En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
L'administration des faveurs. L'Etat, les sourds et les aveugles (1789-1885)
Buton François
PU RENNES
20,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782753508514
Portant sur le long XIXe siècle, de la Révolution aux débuts de la Troisième République, l'ouvrage interroge tout à la fois le poids de l'Etat sur la société, son mode de fonctionnement, et la place faite aux personnes handicapées en France. L'enquête montre que l'administration chargée d'accorder la faveur de l'éducation aux enfants sourds ou aveugles confère à l'activité éducative une stabilité et un prestige qui d'un côté favorisent l'innovation pédagogique et la construction d'identités collectives valorisantes, de l'autre font obstacle à la pleine reconnaissance du droit à l'instruction. C'est que « l'administration des faveurs » ne désigne ici pas seulement la distribution d'avantages par l'Etat (par opposition à la reconnaissance de droits), mais aussi les modes de recrutement et de fonctionnement d'une administration qui, bien que progressivement bureaucratisée, autorise des formes d'appropriation du pouvoir d'Etat susceptibles de résister avec succès aux propositions du pouvoir politique républicain. En traitant de questions concrètes (pourquoi pense-t-on ensemble les sourds et les aveugles? qu'est-ce qu'un établissement « public » au XIXe siècle? où passe la frontière entre « l'Etat » et la « société »? comment en vient-on à interdire la langue des signes dans les années 1880?), l'ouvrage propose finalement bien plus qu'une histoire sociale des aveugles et des sourds ou une histoire politique de l'éducation spécialisée: une analyse socio-historique de l'Etat, attentive aux représentations et aux pratiques, soucieuse de mieux comprendre les processus sociaux, historiques et politiques qui ont « fait » l'Etat et les réalités concrètes et différenciées que résume commodément la notion même d'« action de l'Etat »
Nombre de pages
333
Date de parution
03/09/2009
Poids
510g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753508514
Titre
L'administration des faveurs. L'Etat, les sourds et les aveugles (1789-1885)
Auteur
Buton François
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
510
Date de parution
20090903
Nombre de pages
333,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Buton François ; Loez André ; Mariot Nicolas ; Oli
Résumé : Nul besoin d'imaginer un bourrage de crâne permanent ou la peur du peloton pour penser le "consentement" des soldats : l'intériorisation par l'école, le service militaire, les cérémonies politiques, le discours de la revanche, la grande presse à sensation, la psychologie des nations ; cette intériorisation passait aussi par une éducation des corps, une incorporation des logiques de l'obéissance et de la force. A ce titre, ce n'est pas la guerre qui fait naître une culture de guerre, mais la nationalisation des sociétés européennes qui portait dans son sein, au sein même du procès de civilisation des moeurs et de la domestication de la violence par l'Etat, la possibilité de son défoulement exutoire au profit de logiques d'Etat.
Buton François ; Lehingue Patrick ; Mariot Nicolas
Quels sont les liens ordinaires des Français à la politique ? Les études réunies dans ce volume reprennent cette question classique en montrant tout à la fois ce que la politique signifie dans les situations routinières et quotidiennes des citoyens, en quoi les rapports au politique sont inscrits dans des trajectoires biographiques autant individuelles que collectives, et finalement ce qu'est le "cours ordinaire" de nos sociétés démocratiques. L'analyse de ces rapports profanes au politique est conduite à partir de terrains très variés, depuis les lieux d'habitation ou de travail jusqu'aux rares situations de contact avec les élus, en passant par la reconstitution détaillée du lien qu'un seul individu entretient avec la politique le temps d'une campagne présidentielle.
Un constat semble faire consensus aujourd'hui : la distance des citoyens à la politique, aux élus et aux élections, serait devenue la norme dans la France des années 2020. Pourtant, à y regarder de plus près, cette dépolitisation n'a rien d'évident et pourrait même relever de l'illusion. Les enquêtes réunies dans cet ouvrage ont été réalisées au moment des élections de 2022, pendant plusieurs mois, ou plus près des électeurs et des électrices. Elles montrent que l'intérêt pour la politique ne s'est pas évanoui, mais que la politisation s'est métamorphosée. Elle ne se déploie plus seulement dans les institutions de la démocratie représentative (les partis politiques et leurs relais), mais au coeur de la vie quotidienne, au sein de la famille, des réseaux amicaux, des relations de voisinage, au travail, etc. Ces formes ordinaires de la politisation ne sont pas inédites, niais elles sont plus visibles précisément parce que les institutions politiques n'effectuent plus le travail qu'elles réalisaient auparavant.
Résumé : Surgi un 17 novembre en des milliers de points du territoire, le mouvement des Gilets jaunes a surpris par son ampleur, ses formes, sa durée, et donné lieu à des commentaires parfois condescendants, souvent contradictoires. Les Gilets jaunes seraient ainsi tour à tour la France qui travaille ou celle des assistés, d'extrême droite ou de gauche radicale, précaires dans la France rurale ou black blocs des villes, sexistes ou féministes, anti-écolo, casseurs, etc. Comment ce mouvement en apparence "sorti de nulle part", sans leader, non structuré, jugé très minoritaire, a-t-il marqué l'histoire des luttes sociales jusqu'à devenir une référence pour bien des luttes aujourd'hui ? C'est ce qu'analysent les politistes, sociologues, géographes et anthropologues réunies dans cet ouvrage, sur la base d'enquêtes empiriques réalisées depuis la naissance de ce mouvement en 2018.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.