Parcours d’un géographe de transitions. Terrain et concepts
Bruneau Michel ; Calbérac Yann ; Bataillon Claude
L'HARMATTAN
32,00 €
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EAN :9782336412153
Cet ouvrage relate, de 1963 à 2023, le parcours d'un géographe qui se situe à une période-clef de l'évolution de la discipline. L'auteur est passé d'une géographie tropicale classique à une géographie critique dont la dimension géohistorique a été de plus en plus affirmée. Il a construit sa géographie à partir de deux terrains fondamentaux très différents et éloignés, enracinés dans sa biographie familiale et intellectuelle : du monde rural du nord de la Thaïlande à la diaspora des Grecs pontiques. Privilégiant la proximité linguistique et des relations amicales au sein des populations étudiées, il a constamment associé enquêtes, observations de terrain et conceptualisations empruntées ou créées. Les débats et controverses sur sa thèse, sur le tropical en géographie, des épisodes vécus en Thaïlande, Birmanie ou dans le Caucase, émaillent ce texte autobiographique.
Nombre de pages
328
Date de parution
16/11/2023
Poids
388g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336412153
Titre
Parcours d’un géographe de transitions. Terrain et concepts
Auteur
Bruneau Michel ; Calbérac Yann ; Bataillon Claude
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
388
Date de parution
20231116
Nombre de pages
328,00 €
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Sillonnée par nombre d'aventuriers, de Marco Polo à Nicolas Bouvier, l'Eurasie a toujours fasciné. Elle reste néanmoins difficile à cerner et à définir, tant géographes, historiens ou politologues se sont peu référés à cet espace. Vaste continent courant de l'Extrême-Orient à l'Europe, sur lequel se sont juxtaposés des empires, il est surtout connu pour ses Routes de la soie et sa Route des épices qui le reliaient d'une extrémité à l'autre. Sillonnée par nombre d'aventuriers, de Marco Polo à Nicolas Bouvier, l'Eurasie a toujours fasciné. Elle reste néanmoins difficile à cerner et à définir, tant géographes, historiens ou politologues se sont peu référés à cet espace. Vaste continent courant de l'Extrême-Orient à l'Europe, sur lequel se sont juxtaposés des empires, il est surtout connu pour ses Routes de la soie et sa Route des épices qui le reliaient d'une extrémité à l'autre. Mais celles-ci n'ont jamais unifié cet espace, et n'ont permis sur le continent que des échanges limités de biens, d'idées et de techniques. Puis la généralisation de l'État-nation au XXe siècle a accentué sa fragmentation et les zones de conflits se sont multipliées aux marges des anciens empires devenus grandes puissances. Il a fallu attendre l'idéologie eurasiste, puis, au XXIe siècle, le projet russe d'Union économique eurasiatique d'une part, et chinois des " nouvelles Routes de la soie " d'autre part, pour que se modifie notre façon de considérer ce continent. Car ces nouveaux corridors, continentaux ou maritimes, aménagés ou en projet, font l'Eurasie et sont susceptibles de donner à l'avenir plus de cohésion à cet espace qui couvre 1/3 de la superficie de notre planète et compte plus de 60 % de la population mondiale. Un ouvrage ambitieux et original qui s'attache à ce qui a été trop longtemps un impensé de l'histoire et de la géographie.
Entre l'Inde et la Chine, vers l'Est et vers le Sud, existe un ensemble de péninsules et d'archipels, d'îles, d'isthmes et de détroits, de cités et d'empires. C'est l'"angle de l'Asie" que l'on nomme souvent l'Asie du Sud-Est. Des Etats, vastes ou lilliputiens, s'y sont formés ou dissous au cours des deux derniers millénaires. Des réseaux, des espaces de relations s'y imbriquent dans des logiques de construction déroutantes pour nous Occidentaux, malgré les colonisations du XIXème siècle et ces cinquante dernières années d'émancipation généralisée. L'auteur insiste sur la continuité remarquable des structures spatiales, matrices des aménagements actuels. Par les paysages et les civilisations, il propose une nouvelle étape de compréhension globale du mouvement qui emporte, de manière très inégale, tous les pays et espaces qui se situent entre l'Inde et la Chine, le Japon et l'Australie.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...