Cette nouvelle biographie se distingue autant par un constant recours aux sources, certaines inédites, qui confirment combien Wagner s’est nourri des aspirations et des innovations de son temps, que par une fréquentation intime de l’œuvre musicale et des ouvrages écrits ou consultés par le compositeur, enfin sans oublier de fréquentes visites aux lieux fréquentés par le maître. Les idées et les forces de Wagner se dessinent au contact de l’Histoire. La politique, si présente dans les débuts (Wagner participe aux révolutions de 1848-49 et subit un exil de douze années), s’assourdit ensuite mais joue un rôle majeur dans l’élaboration des grandes œuvres. Wagner nous invite lui-même à donner toute notre attention à ses idées. Il multiplie les essais et traités de théorie musicale. Il rédige le livret de ses opéras, compose des poèmes. Sa correspondance, immense – plusieurs lettres par jour – aborde tous les sujets et constitue une mine pour les historiens du XIXe siècle. Faisant table rase de l’opéra traditionnel, il crée un nouveau genre, le drame musical. Il renouvelle l’art de la mise en scène, la disposition de l’orchestre. Il fonde la tradition des festivals. Son activité débordante, la conscience de son génie, son égotisme, son antisémitisme (qui le brouille avec Nietzsche) le rendent parfois insupportable. En retraçant la vie si remplie de Wagner, Danielle Buschinger ressuscite un monde bouillonnant de passions, d’idéaux, de débats, de combats, qui nous happe et nous envahit comme la mort d’Isolde ou encore la conclusion symphonique de la Tétralogie avec le « motif de la rédemption », de la rédemption par l’amour.
Date de parution
02/07/2012
Poids
980g
Largeur
150mm
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EAN
9782051024419
Titre
RICHARD WAGNER. L'OPERA D'UNE VIE
Auteur
BUSCHINGER DANIELLE
Editeur
SLATKINE
Largeur
150
Poids
980
Date de parution
20120702
Nombre de pages
0,00 €
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La légende de Tristan et Iseut est certainement, à côté de celles du Graal, du roi Arthur et de sa Table Ronde, une des plus importantes du monde occidental et ce du Moyen Age jusqu'à nos jours. Elle renferme des virtualités révolutionnaires remettant en question l'existence même de la société féodale. Pris d'une passion ardente et oubliant toute raison, les deux amants de Cornouailles dont elle raconte le tragique amour transgressent toutes les normes de la vie en société et défient l'ordre divin. Les grandes lignes de l'action sont les mêmes dans toutes les versions qui toutes s'achèvent par la mort des deux héros ; les différences ne concernent que l'interprétation et aussi la forme choisie (romans en vers ou en prose, récits brefs, pièces de théâtre, chants de maître, livrets d'opéra ou d'oratorio). C'est en France et au XIIe siècle que la légende de Tristan trouve sa réalisation littéraire et devient le mythe européen de l'amour passionné, qui dépasse toutes les contraintes sociales, morales et religieuses et triomphe même dans la mort. Nombreuses sont les réalisations du thème de Tristan en langue allemande. Cet ouvrage présente tous les textes de langue allemande, confrontés avec leurs sources et replacés dans un contexte européen. Ces sources sont françaises (tant pour Eilhart d'Oberg que pour Gottfried de Strasbourg), puis allemandes pour Ulrich de Türheim, Heinrich de Freiberg, Tristan le Moine, fragment bas-francique, Tristrant en prose, Hans Sachs. Sont évoquées également tapisseries et fresques murales. Cependant les réécritures de la matière tristanienne ne se limitent pas au Moyen Age. Est analysée dans un second temps la mise en oeuvre du mythe à l'époque moderne et contemporaine.
Né à la fin du XIIe siècle en Palestine, l'Ordre de l'hôpital Sainte-Marie-des-Allemands de Jérusalem est le petit frère des Hospitaliers et des Templiers. A l'instar de ces ordres militaires, c'est une institution semi-monastique, où des frères chevaliers mènent une vie commune qui se partage entre activités militaires et obligations de nature religieuse. Dès le Moyen Age, ces frères sont appelés chevaliers allemands ou de l'Ordre allemand . La tradition en France a retenu l'appellation de chevaliers teutoniques . Cette synthèse se propose d'éclairer une histoire pluriséculaire, éclatée en de multiples lieux, du Levant jusqu'au rivage de la Baltique, de la Sicile à la Bourgogne, en privilégiant les pans oubliés de l'histoire des Chevaliers : en particulier l'histoire de l'Ordre teutonique après la période médiévale et les développements du mythe teutonique. Ebranlé par la Réforme, annihilé par Napoléon, persécuté par Hitler, l'Ordre a plusieurs fois frôlé l'anéantissement complet; à chaque fois il a su tant bien que mal renaître de ses cendres. Aujourd'hui encore, devenu un ordre de prêtres et de religieuses, il mène une existence discrète en Europe centrale, se consacrant à des missions d'ordre humanitaire, un peu à la manière de l'ordre de Malte. L'ouvrage est bâti autour d'une histoire politique et militaire : le récit des combats en Palestine, puis en Prusse et en Livonie, la place politique de l'Ordre dans la chrétienté médiévale, enfin sa progressive rétraction à l'époque moderne. Mais le lecteur y trouvera également des aperçus économiques, sociaux et religieux sur une institution et un Etat qui lui est consubstantiellement lié, la Prusse médiévale. Ni tentative de réhabilitation, ni variation sur le mode de la légende noire, cet ouvrage s'offre tout simplement de retracer le destin singulier d'un avatar de l'esprit des croisades, qui domina jadis un territoire partagé entre cinq États actuels de l'Est européen, avant de se replier en terre d'Allemagne. . . Danielle Buschinger est professeur de langue et civilisation allemande à l'université de Picardie. Spécialiste de langue et littérature allemande du Moyen Age, elle est responsable du Centre d'études médiévales de cette université. Elle est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages critiques et de traductions françaises d'oeuvres médiévales allemandes. Mathieu Olivier, ancien élève de l'Ecole normale supérieure d'Ulm et agrégé d'histoire, termine une thèse sur les chroniques de l'Ordre teutonique et leurs usages à la fin du Moyen Age. Il enseigne actuellement l'histoire médiévale à l'université de Paris XII.
Né à la fin du XIIe siècle en Palestine, "l'Ordre de l'hôpital Sainte-Marie-des-Allemands de Jérusalem" est le petit frère des Hospitaliers et des Templiers. Dans cette institution semi-monastique, des frères chevaliers mènent une vie commune qui se partage entre activités militaires et obligations de nature religieuse. Ce livre éclaire une histoire pluriséculaire, éclatée en de multiples lieux (du Levant à la Baltique, de la Sicile à la Bourgogne), en privilégiant les pans oubliés de l'histoire de ces Chevaliers, pour lesquels la tradition française a retenu l'appellation de "chevaliers teutoniques". Ebranlé par la Réforme, annihilé par Napoléon, persécuté par Hitler, l'Ordre a plusieurs fois frôlé l'anéantissement ; à chaque fois il a su renaître de ses cendres. Aujourd'hui devenu un ordre de prêtres et de religieuses, il mène une existence discrète en Europe centrale, se consacrant à des missions d'ordre humanitaire, un peu à la manière de l'ordre de Malte.