Au terme de son long règne (1105-1154) et peu de temps avant de mourir, le roi chrétien Roger II de Sicile commanda la rédaction d'une géographie du monde à Idrîsî, savant et prince musulman attaché à sa cour. Pour mener à bien cette tâche, celui-ci exploita des données innombrables, puisant dans les archives du palais royal ou les ouvrages existants et recourant à de nombreux informateurs. Saluée par Ibn Khaldûn ou Léon l'Africain, l'entreprise d'Idrîsî s'est révélée un modèle du genre, par l'intelligence théorique et le souci d'exactitude qui gouvernent et articulent son savoir. Pour la première fois, en outre, l'Europe faisait irruption dans le champ de géographie arabe. Cette édition présente les parties les plus neuves du travail d'Idrîsî, celles qui sont consacrées au monde occidental.
Nombre de pages
516
Date de parution
16/09/1999
Poids
360g
Largeur
109mm
Plus d'informations
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EAN
9782080710697
Titre
La première géographie de l'Occident
Auteur
Bresc Henri
Editeur
FLAMMARION
Largeur
109
Poids
360
Date de parution
19990916
Nombre de pages
516,00 €
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A la différence des Archives du monde arabe, les chancelleries européennes ont conservé de nombreux traités de paix et de commerce passés au Moyen Age avec les Etats musulmans. La Bibliothèque nationale de Paris renferme en particulier un document particulièrement riche et éclairant, le traité de paix passé le 15 avril 1339 à Tlemcen entre le souverain mérinide Abû I-Hasan Ali, alors au faîte de sa puissance militaire, et les ambassadeurs de Jacques III, roi de Majorque. Le traité jette une vive lumière sur les relations politiques et économiques entre les Etats riverains de la Méditerranée occidentale et sur le discours diplomatique qui les traduit. Le Maroc mérinide constituait pour le roi de Majorque un recours et un allié contre son suzerain, son parent et ennemi Pierre IV d'Aragon. l'alliance projetée ne sera pas conclue, et le royaume de Majorque annexé en 1343 à l'Aragon.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.