Suicide et alcoolisme en Bretagne au XXe siècle. Sociologie-Histoire-Psychanalyse
Broudic Jean-Yves
APOGEE
20,00 €
Epuisé
EAN :9782843983061
Il y a un siècle, la Bretagne était une des régions françaises où l'on se suicidait le moins. Depuis cinquante ans, elle est la région de France où l'on se suicide le plus: il y a huit fois plus de suicides chez les habitants des Côtes-d'Armor et du Finistère que chez les Parisiens. Les analyses de cette mutation recourent à des approches sociologiques portant sur des transformations économiques et sociales contemporaines, le changement linguistique et un hypothétique matriarcat breton. Notre propos est autre: en considérant que le suicide ne peut se comprendre sans référence à des processus psychiques inconscients, il pose l'hypothèse d'une corrélation entre cette forte surmortalité et la rencontre par une grande partie de la population bretonne d'un réel traumatique au début du siècle. Ce qui a été exclu du symbolique à une génération peut se manifester dans le réel dans les suivantes. Ce parcours nous conduit à préciser l'importance de la réalité du trauma dans la région suite à la première guerre mondiale, à analyser les modalités du vécu subjectif du deuil de masse qui en résulta, à montrer les liens possibles entre ce contexte, la forte mortalité par suicide, les pratiques alcooliques si présentes également dans la région, et la mutation linguistique de la Basse-Bretagne. Le réel de l'histoire et ses suites inconscientes sont ici analysés en croisant plusieurs disciplines: sociologie, histoire, psychanalyse, littérature. À partir d'un regard inédit sur la réalité bretonne du dernier siècle, ce propos ouvre une nouvelle perspective aux analyses sociologiques du suicide et de l'alcoolisme et apporte un autre éclairage sur certains enjeux de la clinique contemporaine. Biographie de l'auteur Jean-Yves Broudic est psychanalyste à Lorient, membre de l'École psychanalytique de Bretagne et de l'Association lacanienne internationale. Il est sociologue et formateur.
Nombre de pages
237
Date de parution
29/04/2008
Poids
380g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782843983061
Titre
SUICIDE ET ALCOOLISME EN BRETAGNE AU XXE SIECLE
Auteur
Broudic Jean-Yves
Editeur
APOGEE
Largeur
156
Poids
380
Date de parution
20080429
Nombre de pages
237,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Basé sur de nombreuses observations réalisées lors de supervision et d'analyses de pratiques, ce livre met en regard le discours officiel relatif aux " bonnes pratiques " qui envahit le champ social et médico-social, et la réalité sociale et psychique des usagers et des professionnels qui y travaillent. Les travailleurs sociaux et les soignants des établissements et services sociaux et médico-sociaux ont à faire face à de nouvelles méthodes de management et de travail présentées dans des documents officiels, notamment les " recommandations de bonnes pratiques professionnelles " de l'ANESM (Agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements et services médico-sociaux). Ce discours met en avant les droits des usagers, mais il réduit ceux des professionnels en leur proposant des approches standardisées qui excluent toute référence à l'inconscient. Or, la prise en compte du désir inconscient est une ouverture essentielle dans le travail éducatif, social et clinique. Cet ouvrage le démontre à travers de nombreux exemples pris dans la réalité de la vie institutionnelle.
Que se passe-t-il dans l'expérience analytique ? L'analysant y parle de sa vie, de son quotidien, de son passé, de ses amours, de ses déboires, de ses rêves, de ses angoisses et de ses plaisirs..., et il tente de cerner ainsi, et de dépasser, ce qui l'empêche d'assumer son désir et son destin. L'analyste écoute en soulignant quelques mots et posant quelques questions à partir de ce qu'il entend de l'inconscient. Un espace commun de pensée se tisse alors entre eux : affaire de dires, d'affects, de ressentis, de silences. Les brèves de psychanalyse ici rassemblées, paroles d'analysant-e-s, ouvrent une petite fenêtre sur cet espace de transfert et sur les effets de la parole dans ce cadre.
Résumé : Une psychanalyse consiste à s'adresser à un autre pour se découvrir autre, à dénouer et nouer des mots et des phrases, à faire circuler différents signifiants et lettres de sa langue, à éprouver leurs marques sur le corps, à lever des refoulements et à en recréer... Une psychanalyse a à voir avec l'histoire, l'histoire familiale et générationnelle du sujet qui s'y engage et la grande Histoire qui secoue diversement les sociétés. Et comme cette histoire s'est transformée en mémoire, consciente et inconsciente, on peut dire qu'une psychanalyse permet à un sujet non seulement d'établir un nouveau rapport à son passé, mais aussi de le remodeler. Un analyste ne peut faire fi de l'histoire de sa discipline. Chaque analyste établit en effet un rapport spécifique à Freud, à ses textes fondateurs, à leurs traductions, à leurs lectures, commentaires et développements. Et chaque analyste est concerné par la question de la transmission de la psychanalyse. Cette articulation entre clinique et Histoire constitue un des axes essentiels de la pensée de Suzanne Ginestet-Delbreil. Dans cet ouvrage, au travers d'entretiens récents et d'une relecture de ses anciens textes, elle revient sur son parcours de vie et de psychanalyste, sur sa participation à différentes institutions analytiques et sur sa théorisation des problématiques psychiques entre névrose et psychose, chez des sujets qu'elle définit, à la suite de Lacan, comme "non-dupes du signifiant". Les écrits et le parcours de Suzanne Ginestet-Delbreil nous conduisent à une lecture critique de certains acquis théoriques de la psychanalyse et comme dans la cure, ils nous mettent sur la voie de la création et de l'émergence d'une pensée personnelle.
Résumé : L'urbanisme est à un virage de son histoire. La prise en compte de la nature en ville et notamment de la végétalisation participe pleinement à une demande sociétale et économique, tant les services rendus sont im-portants en ces temps de réchauffement climatique et des besoins de régulation des pollutions et d'ambiances ressourçantes. Mais l'idée majeur de cet ouvrage est d'aller encore plus loin en plaçant les processus écologiques et la biodiversité au coeur du projet urbain. Il ne s'agit alors plus seulement d'intégrer la nature dans la ville mais de faire un écosystème urbain. Il ne s'agit plus de bâtir un établissement humain mais bien de donner une place aussi importante au non-bâti qu'au bâti. Les très nombreuses compétences réunies dans l'ouvrage fournissent des pistes de réflexion, des méthodes et des exemples de cas concrets qui souhaitent contribuer à un indispensable changement de paradigme du projet urbain.
Les villes sont à l'origine des plus grandes crises passées, actuelles et surtout à venir telles que les canicules, les inondations, les pénuries, les injustices sociales et écologiques. Elles en subissent également les conséquences de plein fouet. Le métabolisme urbain et territorial ou l'analyse systémique de la consommation de ressources et des pollutions des territoires est une méthode pour naviguer dans ces zones de turbulences du xxie siècle. Ce livre utilise cette approche pour quantifier et qualifier nos consommations et pollutions excessives, linéaires et injustes et offre des pistes concrètes de sobriété, de circularisation et de relocalisation pour repenser les besoins essentiels des territoires et réhabiter nos territoires dans les limites écologiques de manière digne et juste.
« Pour une architecture autogérée » présente de manière synthétique les possibilités de mettre en place des dynamiques écologiques collectives et, ainsi, lutter localement contre les crises globales actuelles : dérèglement climatique, appauvrissement de la biodiversité, épuisement des ressources, etc. En s'appuyant sur plus de 20 ans d'expériences dans le montage et la coordination de projets écologiques à différentes échelles et en différents contextes urbains et ruraux avec l'équipe transdisciplinaire de l'Atelier d'Architecture Autogérée, Constantin Petcou présente les étapes essentielles pour une mise en place réussie de ce type de projets : les types de partenariats pour financer et rendre disponibles des terrains d'expérimentation pour des nouveaux usages urbains, les modalités de gestion participative en collectif, la mise en place d'éco-prototypes, etc. Le livre commence par interroger les causes d'une « inertie sociétale » devant l'urgence d'agir contre les crises globales (services administratifs lourds, réglementations désuètes, etc.) et, parallèlement, devant les solutions qui existent pour dépasser les principaux blocages . Une partie importante est ensuite dédiée aux modalités de mise en place concrète des projets écologiques impliquant un grand nombre de citoyens. Cette partie est complétée par un chapitre dédié aux modalités de gouvernance des biens communs mis en place à travers ce type de projets. Le livre s'intéresse enfin aux techniques écologiques de construction et de gestion des ressources en se basant sur des principes low-tech. Sont détaillés ainsi plusieurs éco-prototypes expérimentés depuis plusieurs années ainsi que les modalités de gestion collective et l'impact de ces dispositifs vers des nouveaux modes de vie urbains, et vers une « résilience du quotidien »
Atteignant la quarantaine, la Ve République donne des signes d'épuisement, alors qu'on n'avait pas cessé de vanter les mérites de ses institutions, trois fois grippées depuis 1986. Marianne a-t-elle vieilli prématurément ? Faut-il attribuer son anémie actuelle au traitement que lui ont infligé ses cinq amants présidentiels ? Charles le Singulier, Georges le Mal aimé, Valéry le Bienheureux, François l'Obstiné et Jacques le Dissolvant ; chacun d'eux, selon son caractère, en a usé différemment. Leurs portraits respectifs sont dépeints par l'auteur, sans acrimonie, à travers les faits marquants de la Ve.