La légende de Tristan et Iseut est certainement, à côté de celles du Graal, du roi Arthur et de sa Table Ronde, une des plus importantes du monde occidental et ce du Moyen Âge jusqu'à nos jours. Elle renferme des virtualités révolutionnaires remettant en question l'existence même de la société féodale. Pris d'une passion ardente et oubliant toute raison, les deux amants de Cornouailles dont elle raconte le tragique amour transgressent toutes les normes de la vie en société et défient l'ordre divin. Les grandes lignes de l'action sont les mêmes dans toutes les versions qui toutes s'achèvent par la mort des deux héros ; les différences ne concernent que l'interprétation et aussi la forme choisie (romans en vers ou en prose, récits brefs, pièces de théâtre, chants de maître, livrets d'opéra ou d'oratorio). C'est en France et au XIIe siècle que la légende de Tristan trouve sa réalisation littéraire et devient le mythe européen de l'amour passionné, qui dépasse toutes les contraintes sociales, morales et religieuses et triomphe même dans la mort. Nombreuses sont les réalisations du thème de Tristan en langue allemande. Cet ouvrage présente tous les textes de langue allemande, confrontés avec leurs sources et replacés dans un contexte européen. Ces sources sont françaises (tant pour Eilhart d'Oberg que pour Gottfried de Strasbourg), puis allemandes pour Ulrich de Türheim, Heinrich de Freiberg, Tristan le Moine, fragment bas-francique, Tristrant en prose, Hans Sachs. Sont évoquées également tapisseries et fresques murales. Cependant les réécritures de la matière tristanienne ne se limitent pas au Moyen Âge. Est analysée dans un second temps la mise en ?uvre du mythe à l'époque moderne et contemporaine.
Date de parution
27/09/2013
Poids
620g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782745327017
Titre
TRISTAN ALLEMAND
Auteur
BUSCHINGER DANIELLE
Editeur
CHAMPION
Largeur
155
Poids
620
Date de parution
20130927
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Cette nouvelle biographie se distingue autant par un constant recours aux sources, certaines inédites, qui confirment combien Wagner s'est nourri des aspirations et des innovations de son temps, que par une fréquentation intime de l'œuvre musicale et des ouvrages écrits ou consultés par le compositeur, enfin sans oublier de fréquentes visites aux lieux fréquentés par le maître. Les idées et les forces de Wagner se dessinent au contact de l'Histoire. La politique, si présente dans les débuts (Wagner participe aux révolutions de 1848-49 et subit un exil de douze années), s'assourdit ensuite mais joue un rôle majeur dans l'élaboration des grandes œuvres. Wagner nous invite lui-même à donner toute notre attention à ses idées. Il multiplie les essais et traités de théorie musicale. Il rédige le livret de ses opéras, compose des poèmes. Sa correspondance, immense - plusieurs lettres par jour - aborde tous les sujets et constitue une mine pour les historiens du XIXe siècle. Faisant table rase de l'opéra traditionnel, il crée un nouveau genre, le drame musical. Il renouvelle l'art de la mise en scène, la disposition de l'orchestre. Il fonde la tradition des festivals. Son activité débordante, la conscience de son génie, son égotisme, son antisémitisme (qui le brouille avec Nietzsche) le rendent parfois insupportable. En retraçant la vie si remplie de Wagner, Danielle Buschinger ressuscite un monde bouillonnant de passions, d'idéaux, de débats, de combats, qui nous happe et nous envahit comme la mort d'Isolde ou encore la conclusion symphonique de la Tétralogie avec le « motif de la rédemption », de la rédemption par l'amour.
La maison des Habsbourg, l'une des plus importantes dynasties royales d'Europe, a profondément marqué l'histoire du vieux continent. Elle devient une puissance majeure du Saint-Empire romain germanique après que le comte Rodolphe de Habsbourg eut été élu roi des Romains le 1er octobre 1273. C'est lui qui choisit Vienne comme sa résidence officielle. Plus tard au XIVe siècle, l'empereur Rodolphe IV, dit "le Fondateur" , fera de cette ville "la capitale de ses pays et seigneuries. C'est désormais là que les Habsbourg vont assoir leur autorité : l'Europe danubienne sera au centre de l'Europe politique. Ils régneront ainsi de façon presque ininterrompue sur un immense territoire s'étendant, en 1918, des Alpes du Voralberg jusqu'aux Carpates orientales et de la Pologne jusqu'à l'Adriatique, sur tout ou partie de treize Etats européens actuels. L'histoire des Habsbourg est jalonnée de grandes figures : Maximilien Ier, qui s'emploie à augmenter la puissance de la dynastie grâce à des mariages plutôt qu'à des guerres ; Charles Quint, qui dirige un immense empire où "le soleil ne se couchait jamais" ; Marie-Thérèse, qui établit elle aussi un réseau dynastique en Europe ; son fils, Joseph II, qui met en oeuvre une politique de réformes radicales qu'on appelle traditionnellement le "joséphisme" . A la suite de la Première Guerre mondiale en 1918, le grand empire, devenu austro-hongrois en 1867, se délite et disparaît. Les Habsbourg perdent alors le pouvoir.
25 décembre 800. Charlemagne est couronné empereur par le pape, ravivant le rêve d'universalité sur les ruines lointaines de l'Empire romain d'Occident. Après sa disparition, le Saxon Otton Ier restaure le pouvoir impérial en 962 et établit le futur Saint Empire romain germanique qui verra se succéder jusqu'en 1806 des dynasties aux autorités disparates, au premier rang desquelles les Saxons, les Saliens, les Hohenstaufen, les Luxembourg et les Habsbourg. Ce Saint-Empire, qui à son apogée s'étend de l'Italie à l'Europe du nord, n'est pas un État. C'est un assemblage de principautés sans véritable pouvoir central. Il n'est pas délimité par des frontières nettes et n'a pas de capitale. Il n'a pas d'armée et n'est en mesure de se défendre que de façon limitée. Jusqu'au XVIe siècle, il n'y a pas d'administration impériale. En dépit de cette impuissance politique, l'Empire a su rassembler des populations diverses et faire émerger des personnages forts, à l'image de Frédéric Barberousse et Charles Quint. Il a fait face à un conflit presque constant avec la papauté, a vu naître les guerres de Religion, venues heurter l'autorité impériale, et a su résister à la guerre de Trente ans, le grand choc du XVIIe siècle européen. Dans cette synthèse, qui parcourt mille ans d'histoire, l'auteur explore les hommes et les évènements qui ont contribué à construire, sur le temps long, l'Allemagne et au-delà, tout un continent.