Cet ouvrage est signé par deux auteurs : un philosophe qui depuis longtemps aborde les questions de son époque ; un scientifique qui côtoie depuis de nombreuses années les nouveautés techniques les plus diverses. Les deux hommes se connaissent depuis plus de trente ans et leur rencontre est marquée par un respect mutuel des travaux de l'autre. Chacun a son type de réflexion propre et le dit à sa façon. On ne cherchera donc pas dans ces pages l'équivalent d'un livre d'entretiens. L'objet de leur recherche n'est autre que l'individu d'aujourd'hui. Celui-ci, placé dans un monde à haute densité technologique, peut et doit être pensé, tant sur le plan scientifique que philosophique. Prenant la parole à tour de rôle, ils abordent aux temps passé, présent et futur, la relation entre l'homme et l'artefact, en la situant dans la perspective de la réflexion actuelle sur l'écologie.
Nombre de pages
162
Date de parution
01/10/2005
Poids
180g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747591669
Titre
Individu et technologie
ISBN
2747591662
Auteur
Breton Stanislas ; Baudry Bernard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
180
Date de parution
20051001
Nombre de pages
162,00 €
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Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Or, la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux... " La Genèse, premier livre de la Bible, n'est ni une véritable cosmogonie, ni une rigoureuse préhistoire. Elle raconte, les comptant comme les jours d'une semaine, les gestes fondateurs du Créateur. Voici l'univers et l'homme, la chute originelle, la corruption croissante châtiée par le Déluge, la vie des grands patriarches : Abraham, Jacob, Isaac, Joseph... Elle conte, sous une forme populaire, l'origine du genre humain et retrace l'histoire des ancêtres, pères du peuple élu. Le lecteur d'aujourd'hui trouvera dans ces vieux textes, qu'il s'en enchante comme d'un premier matin ou qu'il y perçoive l'écho d'une enfance révolue, l'une ou l'autre de ses plus vieilles et profondes pensées.
Un tableau de Tumer pourrait être l'indicatif de ces pages qui se préoccupent des "pauvres" du langage, de ces figures du quasi-néant linguistique, écrasés qu'ils sont tantôt par la signifiance du verbe tantôt par le poids du substantif. Parmi ces figurants, on a choisi ceux qui sont à la limite du sémantique. "Rien, quelque chose, peut-être, il y a, c'est ainsi". Toutes formes de l'impersonnel qui "manquent d'être" et qui manquent "à être". Par un curieux renversement, ils trahissent une certaine affinité avec les maîtres-mots du langage philosophique: Principe, fondement, Dieu. Aptes eux aussi à prendre tous les visages, ils posent le problème fascinant du rapport entre ce qu'on appelait jadis "Néant par défaut", "Néant par excès". En courant ce beau risque, l'auteur s'est souvenu d'un "paradoxe" de Diderot: "Le comédien est rien et tout. Et c'est parce qu'il n'est rien qu'il est tout par excellence". Paradoxe qui commente peut-être la ruse du nom ulysséen "Je m'appelle personne".
Les écrits consacrés à l'apôtre Paul rempliraient une bibliothèque nationale. Le Saint Paul qui figure dans la collection ne prétend rien leur ajouter, qu'il s'agisse de théologie, d'exégèse ou d'histoire. Il se trouve, simplement, que les lettres pauliniennes ont eu un impact certain sur la philosophie occidentale, qu'elle se dise ou non chrétienne. L'hypothèse qui a conduit l'auteur s'appuie à la triple appartenance : juive, grecque, romaine, de saint Paul. D'où une triple dimension de cette pensée : enracinement juif d'une herméneutique de la Bible et de l'histoire ; origine grecque d'un Cosmos, dynamique et conflictuel ; conception organique d'une Eglise, romaine jusqu'à un certain point. Or, de ces trois univers, le Christ est le principe d'unité, l'alpha et l'oméga. Mais un Christ crucifié. Scandale et folie, qui étend son ombre iconoclaste sur la prétention dogmatique de toutes les représentations.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...