Sous l'impulsion de Caspar David Friedrich et de Philipp Otto Runge nat, au dbut du XIXe sicle, la peinture allemande romantique. Comme Novalis, Runge semble contempler le monde avec fasciniation et effroi, mais exprimer cette vision, nave en apparence, par la profondeur d'un art trs raffin. A l'instar de Friedrich, et plus que lui, Runge fut un thoricien de l'art. Sa peinture repose sur une logique mthodique. Il rdigea un trait des couleurs (Farbenkugel) paru, comme la Thorie des couleurs de Goethe, en 1810, et qui suscita l'intrt des savants. Pour claircir son sujet, Runge se ressoura aux crits mystiques de Jacob Bhme, collabora troitement avec le physicien Steffens, enfin entra en correspondance avec Schelling et Goethe, Brentano et Tieck. Runge entreprend en 1802, dans son langage propre hiroglyphique , la grande oeuvre de sa vie : les Moments de la Journe. Il s'agit de paysages spirituels, absolus malgr la prsence de nombreux personnages, des enfants notamment. Selon la premire ide qu'il se fait de ces peintures, Runge les voit accompagnes de musique. Tieck proposa d'en crire les pomes. Runge comptait ainsi raliser l'oeuvre d'art totale, ce Gesamtkunstwerk qui hanta les romantiques, allait s'panouir dans le Drame musical de Richard Wagner et plus tard inspira le mouvement artistique du Blaue Reiter. Pour ses Romances du Rosaire - vaste pope lyrique d'inspiration religieuse - Clemens Brentano avait rv d'une fusion intime entre arts pictural et potique. Il s'adressa Runge pour le prier de suggrer par son pinceau les prolongements mystiques de sa pense. Runge disparut avant d'avoir pu se mettre la tche.
Nombre de pages
268
Date de parution
01/07/1991
Poids
440g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782252027417
Titre
Peintures et écrits
Auteur
Rubercy Eryck de ; Brion-Guerry Liliane
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
150
Poids
440
Date de parution
19910701
Nombre de pages
268,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Cette anthologie Des Poètes et des Arbres réunit nombre des plus beaux poèmes jamais écrits, hier comme aujourd'hui, sur les arbres, ou auprès des arbres d'Europe occidentale. La lire, c'est se faire accompagner par les poètes français les plus connus tels que Victor Hugo, Lamartine, et étrangers comme Goethe, Machado, Montale, ou d'autres, oubliés ou inattendus, dans une longue promenade thématisée en plusieurs chapitres - et pouvoir à mesure se familiariser avec cet être fait de lumière et d'eau dont l'existence si proche de nous est tantôt envisagée séparément et tantôt comprise dans ces groupements que sont nos bois ou nos forêts. Les poèmes sont rassemblés non chronologiquement, mais comme hors du temps et mis en relation par tout un jeu de correspondances permettant des rapprochements significatifs (le Hêtre de Heredia ou de Valéry, le Magnolia de Luis Cernuda ou de Francis Ponge...). L'anthologie s'achève avec un retour à la vie en soi que l'arbre plus que toute chose incarne et symbolise: la force de la grande Nature. Les paysages, les lieux secrets, ombreux, se recomposent là où, avec les poètes, cette promenade se poursuit.
Cinquante-neuf chefs-d'oeuvre reproduits en grand format et en couleurs invitent à un parcours passionnant dans l'univers de Gauguin. Un texte clair et précis situe son oeuvre dans le XIXe siècle, montre ses principales découvertes et raconte l'histoire de sa vie.
L'odeur fournit un surcroît de vie, de rêve et de vérité sur les êtres et les choses. C'est pourquoi il faudrait songer plus souvent à raconter ce que sent le monde. Toutes ces odeurs du monde qui volent en liberté. Celles qui s'offrent et celles qui se dérobent, celles qui n'attendent pour s'éveiller que notre attention, celles qui sont le comble de l'évidence et celles qui sont le comble du mystère. A chacun donc d'aiguiser son flair, ce cinquième sens aux performances étonnantes, qu'on n'aura jamais fini d'explorer.
Résumé : Tannhäuser fait figure de véritable tournant dans l'évolution musicale et théâtrale de Richard Wagner. Il ne cessera d'y apporter des corrections et en présentera deux versions, dont celle remaniée est appelée " la version de Paris ". Paul Scudo, critique musical attitré de la Revue des Deux Mondes, s'en fit l'écho en se déchaînant contre Wagner. La Revue des Deux Mondes n'en fut pas moins pleinement wagnérienne puisqu'elle publiait en 1869 l'article du musicologue Édouard Schuré sur Le drame musical de Richard Wagner, véritable événement fondateur du wagnérisme en France.
Soin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. A l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas "droit de cité" , mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.
Acquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art. Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ? Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck.
Vinclair Pierre ; Min Byung-Hun ; Domissy-Lee Jeon
Ce livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.
Scott James C. ; Ruchet Olivier ; Jacquet Christop
Notes Biographiques : James C. Scott est anthropologue, professeur émérite de science politique et d'anthropologie à l'Université de Yale. Ses travaux d'ethnographie conduits en Malaisie lui ont permis d'approfondir le concept de résistance infra-politique. Il s'est fait connaître du grand public en France grâce à la traduction de Zomia ou l'art de ne pas être gouverné (Seuil, 2013). Ont récemment été traduits aux éditions Lux un Petit éloge de l'anarchisme (2013) et aux éditions La Découverte Homo domesticus (2019) et L??il de l?État (2021).