Delicatessen Entre art & cuisine « Équateur + Pôle nord » ou « électricité atmosphérique confite », ainsi les futuristes italiens avaient-ils baptisé les plats qu'ils inscrivaient à la carte de la « Taverne du saint palais » au début des années 1930. « Ne pas manger, seulement voir et sentir », telle est l'instruction que donnent de leur côté Ben Heinrich et Lukas Pürmayr avec leur dernière « recette du verre de ciguë ». La publication à l'occasion de l'exposition « Delikatessen. Entre art et cuisine » s'intéresse, en plus des travaux divers et variés de nombreux artistes, à leurs propositions de recettes et leur préférence pour les restaurants en tant que prolongement d'établi, des choix historiques comme ceux de Daniel Spoerri, Allen Ruppersberg, Pierro Manzoni, Dieter Roth et Gordon Matta-Clark, à ceux plus contemporains de Thomas Friemel et Michael Riedel, Carsten Höller, Sonja Ahlhäuser, Boris Becker, Tobias Hantmann, Candida Höfer, Martin Parr, Wolfgang Stehle, Walid Raad et bien d'autres. Il s'agit, outre les questions de créativité où l'art et la cuisine ont incontestablement toujours été pensés en parallèle, de rituels et de cérémonies de notre culture alimentaire. Car la nourriture a véritablement acquis un statut d'icône pop depuis quelques dizaines d'années : elle est partout, sur toutes les chaînes de télévision dans des émissions de cuisine, dans les posts et les selfies des médias sociaux, et dans des masses de likes.
Les mots et les images en sont légendaires : les déguisements et innombrables auto-mises en scène photographiques, ses commentaires ironiques, sarcastiques, humoristiques sur l'art, le marché de l'art, la critique d'art et l'histoire de l'art. On connaît moins en revanche le Marcel Duchamp qui savait s'engager avec empathie et développer une stratégie consciente pour les artistes de son milieu culturel contemporain : le commissaire d'expositions des années 1910 à sa mort en 1968, le juré et conseiller de collections, musées et galeries d'art moderne parmi les plus éminents. L'ouvrage parcourt environ soixante-dix expositions, complétées par les derniers résultats de recherche, et illustre la coopération étroite avec des personnalités importantes de l'époque : de Louise et Walter Conrad Arensberg, Katherine S. Dreier, Francis Picabia, Sidney et Harriet Janis à André Breton, Julien Levy ou Peggy Guggenheim.
Gillemon Danièle ; Draguet Michel ; Sojcher Jacque
Cet ouvrage propose de revisiter l'univers surréel du maître belge au gré de la collection particulière Pierre et Nicole Ghêne, articulée autour de six thèmes clefs abordés tout au long de sa carrière : la féminité - le mystère - le rêve - la théâtralité - l'évasion - le recueillement et la solitude. Huit auteurs - historiens d'art, philosophe, conservateur, professeurs d'université, critique - livrent leur interprétation personnelle des thèmes ciblés et offrent un cheminement libre et sensible à travers les sentiers insatiablement riches et étonnants de l'oeuvre de Paul Delvaux. Non-conformiste et original, ce livre vous invite à une redécouverte des voies oniriques et énigmatiques de l'art de Paul Delvaux et à apprécier la densité et la force poétique d'une oeuvre résolument magistrale.
Le présent ouvrage retrace le parcours exceptionnel de Brancusi qui, par un long travail de sublimation de la forme, s'est attaché à saisir l'essence des êtres et des choses. Il met en valeur la singularité d'un artiste reconnu comme le père de la sculpture moderne par nombre de créateurs venus de tous les horizons. Ce catalogue apporte aussi un éclairage particulier sur la pratique de la photographie à laquelle Brancusi s'est adonné avec passion et grâce à laquelle il a pu imposer sa propre vision esthétique.
Cette présentation d'une sélection d'oeuvres de la collection du Musée des beaux-arts de Gand permet de découvrir les principaux courants de l'art moderne belge entre 1880 à 1940, du symbolisme au surréalisme. Des oeuvres néerlandaises illustrent en outre les influences artistiques réciproques entre la Belgique et les Pays-Bas.