Loin d'un moralisme charitable et compassionnel, les politiques sociales contemporaines s'appuient sur des idéaux proclamés, comme le bien commun, la justice sociale, la réduction des inégalités, la dignité des personnes, l'autonomie ou la responsabilité individuelle. Entre émancipation et contrôle, une nouvelle morale de l'intervention sociale se dessine-t-elle ? Si oui, cette métamorphose est-elle en adéquation avec les moyens pour la mettre en ?uvre ? Ou s'agit-il seulement de recompositions sectorielles, voire de réagencements de pratiques professionnelles et gestionnaires ... Basé sur des recherches sociologiques menées dans des contextes nationaux diversifiés allant de la France métropolitaine et ultramarine (Mayotte) au Québec, en passant par le Maroc et la Suisse, ce livre invite à ne pas conclure trop vite sur l'émergence d'une nouvelle morale de l'intervention sociale mais à prendre en compte les tensions normatives et les dilemmes pratiques qu'elle rencontre aujourd'hui.
Nombre de pages
252
Date de parution
29/02/2024
Poids
384g
Largeur
155mm
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EAN
9782336435145
Titre
La nouvelle morale de l’intervention sociale et ses apories
La "précarité" est une entrée privilégiée pour rendre compte du monde contemporain. Cette notion cristallise l'angoisse sociale bien au-delà des terres traditionnelles de la pauvreté et de l'instabilité. D'où l'intérêt de ce livre, synthèse des travaux sociologiques sur le sujet : il rend compte des réalités de la précarité, présente les interprétations, et invite au renouvellement de la réflexion, en s'appuyant notamment sur le concept de "lien social" . Ce faisant, il aide à affronter la question fondamentale : les incertitudes et l'instabilité sont-elles des traits constitutifs des sociétés individualistes d'aujourd'hui ? Ou ne sont-elles que la traduction d'une crise générale du travail, de la famille et des institutions ...
Le travail social, la psychologie, la psychiatrie et la sociologie nous semblent aujourd'hui des pratiques professionnelles et des savoirs bien différents. Pourtant Elias, Foucault et Castel ont montré que leurs frontières sont floues et historiquement mouvantes. Cet ouvrage aborde un thème qui intéresse les acteurs sociaux, les politiques et tous ceux qui s'interrogent sur la manière dont nos sociétés posent les problèmes sociaux et cherchent à les résoudre.
Le logement est indispensable pour être intégré. Partant de ce constat, Maryse Bresson montre l'importance du logement pour combattre l'exclusion. Ce livre étudie l'image et la vie quotidienne des sans-domicile-fixe, en confrontant les points de vue des médias, des députés, des travailleurs sociaux et des S.D.F. Il propose des solutions politiques et pratiques pour prévenir ces situations et pour mieux les gérer. Le nouveau contrat social devrait reformuler les conditions de la citoyenneté et garantir l'accès au logement pour tous les individus qui les remplissent.
Les centres sociaux sont nés au XIXe siècle pour répondre à la misère des ouvriers. Aujourd'hui, ils se présentent comme des médiateurs entre les habitants et les décideurs, qui combinent l'efficacité d'entreprise et l'expertise sociale, c'est-à-dire l'application de critères scientifiques et techniques dans l'action sociale. Partant d'une analyse de la fin de l'Etat providence au niveau global, l'auteur redescend sur les défis quotidiens pour les centres sociaux associatifs du Nord : précarité des publics, des personnels et des structures, perte de sens du social, autonomie associative réduite, malaise des militants. Le livre brosse le tableau sans complaisance d'une crise, avant de chercher sur le terrain, et dans les débats sur la participation des habitants, les éléments d'un nouveau social. Pour contribuer à son émergence, il insiste sur la nécessité de concilier l'expertise avec le militantisme, qui doit rester le coeur du social.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...