Travail, famille, mondialisation. Récits de la vie ouvrière, São Paulo, Brésil
Cabanes Robert
KARTHALA
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EAN :9782845862500
Il n'y a pas si longtemps, le slogan " travail, famille, patrie " exprimait, dans notre pays la symbolique de l'abandon et du repli frileux. Et si le monde prenait la place de la patrie, si chaque patrie devenait monde, d'abord par la place que les travailleurs veulent donner au travail en chacune d'elles, ensuite par cette nouvelle vision interactive et plus égalitaire qu'ils veulent construire dans les rapports de la société civile, à commencer par ceux de la famille. Parce que les ouvriers ou les travailleurs ne voient pas le monde à la façon des multinationales, ils n'ont que faire de le dominer. Ils le veulent civilisé, sans naufragés ni milliardaires, un monde de l'écoute. Le repli frileux ou arrogant sur les équilibres feutrés entre nantis concurrentiels apparaît fragile face à la montée des tensions que provoque le creusement des inégalités. Dorénavant, les inégalités se savent et deviennent peut-être moins supportables d'un continent à l'autre ou d'une nation à l'autre qu'à l'intérieur d'un même pays. Ce livre présente des vies de familles ouvrières et tente de montrer, à travers la diversité des aspirations et les formes d'action qu'elles mettent en ?uvre dans leur propre société, comment un milieu social spécifique d'un pays spécifique et porteur d'une action spécifique se retrouve également porteur, presque à son insu mais avec une certaine détermination, d'aspirations qui ne peuvent paraître qu'universelles en ce qui concerne la vie au travail et la vie en société. Au lecteur de juger si ce milieu, qui n'est pas exempt de conflits et de contradictions internes, mais qui reprend et réannonce déjà une configuration nouvelle de représentations concernant le respect des droits de l'homme et de la femme au travail et des droits de l'homme tout court, d'abord dans son pays, apporte aussi des perspectives nouvelles au processus de mondialisation.
Nombre de pages
480
Date de parution
01/11/2003
Poids
650g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845862500
Auteur
Cabanes Robert
Editeur
KARTHALA
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160
Date de parution
20031101
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480,00 €
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Tous les quartiers populaires des banlieues du monde connaissent des processus de discrimination cumulés (surpopulation, chômage, manque d'équipements publics : école, logement, transport) sans compter dans la plupart des cas les discriminations raciales. Ce sort commun, fruit amer d'une période néo-libérale mondiale ininterrompue de plus de 30 ans a de quoi inquiéter. L'insurrection urbaine de toutes les villes du Brésil en juin 2013 qui faisait suite à une simple augmentation du tarif des transports n'était ni prévisible ni programmée par quiconque. De nombreux exemples peuvent être recensés dans le monde. Même si chaque ville a une histoire particulière qui l'incite à chercher des solutions propres, les réponses que chacune trouve à ses problèmes ne portent pas que les traces de cette singularité. Car chaque parcours anthropologique débouche sur un résultat, une solution qui prend un sens politique. Plus encore, on peut faire l'hypothèse qu'au-delà de tous les impacts, extrêmement variables, des "politiques de la ville", subsiste, surgit et se développe une économie morale des quartiers populaires qui s'affiche comme ressource, valeur ou civilisation, dans mais aussi hors la ville mondialisée.
Ce voyage à travers la littérature sur le travail. se propose de marquer les points saillants qui ont marqué la "fin de la classe ouvrière" d'abord en France, mais aussi ailleurs. Parcours axé sur L'alternative qui se présente au travail. : compensation à La subordination et/ou développement de l'autonomie ouvrière, et qui se poursuit par des défaites et reculs successifs sur les deux plans. L'échec des pays de l'Est, la fragilisation des syndicats, les renoncements des social-démocraties et ceux de l'Europe, s'expliquent par l'essor illimité du capital financier qui touche la planète entière. Nul ne peut dire si on est arrivé au terme de ce cycle infernal. Cependant existent des réflexions et des initiatives porteuses d'espoir : celles de la définition des biens communs, du travail bien fait comme processus délibératif d'accès à la démocratie du travail, des entreprises "libérées" ou "délibérées", celles d'un syndicalisme écrasé, mais renaissant dans beaucoup de pays du monde, de sa réorganisation à un niveau multinational, celles d'un altermondialisme revu et corrigé par la question environnementale. Toutes ces possibilités sont déterminées par les conditions d'une revalorisation du travail à garantir juridiquement par des normes internationales qui limiteraient d'autant les libertés du capital financier. A ce prix alors, le travail devient source et ressource de civilisation à l'échelle mondiale.
Ce livre soulève des problèmes connus mais accentués par le coronavirus : critique du taylorisme, problèmes de santé-sécurité à repenser sur le principe du care pour absorber la demande, problèmes de gestion de la santé relégués au second plan dans les entreprises par la suppression des CHSCT (Comités Hygiène Santé Conditions de travail) en 2019 ; manque de démocratie au travail réduisant la capacité d'organisation des entreprises. L'isolement de chaque travailleur, le mépris des petits métiers soumis aux conditions de travail les plus pénibles et aux salaires les plus bas, soudain découverts comme essentiels, la désinvolture face aux "deuxièmes lignes" sont de véritables contre-sens pour l'organisation du travail collectif. Il faut relier ces problèmes de conception du travail à ceux d'une écologie qui maîtrise le dérèglement climatique et participe du même souci : le soin de la planète. Renforcer le syndicalisme à l'international ressort de la même exigence ; problème inéluctable mal abordé dans la réflexion politique. Ce souci est éloigné de celui de notre gouvernement. C'est moins une question de coût que d'esprit.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
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