La Dialectique sans la Téléologie. Hegel, Gentile, Adorno
Buissière Evelyne
KIME
18,00 €
Epuisé
EAN :9782841747375
La dialectique hégélienne, en tant que négation de la négation, est souvent interprétée comme irrémédiablement téléologique, comme une froide mécanique qui rejette hors du sens toute contingence. Mérite-t-elle pour cela d'être abandonnée ? Si la dialectique est bien ce qui meut tout donné, montrant qu'il ne peut résider en repos en lui-même, abandonner la dialectique revient à se résigner à la factualité et à renoncer à la promesse d'émancipation, de dépassement de ce monde donné, dont la pensée hégélienne est porteuse. Il faudrait alors penser la dialectique sans la téléologie. Mais l'effort de Hegel n'est-il pas déjà de libérer autant qu'il est possible la dialectique de toute téléologie ? De fait, si l'on se tourne vers deux auteurs qui ont critiqué et profondément réformé la dialectique hégélienne - Giovanni Gentile et Theodor Adorno - on se rend compte à l'examen de leur tentative que leur volonté de sauver la totalité de la contingence et leur refus conjoint de toute perspective téléologique conduit la dialectique à, en quelque sorte, s'écrouler sur elle-même. Ces deux formes " d'auto-destruction " de la dialectique montrent ainsi par l'absurde que la téléologie minimale conservée par Hegel n'a pour fonction que de préserver la dialectique. On peut alors interpréter la dialectique plutôt comme principe de détermination que comme moteur d'une téléologie prise en son sens plein ; c'est peut-être ce que nous le suggère la référence à Aristote par laquelle Hegel choisit de clore son Encyclopédie des Sciences philosophiques. La dialectique hégélienne reposerait ainsi sur une téléologie minimale au-delà de laquelle on ne peut aller sans renoncer à la dialectique elle-même.
Nombre de pages
144
Date de parution
09/02/2016
Poids
190g
Largeur
145mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782841747375
Titre
La Dialectique sans la Téléologie. Hegel, Gentile, Adorno
Auteur
Buissière Evelyne
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
190
Date de parution
20160209
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La pensée contemporaine se nourrit de la dissolution du système hégélien, de l'abandon de tout recours à l'idée d'une subjectivité absolue qui fonderait une philosophie de l'histoire, marquant ainsi la fin de l'humanisme philosophique des Lumières. C'est dans un tel contexte que revenir sur la pensée de Giovanni Gentile prend tout son sens. Ce voyage à travers l'idéalisme radical de Gentile trace ainsi les lignes d'un dépassement de la modernité qui reste cependant fidèle à l'idée force des Lumières : l'autonomie du rationnel.
Gentile Giovanni ; Buissière Evelyne ; Rizzo Franc
Pour renaître, il faut avoir été mort. Quel idéalisme était mort en ce début du XXe siècle où Gentile proclame sa renaissance? Etait mort un idéalisme abstrait qui prétendait trouver l'absolu en une substance éternelle, immobile et transcendante à l'agir humain. Mort sous les coups du positivisme qui avait justement montré que la réalité s'identifie à ce que nous pouvons en connaître à travers une expérience sensible et limitée réélaborée par les sciences, mort sous les coups du marxisme qui avait montré que de réel il n'y a que l'activité humaine, qui est socialement déterminée. Comment alors peut renaître l'idéalisme? Lisant Kant et Hegel, Gentile découvre que l'idéalité n'est pas celle de l'objet connu, mais qu'elle est au c?ur du sujet connaissant, qu'elle est l'activité connaissante par laquelle se constitue tout objet. Dans l'acte de penser, la pensée est idéaliste. C'est ce que montre Gentile dans ces quatre conférences: l'expérience pure est synthèse a priori du sujet et de l'objet abstrait, synthèse qui précède et rend possible aussi bien la position d'un sujet que celle d'un objet. L'idéalisme qui renaît est celui de cette synthèse originaire, synthèse idéale, non au sens où elle vise une substance d'ordre spirituel, mais au sens où, toujours immanente à l'activité pensante du sujet, elle ne peut jamais s'objectiver. C'est un idéalisme que l'on peut certes ignorer, mais qui est désormais soustrait à la mort puisque la pensée qui pourrait le tuer ne peut que proclamer sa vie. Désormais, clairement penser la vie ne signifie plus résorber la vie dans la pensée, mais faire vivre la pensée en acte.
Cette méthode scientifique, élaborée par des professionnels, va permettre à chaque citoyen de redresser la France, "selon ses moyens". L'application stricte de ce programme sera donc la solution pour remettre sur pied notre pays, menacé de disparition s'il tombait aux mains avides des moins avantagés d'entre nous. - Vie quotidienne : Santé, bien-être, culture, sport : insufflez un vent de nationalisme à chaque heure de la journée, tous les jours de l'année, toutes les années de votre vie, grâce aux exercices de yoga 100% français, ou aux recettes de cuisine exclusivement à base de viande "product in France". - Politique : Redynamiser la vie politique des Français en continuant de procéder exactement de la même manière, tout en martelant qu'il faut réformer toutes nos pratiques. Des conseils géopolitiques qui placent la France au centre de toutes les préoccupations, et un focus sur l'égalité homme-femme, grande cause du quinquennat (fin de la blague). - Economie : L'argent c'est la vie et grâce à l'argent, il y a de l'espoir pour redresser la France. L'économie française doit être l'inquiétude principale des Français. Emploi, impôts, consommation : rien ne doit être laissé au hasard et tout doit rapporter encore plus d'argent. - Education : Il faut impérativement repenser la manière dont la future main d'oeuvre sous-payée doit être éduquée et la préparer à une vie réjouissante de labeur interminable. Recruter les professeurs via leur compte TikTok ou leur chaîne YouTube, remplacer la flûte à bec par le cor de chasse : voici la nouvelle école de la République. - Ecologie : Pas de France sans planète Terre. Pour redresser notre pays, il faut également penser à la sauvegarde de l'environnement, et ce grâce à des gestes simples : regarder des documentaires écologiques sur Netflix, délocaliser les déchets nucléaires français et réserver l'utilisation de l'avion uniquement aux personnes riches. - Cahier premium : Entièrement accessible aux lecteurs disposant d'un accès exclusif (anciennement éligible à l'Impôt sur la fortune). Accès en freemium pour les autres (lisez-le entrecoupé de publicités vous intimant de gagner plus d'argent).
L'homme qui prétendait avoir trouvé du travail malgré la crise était un mythomane. Fort Boyard : Un candidat oublié dans la cellule dune epreuve retrouvé 7 ans plus tard. Le gouvernement autorise les chasseurs à réguler les populations de Gilets jaunes. Pour compenser le manque de masques, le gouvernement appelle les Français à "pratiquer l'apnée". L'individu qui construisait des ronds-points partout en France enfin arrêté... 6000 articles - 80 analyses d'éditorialistes - 300 brèves non fact-checkées.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.