L'étude des lettres (Principes pour sa juste et bonne insriturion - De studio literarum recte et commode instituendo) - Texte original, traduit, présenté et annoté par M. -M. de la Garanderie. Avec les additions et corrections inédites de l'auteur. En 1532, alors que l'humanisme est en France au sommet de sa faveur, Guillaume Budé s'interroge sur la valeur et sur les fins de cette "science des lettres. à laquelle il s'est consacré avec passion. Quête du sens de la vie intellectuelle, et véritable chant de l'humanisme chrétien, le De studio literarum recte et commode instituendo associe, en quelques pages qui sont souvent d'une extrême densité, une politique de la culture et une philosophie de la culture. Il fait émerger la notion de transitus (passage et transfert du profane au sacré), annonçant et prescrivant ainsi l' écriture prochaine du De transitu Hellenisti ad Christianorum. La présente édition reproduit l'édition originale, mais en tenant compte pour la première fois des corrections et des manchettes dont Budé, à la fin de sa vie, avait surchargé son exemplaire personnel. Elle fournit du texte une traduction qui s'efforce non seulement d'être fidèle à la lettre du latin, mais aussi de rendre sensibles et l'étrange dialectique et le mythe non moins étrange de son auteur.
Nombre de pages
184
Date de parution
01/01/1988
Poids
300g
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EAN
9782251344423
Titre
Etude des lettres. De studio literarum
Auteur
Budé Guillaume ; Michel Alain ; Laurens Pierre
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
0
Poids
300
Date de parution
19880101
Nombre de pages
184,00 €
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Le De Philologia, qui paraît à Paris en 1532 (la même année que le Pantagruel de Rabelais), est un dialogue latin en deux journées entre le Roi de France, François Ier, et Guillaume Budé, consacré à l'étude de la place des lettres, du savoir et de l'érudition (tel est, pour lui, le sens du terme philologia) dans la vie de la société, dans la France de l'époque. Il ne s'agit pas d'un dialogue "fictif", mais le JE qui s'exprime est bien Guillaume Budé, et son interlocuteur est bien le Roi de France. Budé, en effet, n'est pas seulement le grand humaniste que l'on connaît, mais aussi homme de cour, de par ses fonctions de Maître des Requêtes, qui lui donne un accès facile et constant au souverain. Et précisément ces deux conversations sont supposées avoir eu lieu à la table du Roi. Thème général : les Bonnes lettres n'ont pas en France la place qu'elles méritent et il dépend du Roi (par des récompenses, des nominations à des postes importants etc.) de la leur conférer. Il y va de sa gloire. Il doit se faire le protecteur de la philologie et achever l'oeuvre seulement ébauchée des Lecteurs royaux (le Collège de France) en faisant édifier un magnifique Temple des Muses. Comme il s'agit d'une conversation, l'ouvrage aborde, chemin faisant, de nombreux thèmes imprévus, et en particulier (au livre II), la chasse, distraction favorite du souverain. Guillaume Budé (1467-1540) après des études de grec auprès de Georges Hermonyme devient la principale figure de l'humanisme en France. Il entre en même temps dans la carrière administrative, où il se signale par ses grandes qualités de probité et de rigueur (Maître des Requêtes, Maître de la Librairie du Roi etc.). Sous son influence sont institués les Lecteurs royaux (1530). Ouvres principales : Observations sur les Pandectes (1508), De asse (1514), Commentaires sur la Langue grecque (1529), De studio (1532), Institution du Prince (1547). La famille Budé, devenue calviniste, ira s'établir à Genève, où son dernier descendant s'est éteint dans les années trente.
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Le nord, le sud, l'est et l'ouest : toutes les sociétés, ou presque, recourent aux directions cardinales pour s'orienter. Depuis des millénaires, les quatre points cardinaux sont indispensables a` la navigation. Au coeur de l'imaginaire, de la morale et de la géopolitique de la plupart des civilisations, ils n'en restent pas moins subjectifs - et parfois contradictoires. L'historien Jerry Brotton nous invite à découvrir ces directions en fonction de la position spatiale et temporelle des communautés humaines qui en font usage. Il nous explique pourquoi telle ou telle culture en privilégie une plutôt qu'une autre et pourquoi aucune société ne s'est jamais orientée vers l'ouest. De nos jours, cependant, en vertu du GPS, les points cardinaux s'avèrent moins pertinents. Grâce aux applications géospatiales, nous nous situons au centre de la carte sous la forme d'un point bleu qui nous déconnecte du monde naturel. En imaginant les bouleversements que la technologie pourrait imposer a` l'avenir, Jerry Brotton nous rappelle a` quel point les directions cardinales ont été cruciales depuis que nous parcourons la planète.