Au moment où l'Europe doit absorber des flux migratoires d'une puissance jamais atteinte, où le Moyen-Orient se trouve une nouvelle fois secoué par des guerres et des révolutions aux répercussions tragiques, ensanglantant notre sol, où la France tonnait la pire crise identitaire de son histoire, une lecture, une relecture de l'oeuvre d'Arthur de Gobineau (1816-1882) s'imposent. Ce grand écrivain, l'un des plus doués de sa génération, a pressenti, il y a cent cinquante ans, l'essentiel de ce qui nourrit aujourd'hui nos angoisses. Il démontre, dans son célèbre Essai sur l'inégalité des races humaines, comment naissent et meurent les civilisations. C'est au cours de ses missions diplomatiques en Orient qu'il comprend avant tout le monde que les Occidentaux subiront, tôt ou tard, les conséquences de leurs multiples interventions dans cette région du globe. Trois ans en Asie, Les Religions et les philosophies dans l'Asie centrale ou même Nouvelles asiatiques donnent toute la mesure de pareilles prémonitions. Mais Gobineau est aussi ce philosophe qui, tout comme Nietzsche, a voulu replacer l'Homme au centre de la Nature, niant qu'il puisse s'en affranchir, lui ôtant tout espoir d'une divinisation par lui-même, tentation permanente du progressisme. Partisan de la Province contre l'Etat centralisateur, il croit également au lien biologique qui unit les générations et les détermine.
Nombre de pages
346
Date de parution
16/05/2019
Poids
550g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782363712943
Titre
Lire Gobineau aujourd'hui
Auteur
Bressler Jacques
Editeur
PG DE ROUX
Largeur
155
Poids
550
Date de parution
20190516
Nombre de pages
346,00 €
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Dans la province du Paraguay, au début du XVIIe siècle, Lucas a grandi auprès d'un père vaniteux et lâche, auquel tout l'oppose. Devenu adulte, il voudrait concilier le double héritage que son père, espagnol de Séville, et sa mère, servante indienne, lui ont laissé. En homme révolté par la cupidité, la violence, la cruauté atavique des hommes, il partira à la quête d'une vie meilleure dans l'Amérique méridionale. Jacques Bressler nous raconte une vie intérieure, hors du temps.
Jeanne de Saint-Rémy de Valois, née en 1756, apprend, dès sa petite enfance, qu'elle est une descendante directe d'un bâtard légitimé du roi de France Henri II. Cette origine royale ne quittera plus jamais son esprit. Or, sa famille est tombée dans une profonde misère et, à Paris, Jeanne devra mendier son pain. Toute sa jeunesse va se dérouler sous le signe de l'humiliation et de la contrainte. Cependant, elle n'est pas femme à accepter un destin si injuste et sa révolte éclatera dès qu'elle sera libre de ses choix. C'est alors qu'elle voudra, par tous les moyens, retrouver les honneurs et la fortune de ses ancêtres, se lançant bientôt dans des entreprises criminelles dont l'Affaire du Collier restera la plus célèbre et fera connaître son nom à travers toute l'Europe. Sa fin tragique brisera une ambition dont peu de femmes se seront montrées capables, en bien comme en mal, durant ce XVIIIe siècle.
Février 1945, l'Armée rouge se rue à travers les plaines polonaises et dans l'est de l'Allemagne, bousculant des armées allemandes qui tentent de l'endiguer ? objectif : la vallée de l'Oder, pour atteindre Berlin mais aussi Breslau, capitale de la Silésie. Cette dernière région a été fondée par des colons allemands dès le XIIe siècle. Cette province allemande avait été jusqu'à maintenant épargnée par la guerre, elle va y être plongée, brutalement, et Breslau va subir, de février à mai 1945, un long siège qui va durer 80 jours, encerclée par la 6e armée soviétique.L'auteur nous raconte, pas à pas, ce long siège durant laquelle la capitale de la Silésie restera imprenable, ne capitulant qu'après la reddition générale de l'armée allemande, une page d'histoire très méconnue et qui méritait d'être rappelée. Nous y retrouvons l'évacuation de civils durant un hiver glacial, un pont aérien qui va ravitailler la citadelle et évacuer les blessés, une ville qui va tenir avec le soutien et le courage de 100 000 civils restés sur place. Leur discipline et leur fidélité auront contribué à rendre la forteresse imprenable. Mais, ce courage aura été vain ; la Silésie aura été cédée à Staline qui la donnera aux Polonais, chassant les Allemands pour y implanter des Polonais chassés de l'Est de la Pologne annexée par l'URSS ? mais c'est une autre histoire. Ce récit historique est accompagné d'une riche iconographie, environ 250 photos.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".
Roland Jaccard raffole des cinéphiles, l'étant lui-même jusqu'au bout des ongles. Le problème est qu'il aime encore plus John Wayne, l'homme à abattre, jugé coupable de nombreux crimes par les petits censeurs de la bien-pensance anti-Trump. Réac, raciste, génocidaire... on ne compte plus les coups bas que dirige en permanence la charge de la grosse cavalerie idéologique contre le dernier des géants. Heureusement Roland Jaccard dégaine plus vite qu'eux et ne rate jamais sa cible. Et c'est une belle leçon de western - transposé à notre époque démissionnaire - qu'il va leur donner : celle qui sonne tôt ou tard le cinglant retour à la réalité et au savoir-vivre. On retrouvera ici toute l'insolence et l'acuité inimitables de Roland Jaccard.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...