Bureau Marie-Christine ; Dugué Elisabeth ; Rist Ba
L'HARMATTAN
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EAN :9782296008502
Cet ouvrage est le fruit d'une collaboration entre deux équipes de recherche : l'équipe "Politiques et action sociales : acteurs et régulation" du laboratoire Lise (UNIR Cnam/CNRS) et l'équipe "Expérience des personnes aux prises avec l'action publique" du Centre d'études de l'emploi (CEE). Au croisement de diverses disciplines (sociologie, mais aussi psychologie et linguistique), les travaux des chercheurs interrogent la mise en oeuvre actuelle des politiques sociales. Des études de cas montrent les limites de ces politiques, confrontées à la montée de la pauvreté et aux nouvelles formes d'exclusion : la distance se creuse entre l'action sociale et les publics qu'elle devrait soutenir. Mais, de ce fait même, les populations, méconnues tant comme sujets qu'acteurs, développent des stratégies, individuelles ou collectives, qui constituent un travail d'invention de la société. Les contributions socio-historiques qui précèdent l'exposé des recherches empiriques réunies dans ce volume permettent de situer ce mouvement d'invention du social dans la durée. Aujourd'hui comme hier, la société se crée à partir des manques caractérisant l'action en direction des populations les plus fragiles. Les attaques suscitées par les défaillances des politiques, les efforts pour combler leurs manques, font surgir de nouveaux acteurs et forgent de nouvelles conceptions. C'est dire que cet ouvrage, tout autant qu'au monde académique, s'adresse aux professionnels du social et aussi aux décideurs qui devraient y trouver matière à alimenter leur action.
Nombre de pages
315
Date de parution
01/06/2006
Poids
434g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296008502
Titre
Défaillance et inventions de l'action sociale
ISBN
229600850X
Auteur
Bureau Marie-Christine ; Dugué Elisabeth ; Rist Ba
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
434
Date de parution
20060601
Nombre de pages
315,00 €
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Comment les acteurs publics, professionnels et citoyens contribuent-ils à reconfigurer l'État social en France? A partir de nombreuses études de cas, cet ouvrage a pour ambition de mettre à jour les tendances à l'oeuvre dans le champ de l'intervention sociale mais aussi les contradictions qui traversent l'action publique, ainsi que les fenêtres démocratiques qui s'ouvrent au coeur de ces contradictions. On constate ainsi que le contrôle social prend aujourd'hui des formes renouvelées, mais qu'il suscite aussi des modalités inédites de résistance de la part des professionnels. Le triomphe de l'éthique se fait au détriment d'un projet politique de grande envergure, tandis que la rationalisation gestionnaire qui caractérise l'évolution du management dans le champ du social, hypothèque la construction de politiques sociales audacieuses et attentives à la subjectivité des personnes. Pourtant, les citoyens disposent aussi, en particulier par le biais des mobilisations associatives et de la publicisation sur Internet, de nouveaux moyens pour se faire entendre, tenter de rééquilibrer les rapports de domination qu'ils subissent et contribuer à faire évoluer les institutions.
La figure de l'artiste tiraillé entre la création et les contingences d'un travail alimentaire n'épuise pas la réalité de la pluriactivité dans les mondes de l'art et de la culture. Aujourd'hui, vivre de son art implique souvent de vivre aussi grâce à l'art, en tant qu'enseignant, administrateur, technicien, animateur d'atelier, médiateur ou critique, voire comme chercheur en sciences sociales. Mais quel est le sens et la portée de cette diversification? En quoi est-elle un régulateur des marchés du travail artistique? Revêt-elle les mêmes formes d'une discipline artistique à l'autre? Y a-t-il complémentarité ou concurrence entre les activités que les professionnels tentent de mener de front? Voici quelques unes des questions auxquelles les contributions de cet ouvrage collectif, fruit d'un séminaire organisé par le Centre d'études de l'emploi entre 2003 et 2006, tentent de répondre. Que ce soit dans la musique, la danse, le théâtre ou les arts plastiques, les compétences créatrices se révèlent insuffisantes pour l'exercice d'un métier artistique. Depuis vingt ans, les artistes investissent massivement la formation, la médiation et le travail social, ces champs du "travail sur autrui" où la concurrence est rude. Désormais, l'enjeu est sans doute dans la définition des nouveaux faisceaux de tâches qui constituent les métiers d'artistes et dans leur reconnaissance par les acteurs sociaux. Biographie de l'auteur Marie-Christine Bureau, socio-économiste, est chargée de recherches CNRS. Ses travaux réalisés au Centre d'études de l'emploi portent sur la mise en oeuvre de l'action publique dans le domaine de l'emploi, de l'insertion professionnelle et de l'action culturelle. Elle poursuit ses recherches au Laboratoire interdisciplinaire de sociologie économique (Lise) du Cnam. Marc Perrenoud, sociologue et ethnologue, est chercheur au LISST-CERS, Université Toulouse 2 le Mirail. Il est également musicien. Ses recherches en anthropologie sociale se situent à l'interface du domaine des arts et de la culture et de celui du travail et des professions. Roberta Shapiro est sociologue, chargée de recherche au Laboratoire d'anthropologie et d'histoire de l'institution de la culture et chercheure associée au Centre d'études de l'emploi.
Salariés ou candidats à l'emploi, nous sommes de plus en plus souvent évalués. Mais comment le sommes-nous ? Le consensus actuel sur la nécessité et le bien-fondé de l'évaluation ne doit pas empêcher de s'interroger sur la façon dont le jugement se fabrique. Certaines pratiques et méthodes ne sont-elles pas susceptibles de produire des exclusions durables et de nourrir un sentiment d'insécurité ? Pour répondre à cette question, ce livre explore une large gamme de situations dans lesquelles la valeur des personnes est mise à l'épreuve, que ces personnes soient au c?ur ou aux portes des entreprises, en cours d'insertion ou en quête d'emploi.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.