des entreprises "libérées" ou "délibérées", celles d'un syndicalisme écrasé, mais renaissant dans beaucoup de pays du monde, de sa réorganisation à un niveau multinational, celles d'un altermondialisme revu et corrigé par la question environnementale. Toutes ces possibilités sont déterminées par les conditions d'une revalorisation du travail à garantir juridiquement par des normes internationales qui limiteraient d'autant les libertés du capital financier. A ce prix alors, le travail devient source et ressource de civilisation à l'échelle mondiale.
Nombre de pages
262
Date de parution
23/04/2019
Poids
400g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343172729
Titre
Promesses du travail
Auteur
Cabanes Robert
Editeur
IMPLIQUES
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155
Poids
400
Date de parution
20190423
Nombre de pages
262,00 €
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Tous les quartiers populaires des banlieues du monde connaissent des processus de discrimination cumulés (surpopulation, chômage, manque d'équipements publics : école, logement, transport) sans compter dans la plupart des cas les discriminations raciales. Ce sort commun, fruit amer d'une période néo-libérale mondiale ininterrompue de plus de 30 ans a de quoi inquiéter. L'insurrection urbaine de toutes les villes du Brésil en juin 2013 qui faisait suite à une simple augmentation du tarif des transports n'était ni prévisible ni programmée par quiconque. De nombreux exemples peuvent être recensés dans le monde. Même si chaque ville a une histoire particulière qui l'incite à chercher des solutions propres, les réponses que chacune trouve à ses problèmes ne portent pas que les traces de cette singularité. Car chaque parcours anthropologique débouche sur un résultat, une solution qui prend un sens politique. Plus encore, on peut faire l'hypothèse qu'au-delà de tous les impacts, extrêmement variables, des "politiques de la ville", subsiste, surgit et se développe une économie morale des quartiers populaires qui s'affiche comme ressource, valeur ou civilisation, dans mais aussi hors la ville mondialisée.
Il n'y a pas si longtemps, le slogan " travail, famille, patrie " exprimait, dans notre pays la symbolique de l'abandon et du repli frileux. Et si le monde prenait la place de la patrie, si chaque patrie devenait monde, d'abord par la place que les travailleurs veulent donner au travail en chacune d'elles, ensuite par cette nouvelle vision interactive et plus égalitaire qu'ils veulent construire dans les rapports de la société civile, à commencer par ceux de la famille. Parce que les ouvriers ou les travailleurs ne voient pas le monde à la façon des multinationales, ils n'ont que faire de le dominer. Ils le veulent civilisé, sans naufragés ni milliardaires, un monde de l'écoute. Le repli frileux ou arrogant sur les équilibres feutrés entre nantis concurrentiels apparaît fragile face à la montée des tensions que provoque le creusement des inégalités. Dorénavant, les inégalités se savent et deviennent peut-être moins supportables d'un continent à l'autre ou d'une nation à l'autre qu'à l'intérieur d'un même pays. Ce livre présente des vies de familles ouvrières et tente de montrer, à travers la diversité des aspirations et les formes d'action qu'elles mettent en ?uvre dans leur propre société, comment un milieu social spécifique d'un pays spécifique et porteur d'une action spécifique se retrouve également porteur, presque à son insu mais avec une certaine détermination, d'aspirations qui ne peuvent paraître qu'universelles en ce qui concerne la vie au travail et la vie en société. Au lecteur de juger si ce milieu, qui n'est pas exempt de conflits et de contradictions internes, mais qui reprend et réannonce déjà une configuration nouvelle de représentations concernant le respect des droits de l'homme et de la femme au travail et des droits de l'homme tout court, d'abord dans son pays, apporte aussi des perspectives nouvelles au processus de mondialisation.
Ce livre soulève des problèmes connus mais accentués par le coronavirus : critique du taylorisme, problèmes de santé-sécurité à repenser sur le principe du care pour absorber la demande, problèmes de gestion de la santé relégués au second plan dans les entreprises par la suppression des CHSCT (Comités Hygiène Santé Conditions de travail) en 2019 ; manque de démocratie au travail réduisant la capacité d'organisation des entreprises. L'isolement de chaque travailleur, le mépris des petits métiers soumis aux conditions de travail les plus pénibles et aux salaires les plus bas, soudain découverts comme essentiels, la désinvolture face aux "deuxièmes lignes" sont de véritables contre-sens pour l'organisation du travail collectif. Il faut relier ces problèmes de conception du travail à ceux d'une écologie qui maîtrise le dérèglement climatique et participe du même souci : le soin de la planète. Renforcer le syndicalisme à l'international ressort de la même exigence ; problème inéluctable mal abordé dans la réflexion politique. Ce souci est éloigné de celui de notre gouvernement. C'est moins une question de coût que d'esprit.
Ce deuxième tome tente de rappeler les principes fondamentaux du "savoir de l'Occident" , en ce qui concerne principalement le politique, l'économique, et la gestion de l'Etat moderne. Ce rappel apparaît indispensable à l'heure actuelle, afin de mieux assimiler ce savoir, de l'intégrer aux valeurs africaines pour le mettre au service du peuple.
Ce troisième tome, enfin, est l'aboutissement de cette "parole" d'espoir, et un appel à la mobilisation pour l'action. Penser l'aventure à la lumière de cette histoire, tel est l'objectif que cet écrit souhaite proposer aux élites africaines. Témoin et acteur de son temps, l'auteur a voulu transmettre et laisser une trace aux générations futures. A cet effet, le livre est truffé d'anecdotes et de détails qui aideront à une meilleure compréhension de l'Afrique et de ce Gabon que l'auteur aime de tout son coeur.
« Vous allez au Japon ? Quelle chance vous avez ! », me disent, en ch?ur, beaucoup de mes amis du Caire. « Alors, vous allez voir », m'affirment ceux qui connaissent ou font un peu semblant. Et s'en suit une longue liste, baroque autant qu'étrange, digne d'un inventaire « à la Jacques Prévert », de ce que le Japon évoque surtout pour eux. Bien sûr, les sushis et le « Fujiyama », les cerisiers en fleurs et les kakemonos : l'empereur Hiro Hito et Madame Butterfly ; le sumo et Madame Chrysanthème ...
Parole intérieure est un kaléidoscope d'émotions, de traditions, de visages, de paraboles, que l'auteur nous dévoile de son parcours enraciné, intime, et poétique bien sûr, dans un univers kabyle riche et complexe. "Double portrait, double récit pour comprendre comment, entre joies et plaisirs, rires et ambiances, la fête à Ifigha n'est pas qu'insouciance et distraction. Elle est la réponse d'un peuple aux questions que lui pose son histoire". (L'emblème pluriel)