Le terme biblique pour dire Passage est le mot Pâque qui invite à rendre compte de sa foi-adhésion donnée à la Parole de Dieu reçue d'une révélation. Or la foi chrétienne des Kasayens ne vient pas de l'audition d'une parole que Dieu leur adresserait seulement aujourd'hui. Ils la tiennent avant tout de leur tradition qui affirme que Dieu a parlé jadis lorsqu'il a fait passer à l'existence la totalité. Ensuite, ils ont été amenés par les missionnaires à passer à une foi engendrée par une autre tradition qui affirme que Dieu a parlé jadis à Abraham, aux patriarches, qu'il a parlé plus tard aux hommes par Moïse, par les prophètes et dernièrement par Jésus. Quelle a été l'issue de ce passage ? Il appert qu'il se caractérise par une configuration bicentrique dans laquelle le nouvel univers religieux est écartelé entre l'ancien et le nouveau. Comment surmonter cette vie d'amphibie? L'auteur propose une narration d'un récit unifié de Dieu pour engendrer l'homme-pécheur à la vie de témoin qui habite en vérité les gestes qu'il pose et les paroles qu'il prononce. Un Dieu qui dit aux Nègres : corrigez en vous l'idée que je suis un Créateur qui interviendrait, à tout moment et de l'extérieur, dans son oeuvre ; je vous ai tout confié ; dès la fondation du monde, ma Parole vous a tout livré ; ma Parole a tout dévoilé à votre savoir-faire, à votre capacité de communication avec autrui et à votre désir du bonheur ; à vous de jouer en étant enchaînés au service de l'amour car sans ce corrélat, votre savoir est raffinement de la barbarie et de la torture réciproque.
Nombre de pages
490
Date de parution
21/05/2014
Poids
750g
Largeur
155mm
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EAN
9782343027081
Titre
Dieu au Kasay : passage d'une expérience humaine à la Révélation biblique
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...