Des écritures engagées aux écritures impliquées. Littérature française (XXe-XXIe siècles)
Brun Catherine ; Schaffner Alain
EUD
18,00 €
Epuisé
EAN :9782364411326
Contre l'idée selon laquelle le deuil de l'utopie révolutionnaire aurait rendu anachronique la question même de l'engagement, ce volume aide à repenser l'articulation de la littérature et du politique. Que vise la langue quand elle renonce à être le véhicule transparent de significations ? Quelles ont été, aux XXe et XXe siècles, les conditions de possibilité (historiques, politiques, idéologiques, éditoriales, esthétiques) d'une écriture préoccupée ? Prenant acte de la mise en crise occidentale de l'artiste prophète et maître à penser, les deux volets de l'ouvrage ? "Engagements littéraires" et "Poétiques de l'implication" ? s'attachent à quelques figures qui, non sans contradictions ni déchirements, s'efforcent depuis l'affaire Dreyfus de pop{noir encore sans ignorer qu'en s'engageant, en s'impliquant, ils mettent en jeu, outre leur personne, la création même : avec Mauriac, Camus ou Sartre, relus à nouveaux frais, Platon, Suarès, Claudel, les féeries du premier XXe siècle, Audiberti, Breton, Paulhan, les Hussards, Genet. Barthes, Tel Quel, Laurent Mauvignier, Marie Cosnay ou le théâtre amateur. On comprend alors comment a pu s'opérer un nouveau partage des valeurs et des positions et se substituer, à un imaginaire du surplomb, une pensée des connexions.
Nombre de pages
231
Date de parution
21/05/2015
Poids
376g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782364411326
Titre
Des écritures engagées aux écritures impliquées. Littérature française (XXe-XXIe siècles)
Auteur
Brun Catherine ; Schaffner Alain
Editeur
EUD
Largeur
145
Poids
376
Date de parution
20150521
Nombre de pages
231,00 €
Disponibilité
Epuisé
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On ne choisit pas ses souvenirs. C'est dommage, ça l'aurait aidé, Hyppolite Kellner. À y voir plus clair, plus vite, dans la mission qui lui a été confiée. Des experts en cybersécurité, ça ne manque pas ! Alors, pourquoi justement lui ...
C'est un lieu commun que les relais médiatiques et les commentateurs pressés manient encore avec gourmandise : la guerre dite d'Algérie aurait été une "guerre sans nom". Dès l'origine, ce conflit a mobilisé des termes très divers visant Les textes rassemblées ici émanent d'universitaires, d'intellectuels, d'artistes : Etienne Balibar, Mathieu Belezi, Slimane Benaïssa, Messaoud Benyoucef, Catherine Brun, Jean Daniel, Daho Djerbal, Fatima Gallaire, Jean-Yves Guérin, Jacques Guilhaumou, Pierre Guyotat, Julien Hage, Daniel Lançon, Francine Mazière, Gilbert Meynier, Edgar Morin, Bernard Noël, Nathalie Quintane, Régine Robin, Todd Shepard, Pierre Vermeren. Ils s'attachent à penser la charge souvent brutale, toujours vive, de termes dévoyés, de silences subis, d'abus de langage. Ils manifestent la diversité et la concurrence de désignations irréductibles et irréconciliables. Ils dénoncent les unanimismes de façade. Ils récusent les réductions et les simplifications consensuelles. Ils lient cette histoire et notre présent.
La guerre d'indépendance algérienne, parce qu'elle fut à la fois franco-française, algéro-algérienne et algéro-française, a surtout été pensée comme une tragédie à deux personnages, la France et l'Algérie, et comme un conflit historiquement borné (1954-1962). Elle est ici réinscrite dans un champ historique et géographique plus large et articulée aux conflits qui la précédent ou lui font suite, à la fois sur ces territoires, de la guerre de conquête à l'Algérie des années noires, et ailleurs dans le monde : en Europe, en Afrique, en Asie, en Amérique latine et aux Etats-Unis. Par le croisement des types de corpus (romans, essais, presse, archives politiques et diplomatiques, radio, témoignages...), des langues de référence et des expertises, sont redéfinis les éléments d'un comparatisme et déjouée la tentation ethnocentrique. L'enjeu est essentiel pour les postcolonies, c'est-à-dire aussi bien pour les pays anciennement colonisés que pour les pays anciennement colonisateurs.
Dix ans après les attaques terroristes du 13 novembre 2015, les plaies ne se sont pas refermées. Il est d’autant plus nécessaire de prendre la mesure des traces et des impacts de cet événement monstre dans et pour la société française. Cet abécédaire, conçu par l’équipe « Écrire le 13 novembre, écrire les terrorismes » propose de le faire en interrogeant les témoignages ou chroniques, romans et récits, pièces de théâtre, poèmes, chansons, bandes dessinées, ouvrages de littérature de jeunesse et théâtre jeunes publics qui leur ont fait écho. Contre les synthèses de façade, ses éclats alphabétiques prennent acte des désagrégations. Ils permettent à chaque lectrice et lecteur de s’emparer du choc et de ses répliques, pour entrer en dialogue avec des subjectivités créatrices.
Les oiseaux chanteurs ont toujours été source de questionnements, car ils ont des compétences vocales considérées comme spécifiques aux humains. Les ornithologues les étudient, et plus récemment, les éthologistes ont démontré que les oiseaux sont les seuls animaux à présenter des analogies neurobiologiques avec l?apprentissage du langage chez les humains. De leur côté, les chercheurs en sciences humaines et sociales étudient aussi le chant des oiseaux à partir des objets archéologiques, des arts, des manuscrits enluminés, des archives, des textes, des traités, des instruments et de la musique dans les sociétés anciennes. L'originalité de ce livre est de réunir les spécialistes de ces deux grands champs disciplinaires et de comparer les perceptions, les pratiques sociales et culturelles, les savoirs du passé et les découvertes actuelles sur le chant des oiseaux.
Le regain actuel d'intérêt pour les animaux résulte de profonds changements socioculturels, de préoccupations environnementales et des progrès considérables de la recherche scientifique - qui donne désormais accès, au moins partiellement, à la subjectivité et aux cultures animales. Dans le domaine littéraire, cet intérêt se manifeste également : en France, émergent "les études animales", et même une "zoopoétique" sous l'impulsion d'Anne Simon. Dans cette nouvelle perspective, le temps est venu de s'intéresser à des sujets (la campagne, la pêche, la chasse...) considérés en France comme désuets voire réactionnaires, et souvent cantonnés aux genres rustique ou animalier. Or, que ce soit dans des oeuvres du début du XXe siècle ou dans des oeuvres postérieures et même contemporaines, le monde rural - de plus en plus bouleversé socialement et économiquement - favorise les "communautés hybrides" (Lestel) et ouvre à des "mondes animaux" (Uexkull), ce qui permet de poser d'autant mieux la question cruciale des liens entre hommes, bêtes et écriture.
Cet ouvrage propose une analyse d?un pan de la littérature trop souvent oublié ou méconnu : le roman de l?employé de bureau. A travers l?étude d?un large corpus couvrant deux siècles de littérature, l?auteur retrace l?évolution d?un mode de narration. Le sujet est étonnant mais il s?impose : objet littéraire qui monte dans le roman du XIXe siècle, l?employé de bureau (en qui l?on peut voir des avatars de l?écrivain) est le prisme d?une vision sociale, morale, voire philosophique. A partir de ce presque rien, de cette présence discrète, désolée et désolante, tout un monde se lève et se révèle.
On connaît Frédéric Dard romancier, on connaît moins Frédéric Dard auteur dramatique, scénariste ou dialoguiste. L?auteur a pourtant écrit de nombreux textes pour le théâtre. Certaines pièces sont parues en livres ou dans des revues (L?homme traqué, La dame de Chicago, Baby-meurtre, etc.), mais la plupart d?entre elles ont été jouées sans que le texte ne fasse l?objet d?une publication. C?est le cas de la pièce Les salauds vont en enfer. Montée au théâtre du Grand- Guignol à Paris en 1954 et mise en scène par Robert Hossein, cette pièce en 2 actes et 7 tableaux a connu un destin particulier car elle a fait l?objet de trois transpositions particulièrement intéressantes. Dès 1955, en effet, l?adaptation cinématographique de la pièce est confiée à Robert Hossein. Il s?agit là de son premier film en tant que réalisateur. Parallèlement, et sur les conseils de son éditeur, Frédéric Dard écrit l?adaptation romanesque de la pièce. Le roman sort en 1955 sous le même titre. En 1971 Abder Isker propose enfin une dernière adaptation des Salauds vont en enfer, cette fois pour la télévision. La présente édition offre au lecteur un texte inédit, annoté et accompagné d?un dossier critique. Ce dernier présente l?oeuvre dans son contexte et étudie ses différentes variantes dans le cadre de sa transmédialité.