
Les auto-entrepreneurs du rap. Le travail et la vie d'artiste en marge des industries culturelles
Le rap — en particulier le rap indépendant — est généralement perçu et se présente volontiers lui-même comme la chronique musicale de la vie des "jeunes de cité", dénonçant le racisme et les injustices sociales qu'ils subissent tout en exprimant leur désir de reconnaissance et d'ascension sociale. Basée sur une enquête de terrain réalisée à la fin des années 2000 auprès de rappeurs indépendants dans la région parisienne et lyonnaise, centrée sur l'étude des trajectoires sociales et du travail artistique, cette recherche présente les rappeurs sous les traits d'auto- ou de petits entrepreneurs, évoluant en marge des industries culturelles. Ce genre de carrière peut se comprendre comme une stratégie d'ascension culturelle, voire économique, le plus souvent vouée à l'échec, mais offrant des compensations symboliques à travers l'accès à la vie et à l'identité d'artiste, à des jeunes des classes populaires ou moyennes confrontés à leur déclassement. Plus diversifié socialement qu'on ne le croit généralement, le monde du rap indépendant est aussi divisé entre des pôles économique, professionnel et d'engagement, en fonction de la plus ou moins grande distance des artistes par rapport aux industries culturelles. Ce genre musical se présente ainsi comme un univers révélateur des phénomènes de mobilité et de reproduction sociales. Il permet ainsi de mettre en évidence l'articulation des dimensions économiques et culturelles dans la production musicale.
| EAN | 9782365121477 |
|---|---|
| Titre | Les auto-entrepreneurs du rap. Le travail et la vie d'artiste en marge des industries culturelles |
| Auteur | Brugière Fabien |
| Editeur | CROQUANT |
| Largeur | 140 |
| Poids | 290 |
| Date de parution | 20181115 |
| Nombre de pages | 218,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La sous-traitance en piste. Les ouvriers de l'assistance aéroportuaire
Brugière FabienRésumé : Depuis les années 1980, le développement de la sous-traitance constitue l'un des traits remarquables des évolutions du système productif. L'auteur analyse les effets de la sous-traitance, présentée comme un catalyseur de la modernisation, sur le travail et l'emploi des salariés. En se fondant sur une enquête de terrain réalisée, à la manière de Florence Aubenas, en immersion au sein du groupe des ouvriers des pistes aéroportuaires, l'auteur nous livre une analyse sociologique des évolutions de ce secteur libéralisé, à la fois spécifiques et représentatives du monde du travail contemporain : sous-traitance, précarisation de l'emploi, intensification du travail, poids accru des contraintes, dégradation des conditions de travail, fragmentation des collectifs.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER18,00 € -

Contre l'insoutenabilité du travail. Syndicalismes et santé au temps des réformes néolibérales
Brugière Fabien ; Fortino Sabine ; Goussard LucieIl semble en effet que les transformations du travail et de l'emploi aient lors des dernières décennies contribué à rendre le travail insoutenable pour de nombreuses catégories de travailleur·ses. Depuis les années 1980, le modèle de production tayloriste-fordiste qui s'était imposé à partir de l'après-guerre, a progressivement été renouvelé - en premier lieu dans le secteur industriel - par des processus de rationalisation guidés par la mondialisation et la financiarisation économiques. Toyotisme , production à "flux-tendu" ou en "juste-à-temps" , "fluidité industrielle" modèle "liquide" fondé sur l' "organisation par projet" sont autant de concepts qui visent à caractériser l'originalité et la spécificité des nouvelles variantes organisationnelles , ils trouvent leur point de convergence dans le fait que celles-ci contribuent chacune à intensifier le travail. Les formes d'encadrement des salarié. es ont évolué de manière concomitante afin de les adapter aux contraintes de rythme et de normalisation de la production : le "management de la performance" s'accompagne ainsi d'une individualisation du travail et d'une mobilisation subjective de la main d'oeuvre. Des transformations tout aussi importantes, et solidaires de celles qui affectent l'activité stricto sensu, ont été appliquées à l'emploi pour optimiser son usage selon une logique de rentabilité : recrudescence des contrats précaires, flexibilisation, généralisation du modèle "coeur-périphérie" conjointe au développement de la sous-traitance au sein d'entreprises en réseau, et promotion de l'auto-entrepreneuriat. Ces diverses logiques de précarisation ont affaibli les protections de l'emploi et morcelé les collectifs de travail, exposant davantage les salarié. es aux risques professionnels de santé - notamment mentale. En résumé, la combinaison des diverses caractéristiques ainsi énumérées - entre des exigences, des contrôles et des incertitudes en hausse - contribue à accroître les pénibilités tant psychiques que physiques du travail dans les organisations contemporaines, avec une intensité variable selon les secteurs et les métiers, mais en épargnant peu voire aucun. Cette analyse est corroborée par le constat effectué par Maëlezig Bigi et Dominique Méda, à partir de données tirées d'enquêtes statistiques internationales, d'une insatisfaction relative aux situations de travail plus forte en France en comparaison avec d'autres pays européens corrélée à des niveaux plus élevés des indicateurs de risques de santé. La "grande démission" observée à l'issue de la crise sanitaire traduit ainsi, non pas une dépriorisation de la vie et de la carrière professionnelle chez les actifs français après la parenthèse des confinements, mais en premier lieu le rejet de conditions de travail jugées trop pénibles. En 2019, plus d'un tiers des salarié. es (37%) déclaraient déjà en effet ne pas pouvoir tenir à leur poste de travail jusqu'à la retraite. Au-delà de la dimension pathogène du travail contemporain, bien documentée lors des vingt dernières années, des recherches sociologiques adoptent une perspective longitudinale et processuelle pour étudier sa soutenabilité. Nicolas Roux applique ainsi cette démarche à l'analyse de deux groupes professionnels assujettis à une discontinuité de l'emploi, les saisonniers agricoles et les intermittents du spectacle , cette comparaison permet de souligner des facteurs de soutenabilité et des stratégies d'autonomie différenciés en lien avec le niveau de qualification de l'activité et l'origine sociale des individus. Davantage qu'une simple projection de la pénibilité sur un horizon temporel, le travail soutenable, conçu comme non pathogène et créateur de durée, pourrait nourrir un nouveau paradigme de la prévention fondé sur la transmission au-delà de la réparation et la compensation. 2. Des luttes syndicales qui se construisent En réponse à cette montée de la pénibilité physique et mentale du travail, les syndicats renforcent leurs actions dans ce domaine longtemps éclipsé par les revendications sur l'emploi et le salaire et marqué par des périodes "de visibilité et de reflux" . La création en 1982 des comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) a marqué un tournant important dans cette dynamique par l'instauration, dans les lieux de travail, d'un nouvel espace où les questions d'organisation et de conditions de travail peuvent être débattues et négociées. Malgré une couverture insuffisante et des moyens souvent limités , les CHSCT ont constitué un espace central dans la construction des savoirs militants en matière de prévention des risques professionnels. Les syndicalistes ont pu y acquérir, non sans certaines formes de réappropriation , des savoirs théoriques issus du champ scientifique, par le biais d'experts variés, mobilisés à leurs côtés au sein des CHSCT , dans le cadre d'observatoires ou des missions d'expertise qui n'ont cessé de se développer depuis l'introduction de ce droit en 1991 et la mise en place de l'agrément ministériel des cabinets en 1994 . Les actions de formation des représentants des salariés au sein des instances ont également alimenté cette "montée en compétences" , quoi que dans des orientations variées, selon que les formations se réfèrent au modèle de prévention des risques professionnels "juridico-technique" , "ergonomique" ou "syndical" . Outre la progression des enjeux de santé au sein des instances, la plupart des organisations intensifient leur engagement, à partir des années 2000, dans des pratiques militantes novatrices sur ces questions, à des échelles et sous des formats très différents. Entre 2004 et 2006, par exemple, la CFDT déploie une recherche-action sur "le travail intenable" , la CGT lance de son côté en 2007 la recherche-action "Prévenir les risques psychosociaux" dans l'industrie automobile qui alimentera la "démarche travail" déployée au niveau de la confédération , la CFE-CGC met en place un baromètre du stress afin de sonder chaque année plusieurs dizaines de milliers de cadres sur leurs conditions de travail , le SNES déploie des formations-action sur le travail des enseignants entre 2001 et 2012 , l'UGICT-CGT mène une campagne à partir de 2014 "Pour le droit à la déconnexion et la réduction effective du temps de travail" , tandis que d'autres syndicats comme les SUD progressent sur la scène juridique, jusqu'à obtenir des avancées historiques, comme la reconnaissance par le droit de la catégorie de "harcèlement moral institutionnel" dans l'affaire des suicides de France Télécom . Même si ces actions ne débouchent pas systématiquement sur des victoires (amendements ou retrait de projets de réorganisations, mises en place d'organisations alternatives du travail), elles représentent des contre-pouvoirs à l'hégémonie patronale en matière d'organisation du travail, et constituent des rappels à l'ordre et à la loi, susceptibles de dissuader un certain nombre de directions de mener tambour battant leurs projets de modernisation des entreprises et des organisations. Suite à un colloque organisé en 2014, un premier ouvrage collectif mettait en lumière la progression de ces dynamiques à l'oeuvre dans le champ syndical pour s'emparer de ces enjeux de santé au travail. Dix ans après, qu'en reste-t-il ? Même si certaines de ces initiatives demeurent, ici et là, sous des formes très hétérogènes selon les organisations, les secteurs et les configurations locales, force est de constater que toute une série de réformes sont venues déstabiliser cette dynamique.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER20,00 € -

Fermes & maisons villageoises. 30 Exemples de réhabilitation
Brugiere Yves ; Charpentier Frédéric ; Duquoc BrunLes propriétaires, privés ou publics, de bâtiments ruraux sont souvent démunis pour mettre au point un programme de réhabilitation et choisir un projet architectural. L'objet de cet ouvrage est d'offrir un catalogue d'exemples d'opérations bien conduites, concernant toute la gamme des constructions, habitations, granges, étables, pigeonniers..., dans des régions très diverses, qui permettra de se faire une meilleure idée du potentiel de son propre bâtiment. Il répond largement à la variété des programmes possibles, à l'heure où s'affirme sans ambiguïté la volonté de réinvestir le patrimoine construit de nos campagnes: logements touristiques, gîtes ou chambres d'hôtes, bâtiments à usage collectif, résidences secondaires ou encore ateliers. Chaque projet traite ainsi d'un problème récurrent en réhabilitation, tel que le traitement des ouvertures. L'ensemble, abondamment illustré de photos, croquis, cartes et plans, constitue à la fois un guide méthodologique et un réservoir d'idées pour le particulier, les élus, l'architecte ou l'entrepreneur.ÉPUISÉVOIR PRODUIT35,50 € -

L'univers imaginaire de Robert Browning
Brugière BernardHritier du romantisme anglais, Browning est aussi un prcurseur exceptionnel de la posie moderne, offrant un relais inattendu entre les potes mtaphysiques du XVIIe sicle d'une part, et Eliot ou Pound de l'autre qui reprendront la forme et les techniques du monologue dramatique, instrument potique privilgi dont s'tait servi leur devancier avec autant de matrise que de subtilit pour donner la parole ses dramatis personae. Prophte, voyant, analyste dli des motifs et des signes humains, Browning est un pote qui appuie son ralisme et son interprtation symbolique du rel sur une potique de la modernit proche de Baudelaire. Mais son exploration, la fois dialectique et mystique de l'univers, constitue galement un tmoignage lucide des bouleversements et des mutations idologiques qui ont secou la priode victorienne. La prsente tude retrouve les lignes de force, la structure d'une thmatique profonde conue comme un rseau organis de motifs rcurrents ou d'images obsdantes ; elle reconstitue un univers imaginaire, un paysage tout personnel de prfrences et de rpulsions pour certains lments, certaines matires, certaines catgories et formes sensibles. Mais s'il induit rveries et sensations (au sens bachelardien et richardien de ces termes), l'univers imaginaire se conoit aussi comme mise en scne et travail de dsirs inconscients, lieu d'une activit fantasmatique. Psychobiographie et psychocritique se conjuguent ici pour aboutir au double dvoilement d'un mythe personnel et d'un ordre cach de l'art.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER85,00 €
Du même éditeur
-

Battre l'extrême droite
Bantigny LudivineRésumé : Nous en sommes là : avec une extrême droite aux portes du pouvoir et qui a failli l'emporter. Qui gagnera si on n'engage pas tous les moyens pour l'empêcher. Or cette extrême droite est féroce : elle n'a rien abandonné de son racisme ni de sa violence, malgré ses tentatives pour se respectabiliser. Ce livre examine son programme et ses stratégies, la machine médiatique qui lui sert de marchepied et le pouvoir en place qui ne cesse de la favoriser en imitant son projet. Mais l'analyse ne suffit pas : battre l'extrême droite exige non seulement de comprendre ce qu'elle est, avec ses mensonges, ses faux-semblants et ses mesures de régression sociale, mais aussi de proposer une alternative véritable, qui aide à se fédérer. D'urgence : remettre la honte au racisme, miser sur la solidarité et considérer nos vies à égale dignité.EN STOCKCOMMANDER5,00 € -

Lutter hors des partis. La gauche révolutionnaire italienne des années 1960-1980
Guibet Lafaye C. ; Frénod A. ; Di Fabio L.Cet ouvrage rassemble les témoignages inédits de cinq hommes et cinq femmes impliqués dans des organisations de la gauche extra-parlementaire italienne des années 1960-1980 (Potere Operaio, Brigades Rouges, Autonomie ouvrière, Lotta Continua, Prima Linea), c'est-à-dire depuis l'origine du mouvement social jusqu'aux démantèlements des groupes clandestins, facilités par les dispositions juridiques et les possibilités d'exil offertes en France par la " doctrine Mitterrand ". Parmi ces témoignages inédits, figurent ceux de Toni NEGRI et de Sergio SEGIO. A partir de ces récits biographiques, issus d'une enquête de sociologie menée auprès de 33 personnes entre février 2016 et février 2020, l'ouvrage fait ressortir les raisons et explications favorisant l'engagement illégal ou clandestin dans un contexte de forte tension et de violence politique y compris de la part de l'Etat contre l'extrême gauche. Ce livre s'inscrit dans une approche de sociologie " compréhensive ". Il n'a pour vocation ni de condamner ni de faire l'apologie des positions ou des actions entreprises par les groupes considérés et les activistes interviewés. L'objectif est de reconstruire un sens à partir de la parole des acteurs dont on cherche à saisir les ressorts de la trajectoire. Offrant une lecture vivante, l'ouvrage s'adresse au grand public. En lui faisant entendre des voix restées jusqu'ici peu audibles, il lui livre non seulement des données utiles à une meilleure compréhension partagée de la période historique évoquée mais aussi des éléments qui éclairent, à bien des égards, l'époque actuelle.EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

La gauche à l'épreuve de l'Union européenne
Bernier Aurélien ; Burel Morvan ; Caudron ClémentDans l'espace politique français, l'Union européenne est partout. Elle planifie la libéralisation des services publics. Elle organise le libre-échange qui pousse aux délocalisations et interdit de taxer significativement les détenteurs de capitaux. Elle impose l'austérité budgétaire et monétaire tout en laissant libre cours à la concurrence fiscale. Incapable de répondre aux enjeux du siècle, et notamment de conduire la transition écologique, elle obéit aux lobbies et dépossède les peuples de leur souveraineté démocratique. Pourtant, dans le débat politique, elle est reléguée au second plan, quand son rôle n'est pas tout simplement effacé. La question européenne est pourtant essentielle. Elle hante la gauche partout en Europe. Certains défendent la réécriture à plusieurs du droit communautaire, le changement de l'intérieur. D'autres, à l'inverse, défendent la sortie de l'Union européenne, tout au moins de l'euro, et la présentent parfois comme la solution à elle seule à tous nos maux. Ce livre, dont l'orientation eurocritique est pleinement assumée, entend parler sérieusement de l'Union européenne. Il montre que le statu quo est impossible. Il examine, dans une perspective de gauche, les différentes stratégies envisageables (sortie, réforme, rupture partielle, crise permanente) sans en défendre une en particulier, mais en décrivant pour chacune d'elles les conditions nécessaires à sa réalisation, les difficultés - le cas échéant les impossibilités - et les perspectives qu'elle ouvre. A l'heure du Brexit, d'une crise politique européenne qui n'en finit pas, et à l'approche des élections européennes de 2019, ce livre constitue un outil indispensable.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER10,00 € -

Comprendre, expliquer, est-ce excuser ? Plaidoyer pour les sciences humaines et sociales
Rebuschi Manuel ; Voléry IngridLe procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,00 €
De la même catégorie
-

Résister. Edition revue et augmentée
Saqué SaloméNouvelle édition augmentée de ce petit pamphlet nécessaire à lire et à diffuser ! Salomé Saqué nous relate des faits, vérifiés et sourcés, sur l’extrême-droite, ses méthodes, ses origines comme ses dangers pour les droits et la démocratie. Mais elle nous donne aussi des pistes pour résister ensemble. Un ouvrage éclairant qui inspire à faire front commun avec beaucoup de justesse mais aussi de force et qui invite à un vrai débat démocratique.EN STOCKCOMMANDER5,00 € -

Le temps de l'obsolescence humaine
Patino BrunoLa révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.EN STOCKCOMMANDER18,10 € -

Slut shaming
OVIDIEDe la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

L'homme nu. La dictature invisible du numérique
Dugain Marc ; Labbé ChristopheRésumé : On les appelle les big data. Google, Apple, Facebook, Amazon, ces géants du numérique qui aspirent, à travers Internet, smartphones et objets connectés, des milliards de données sur nos vies. Derrière cet espionnage existe un " pacte secret " scellé par les big data avec l'appareil de renseignement le plus redoutable de la planète. Ensemble, ils sont en train d'enfanter une entité d'un genre nouveau, une puissance mutante qui ambitionne ni plus ni moins de reformater l'Humanité. Pour les big data, la démocratie est obsolète, tout comme ses valeurs universelles. C'est une dictature inédite qui nous menace : une Big Mother bien plus terrifiante encore que Big Brother. " Ce livre se présente comme le livre noir de la révolution numérique. " Le Figaro littéraire " Après avoir lu ce livre, vous ne regarderez plus votre iPhone de la même manière. " Le Point Cet ouvrage a reçu le Prix lycéen " Lire l'économie "EN STOCKCOMMANDER8,10 €
