Averroes (1126, Cordoba ? 1198, Marrakech), whose full name was Abu l-Walid Muhammad ibn Ahmad Ibn Ru?d, was an individual of larger-than-life dimensions: medical expert, jurist, Qadi, philosopher and commentator on Aristotle?s works. He furthered the tradition of Greek philosophy in the Islamic world and later, by translating, distributing and using the latter?s works, became one of the key sources of Jewish and Latin medieval cultures. Yet this master affronted scholarly circles as well. For centuries in Europe, Averroes was regarded as the incoherent founder of a degrading and anti-religious theory on humankind. This aspect is discussed in the beginning of the book.Table des matières : 1. ? Le suspect 2. ? Das Unheimliche3. ? L'homme au sable4. ? L'oeil arraché 5. ? Triomphe, vendetta 6. ? Dame me prie? 7. ? Être mur 8. ? Cet homme est possédé 9. ? Deux sujets, deux hommes 10. ? Miroir déformé 11. ? Un pour tous. Confusion des êtres, transfert des pensées12. ? Moi, Dieu. La toute-puissance des pensées13. ? La pensée, la répétition, la mort Tableau final Notes Biographiques : Jean-Baptiste Brenet est médiéviste, professeur de philosophie arabe à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Spécialiste d'Averroès et de son héritage latin, il dirige le centre GRAMATA (Groupe de Recherches Antiquité, Moyen Âge, Transmission Arabe). Parmi ses publications récentes : Averroès l'inquiétant (2015), Je fantasme. Averroès et l'espace potentiel (2017), Intellect d'amour (avec G. Agamben, 2018), La philosophie arabe à l?étude. Sens, limites et défis d'une discipline moderne (avec O. Lizzini, 2019).
Nombre de pages
146
Date de parution
12/05/2015
Poids
190g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782251445335
Titre
Averroès l'inquiétant
Auteur
Brenet Jean-Baptiste
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
135
Poids
190
Date de parution
20150512
Nombre de pages
146,00 €
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La tradition veut que l'acte de philosopher soit comparé à la vision. Or Aristote dit deux choses qui sont trop négligées : premièrement, que voir, c'est non seulement saisir le visible, mais aussi, paradoxalement, l'invisible, le non-visible ; deuxièmement, que voir, c'est voir des couleurs, de jour mais aussi de nuit, le phosphorescent. Dès lors quelles sont les implications pour la philosophie ? Que veut dire philosopher si c'est appréhender ce qu'on ne voit pas, ce qu'on ne peut voir, ou bien ce qui, dans le noir, luit ?
Penser est une main, un outil fait d'outils, un mot rempli de mots. L'homme n'est pas l'être sans oeuvre, il est celui dont l'acte n'a pas qu'un nom, l'animal dont l'oeuvre propre est innommable autrement que dans la multiplicité. Voici ce que les médiévaux ont pu soutenir de la pensée, en arabe comme en latin. Sorte de lexique, cet essai, en variant librement les entrées, désigne certains repères d'une carte mentale où se profile, dans les connexions, ce que penser peut signifier.
Le mot le plus célèbre de la philosophie est un verbe latin : cogito. C'est celui de Descartes, où l'on retient que se joue l'être même de l'ego. C'est le cogito de la psychanalyse, celui dont elle dénonce l'orgueil, l'incomplétude, et qui, en somme, l'a fait naître. Mais c'est un mot malheureux, que la modernité a perdu. Chez Averroès, jadis, la cogitation avait en arabe ses facultés propres et trouvait dans le fantasme l'espace de sa puissance. Quel espace ? Quelle puissance éminente ? On a fait le livre sur cela.
Résumé : On ne sait pas ce que penser veut dire. Il n'est pas de mot plus banal, de phénomène humain plus courant, plus commun, et la chose même, pourtant, se dérobe. Ce livre voudrait revenir sur cette variété qui place la pensée, entre l'intelligence pure et le corps. Constitué de brefs chapitres, écrit de façon libre, cet essai explore les mots, le lexique : comment on a tâché de dire, en latin, et en arabe aussi, ce que d'un seul vocable imparfait nous appelons " pensée ".
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Le monde ancien des Babyloniens est longtemps resté méconnu, réservé à quelques érudits. Grâce à des découvertes exceptionnelles, notamment celles de dizaines de milliers de textes, rescapés des destructions, ce monde révèle ses secrets après quatre mille ans de silence. Daniel Bonneterre propose de suivre la vie quotidienne en passant " par la cuisine " pour faire découvrir l'univers des cuisiniers du roi, maîtres en transformation des ingrédients et respectueux des cultes. L'enquête traverse les palais contemporains du roi Hammourabi de Babylone, autour de 1750 av. J.-C. pour décrire les nourritures, les ingrédients, les plantes, quelques créatures étranges, les interdits alimentaires et les dangers qui les accompagnent. Quels étaient ces dangers, ces moyens, ces recettes des chefs ? Quel en est aujourd'hui l'héritage ? Les manières de table ont-elles leur origine à Babylone ? Pour répondre à ces questions, et à bien d'autres, Daniel Bonneterre a réuni une vaste documentation faite de mythes, de récits, de pièces de la correspondance, celles des rois, des prêtres et des femmes de pouvoir, des textes pris sur le vif. L'accent est mis autant sur les pratiques sociales et religieuses (hospitalité, convivialité, esthétisme, interdits) que sur la culture matérielle, garante d'une tradition efficace (hygiène, santé). Les découvertes présentées ici sont aussi surprenantes qu'inédites : les logiques symboliques à l'oeuvre dans le monde culinaire ancien sont décryptées pour la première fois.
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Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français