Les derniers J.O. d'Atlanta témoignent de la nouvelle géopolitique de la planète sportive. Le comité olympique en choisissant Atlanta et non Athènes a rompu avec la préhistoire des J.O. modernes et entérine le passage du nationalisme sportif des Etats-nations à l'universalisation de la performance motrice soutenue par le progrès scientifique et technique et la loi du profit. À travers quatre lectures différentes, nous essayons de montrer que si le sportif est le fils de la science et s'il bénéficie de ses apports pour repousser toujours au-delà les limites de ses performances, il est aussi le fils de la psychanalyse car le champion témoigne de manière exemplaire de l'importance d'un engagement singulier par l'unicité d'un exploit toujours à répéter. Mais à l'inverse des croyances communes et des discours scientifiques sur le sport qui prétendent augmenter la motivation pour les pratiques sportives en trouvant des arguments d'utilité, d'hygiène, de santé, d'excellence, de beauté, de cohésion nationale ou de développement économique, notre écoute des sujets sportifs, orientée par une référence aux concepts de la psychanalyse, nous permet de dire que ce que récupère le marché capitaliste en faisant commerce des spectacles sportifs, ce sont les dimensions d'inutilité, de contingence, d'aléatoire, d'incertitude propres à la condition humaine dont l'acte sportif témoigne. Ce qui enchante le pratiquant sportif, ce qui fait exulter les foules sportives et provoque l'engouement des enfants, c'est que le sport dans nos cités modernes reste encore un lieu d'indétermination relative dans lequel l'exercice de sa motricité peut donner à chaque sujet la conviction d'une liberté d'existence, ce que la réussite du champion vient faire miroiter comme un idéal désirable au risque d'en faire un support religieux d'absolu offert alors à toutes sortes de manifestations chauvines, violentes ou racistes. À ce croisement du sport, de la psychanalyse et de la science peuvent s'intéresser aussi bien les sportifs, les éducateurs, les professeurs d'éducation physique que les psychanalystes et les scientifiques, mais pourquoi pas aussi les politiques, car cette rencontre imprévue débouche sur des questions éthiques, en convoquant chacun à se confronter à l'impensable dont se soutient sa pratique et celle des autres. Les échos de nos lecteurs contribueront à affiner nos pistes de recherche.
Nombre de pages
185
Date de parution
01/11/1998
Poids
270g
Largeur
150mm
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EAN
9782130485780
Titre
Sport, psychanalyse et science
Auteur
Brousse Marie-Hélène ; Labridy Françoise ; Sauret
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
270
Date de parution
19981101
Nombre de pages
185,00 €
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Addict" est aujourd'hui sur toutes les lèvres, il flambe dans le discours contemporain. Il a remplacé les mots de "passion", de "vice", d'"habitude", donnant raison à Freud qui, dans Malaise dans la civilisation, prévoyait un avenir où la psychologie remplacerait la morale. Le terme d'addiction est d'un usage politique, il tend à lutter contre l'isolement des drogues illégales d'autres substances, qui, elles, sont légales, l'alcool et le tabac par exemple, par la constitution d'un ensemble tellement large qu'on n'en voit plus les limites aujourd'hui. Outre des textes d'analystes ayant travaillé avec des toxicomanes, on trouvera des articles étudiant le phénomène d'addiction à la lumière de l'orientation lacanienne. La rubrique C'est politique s'est invitée dans le dossier, questionnant la place du discours capitaliste et des neurosciences dans le processus, comme la rubrique Cas qui met la clinique des addicts à contribution. Et la psychanalyse elle-même, pratique addictive ? Trois analystes de l'Ecole ont bien voulu répondre. Et, surprise, une nouvelle rubrique, à l'initiative de J.-A. Miller, dont la responsable est Laura Sokolowsky : Archives. Pour l'inaugurer, une interview donnée par Jacques Lacan lui-même en Italie en 1974.
Présentation de l'éditeur Après le premier conflit mondial certains avaient pu croire qu'on pouvait en finir avec la guerre. Depuis, non seulement il y a eu la Deuxième Guerre mondiale, mais aussi toutes les autres qui ont suivi. Les modalités de la guerre se transforment continuellement, mais elle ne cesse jamais. Aujourd'hui multiple, diverse, elle manifeste les traits de l'époque qui est la nôtre en ce début de xxie siècle : le déclin des figures d'autorité traditionnelles au profit du chiffre, des fonctions et des procédures standardisées ; le statut de Un-tout-seul du sujet qui modifie la psychologie des foules ; la montée au zénith des objets des technosciences, qui permettent de tout voir, de tout savoir et de faire la guerre sans y être physiquement ; l'information en temps réel pour tous. Une conclusion s'impose : la guerre est une des formes dominantes du lien social interhumain. Sa "barbarie" est la civilisation même. Face à ce réel, la paix apparaît comme un délire ou un voeu pieux. La guerre n'est pas un phénomène naturel, ce n'est pas une simple manifestation d'agressivité, car elle implique toujours une logique de discours : pas de guerre sans discours, pas de guerre sans signifiants maîtres qu'ils soient religieux, moraux, nationaux, ethniques, ou techniques... Toujours traumatique, l'expérience des guerres marque les sujets qui y sont confrontés d'un réel indélébile. Mais ce trauma est à chaque fois et pour chacun spécifique. La guerre est donc un laboratoire du fonctionnement psychique d'individus en situation extrême. Mais c'est aussi une mise en acte de la figure prise par le Surmoi à un moment historique donné. C'est dans cette double optique que cet ouvrage l'aborde, mobilisant une relecture de Freud et de ses élèves, à partir de l'enseignement de Jacques Lacan et des recherches novatrices menées par Jacques-Alain Miller sous le terme d'orientation lacanienne. Réunis par cette orientation, les travaux des différents auteurs apportent chacun un éclairage spécifique.
La psychanalyse est une scène de crime. Ça remonte à loin. Qui a tué Laïos ? Pour Sophocle, il n'est pas absolument sûr que ce soit Oedipe - des témoins parlent d'une bande de voleurs. En revanche, si avec Freud on se rend sur la scène de l'inconscient, là, évidemment, la volonté de tuer ne fait aucun doute. Il est notable que trois des oeuvres majeures de la bibliothèque analytique, Oedipe-Roi, Hamlet et La Lettre volée, sont, à des titres divers, des polars. L'analyste-détective est une figure quasi native de la psychanalyse. Maintenant, depuis Edgar Allan Poe, en plus de l'oreille, le psychanalyste est requis d'ouvrir l'oeil, parce que sa tâche est désormais aussi de collecter les objets qui traînent. L'élucidation lacanienne tiendrait de ce qu'on nomme l'investigation. "Rien de plus humain que le crime", disait Jacques-Alain Miller. Sur l'autre scène, nous sommes tous criminels, voilà le sûr - mais que le crime fasse traumatisme, ce n'est pas sûr du tout. Du coup, l'enquête s'oriente sur le corps du délit. C'est le noeud de l'affaire. On a des indices disséminés, et à partir d'eux on cherche à tracer une silhouette. Il s'agit de savoir qui a été tué, ou quoi. On a le criminel, le problème, c'est l'objet du crime qui manque. Où est passé le corps? C'est un casse-tête analytique quotidien.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.