L'année 1913, pack en 2 volumes : tomes 1 et 2. Les formes esthétiques de l'oeuvre d'art à la veille
Brion-Guerry Liliane
KLINCKSIECK
79,20 €
Epuisé
EAN :9782252011270
Pourquoi 1913 ? Cette immédiate avant-guerre permet, tout à la fois, d'analyser dans leurs conséquences les phénomènes de rupture esthétique qui marquèrent la fin du XIXe siècle, la persistance malgré cette rupture de formes antérieures qui survivront même à la guerre de 1914, et, concurremment, la naissance de formes neuves qui seront celles de notre temps. Dans tous les domaines, cette époque de création profonde, parfois tumultueuse jusqu'à la contradiction, d'une richesse inventive à nulle autre comparable, a innové. Frank Lloyd Wright et Gropius ont créé l'architecture du XXe siècle ; Schönberg a bouleversé l'ordonnance des structures musicales ; Kandinsky a conçu un monde pictural expressif de la réalité intérieure sans référence à l'objet concret ; Joyce et Proust, par l'utilisation du monologue intérieur, ont transformé la technique du roman qui cherchera à décrire la prise de conscience du réel à travers un "filtre psychique". La seconde partie de l'ouvrage est consacrée à l'étude, pour chaque pays, des revues qui nous ont semblé les plus représentatives des mouvements d'avant-garde ou tout au moins des cercles créateurs les plus actifs.
Nombre de pages
1291
Date de parution
30/07/1993
Poids
1 870g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782252011270
Titre
L'année 1913, pack en 2 volumes : tomes 1 et 2. Les formes esthétiques de l'oeuvre d'art à la veille
Auteur
Brion-Guerry Liliane
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
1870
Date de parution
19930730
Nombre de pages
1 291,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Sous l'impulsion de Caspar David Friedrich et de Philipp Otto Runge nat, au dbut du XIXe sicle, la peinture allemande romantique. Comme Novalis, Runge semble contempler le monde avec fasciniation et effroi, mais exprimer cette vision, nave en apparence, par la profondeur d'un art trs raffin. A l'instar de Friedrich, et plus que lui, Runge fut un thoricien de l'art. Sa peinture repose sur une logique mthodique. Il rdigea un trait des couleurs (Farbenkugel) paru, comme la Thorie des couleurs de Goethe, en 1810, et qui suscita l'intrt des savants. Pour claircir son sujet, Runge se ressoura aux crits mystiques de Jacob Bhme, collabora troitement avec le physicien Steffens, enfin entra en correspondance avec Schelling et Goethe, Brentano et Tieck. Runge entreprend en 1802, dans son langage propre hiroglyphique , la grande oeuvre de sa vie : les Moments de la Journe. Il s'agit de paysages spirituels, absolus malgr la prsence de nombreux personnages, des enfants notamment. Selon la premire ide qu'il se fait de ces peintures, Runge les voit accompagnes de musique. Tieck proposa d'en crire les pomes. Runge comptait ainsi raliser l'oeuvre d'art totale, ce Gesamtkunstwerk qui hanta les romantiques, allait s'panouir dans le Drame musical de Richard Wagner et plus tard inspira le mouvement artistique du Blaue Reiter. Pour ses Romances du Rosaire - vaste pope lyrique d'inspiration religieuse - Clemens Brentano avait rv d'une fusion intime entre arts pictural et potique. Il s'adressa Runge pour le prier de suggrer par son pinceau les prolongements mystiques de sa pense. Runge disparut avant d'avoir pu se mettre la tche.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.