La Philosophie du Moyen-Âge. Les courants philosophiques qui ont façonné l'Occident médiéval
Bréhier Emile
CULTUREA
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EAN :9791043116445
L'époque médiévale, s'étendant du VIe au XVe siècle, est une période de transition marquée par la quête d'unité politique et religieuse en Occident, à travers des événements majeurs tels que l'empire de Charlemagne et les croisades. Dans "La Philosophie du Moyen-Age" , Emile Bréhier explore comment l'Eglise, héritière des écoles antiques, devient le principal vecteur de la pensée intellectuelle, enseignant philosophie et sciences dans les monastères et universités. Le livre détaille l'évolution des idées philosophiques en Occident et en Orient, soulignant la transmission des savoirs gréco-latins à travers des figures emblématiques comme Boèce et saint Augustin. Bréhier examine également l'émergence de la philosophie arabe, son interaction avec l'Islam, et son influence sur la pensée occidentale. Le récit s'attarde sur les grandes figures de la scolastique, telles qu'Abélard, Anselme, et Thomas d'Aquin, et sur les débats intellectuels qui façonnent la théologie et la philosophie médiévales. En toile de fond, l'oeuvre met en lumière l'impact des traductions latines d'Aristote et l'essor de l'aristotélisme latin. Cette analyse érudite offre une perspective sur la manière dont la pensée médiévale a jeté les bases de la Renaissance, en maintenant vivante une tradition intellectuelle occidentale face à la civilisation islamique florissante. Le lecteur est invité à un voyage à travers les courants philosophiques qui ont façonné le Moyen Age, découvrant une époque où la raison et la foi s'entremêlent pour former le socle de la pensée occidentale moderne.
Nombre de pages
324
Date de parution
23/06/2026
Poids
420g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9791043116445
Auteur
Bréhier Emile
Editeur
CULTUREA
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20260623
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QUELLES sont les origines et quelles sont les frontières de la philosophie? La philosophie a-t-elle débuté, au VIe siècle, dans les cités ioniennes, comme l'admet une tradition qui remonte à Aristote, ou a-t-elle une origine plus ancienne soit dans les pays grecs, soit dans les pays orientaux? L'historien de la philosophie peut-il et doit-il se borner à suivre le développement de la philosophie en Grèce et dans les pays de civilisation d'origine gréco-romaine, ou doit-il étendre sa vue aux civilisations orientales? En second lieu, jusqu'à quel point et dans quelle mesure la pensée philosophique a-t-elle un développement suffisamment autonome pour faire l'objet d'une histoire distincte de celle des autres disciplines intellectuelles? N'est-elle pas trop intimement liée aux sciences, à l'art, à la religion, à la vie politique, pour que l'on puisse faire des doctrines philosophiques l'objet d'une recherche séparée? Enfin, peut-on parler d'une évolution régulière ou d'un progrès de la philosophie? Ou bien la pensée humaine possède-t-elle, dès le début, toutes les solutions possibles des problèmes qu'elle pose, et ne fait-elle, dans la suite, que se répéter indéfiniment? Ou bien encore les systèmes se remplacent-ils les uns les autres d'une manière arbitraire et contingente...
Émile Brehier nous propose ici une présentation claire et précise de la philosophie au Moyen-Âge : à partir du sommeil de la philosophie au VIe-VIIIe siècle, il dresse une histoire chronologique qui aboutit à la fin de la scolastique au XVe siècle. Il fait une courte biographie et un résumé des idées de tous les philosophes importants de cette longue période. Ce livre montre que le Moyen-Âge, loin d'être la période d'obscurantisme que l'on a longtemps décrit, a été le cadre d'une activité intellectuelle très importante.
Nous avons, dans des volumes antérieurs, ou naître, croître, s'affermir le psychisme. Par l'action des individus, dans les sociétés, où la coopération sert le développement de l'esprit, mais où l'institution souvent l'entrave, la pensée impersonnelle et suprasociale, la raison humaine se constitue. Léon Robin et Abel Reg ont marqué le rôle décisif de la Grèce travaillant avec son génie propre sur le "patrimoine commun" que lui ont légué les Empires orientaux, "A considérer l'évolution de la pensée humaine, la pensée grecque, aux VIe et Ve siècles, en est à la fois la résonance totale et la pointe avancée". Chez un peuple et en un temps privilégié, ce ressort profond de logique, qui, d'après notre hypothèse, anime toute activité, et, par conséquent, fournit le principe essentiel de l'explication historique, apparaît à la conscience réfléchie dans le besoin désintéressé de comprendre, exerce largement son pouvoir, se traduit en méthode rationnelle : et c'est là un des aspects, ce n'est pas nous l'avons dit l'aspect le moins important, du miracle grec"
Dans 'Du sang, de la volupté et de la mort', Maurice Barrès explore des thèmes profonds tels que la mort, la sensualité et le deuil. A travers une prose sombre et éclatante, il évoque la mémoire de Jules Tellier, un ami disparu, et médite sur la condition humaine. Le livre aborde également des réflexions sur l'art, la passion et la solitude, à travers des récits poignants et des portraits saisissants.
Présenter en aperçu l'histoire de ce grand mouvement de l'esprit humain qui nous éleva graduellement de la magie et de l'astrologie à la science moderne, tel est le but de ce petit ouvrage. On a écrit déjà plusieurs fois l'histoire de la magie. Les uns ont cherché dans l'ensemble de ces croyances chimériques des preuves à l'appui de leur solidité ; les autres n'ont voulu que nous inspirer un profond dédain pour tant de folies et d'absurdités ; nul n'a songé à tirer de la comparaison des faits un enseignement réellement philosophique, et à marquer les différentes phases par lesquelles a passé une science qui, toute chimérique qu'elle est, a été cependant le début nécessaire des grandes découvertes qui devaient en ruiner les fondements. Je tenterai de le faire. J'aurais pu accumuler bien des témoignages et grossir ce volume d'une foule de détails intéressants ; mais j'ai voulu me borner à indiquer la voie qu'a suivi l'esprit humain, et je n'ai demandé à mes lectures que les citations indispensables à la démonstration de la vérité. (A. Maury)
Pendant la guerre de 1870 une diligence est pleine de gens qui fuient l'armée prussienne ; au milieu des gens "honnêtes" et bien-pensants, se trouve "Boule de suif" , une prostituée que ses compagnons de voyage méprisent. La diligence est arrêtée dans une auberge par des soldats prussiens dont l'officier exige, pour la laisser repartir, les faveurs de "Boule de suif" . "Boule de suif" qui refuse d'abord par patriotisme, va-t-elle finir par accepter ? Ses compagnons de voyage lui sauront-il gré de sa rigueur patriotique ou de sa complaisance ? Ce court récit est le premier que Maupassant a publié (en 1880). Son maître, G. Flaubert, n'en avait pas jugé dignes ses écrits précédents.
La religion des Celtes constitue un système de pratiques et de croyances basé sur un panthéon mythologique, civique et philosophique des Celtes. Comme les autres peuples de la protohistoire/Antiquité d'Europe, les Celtes ont développé un système religieux polythéiste, dans le cadre duquel officiait la classe sacerdotale des druides. Cette religion s'est progressivement dissoute dans la culture de l'Empire romain à partir du ier siècle av. J. -C. , à l'exception de l'Irlande où la civilisation celtique a continué d'exister jusqu'à l'évangélisation de l'île au ve siècle. Le celtisme fait donc partie intégrante de la tradition occidentale. Les Celtes ont su résister aux invasions romaines, puis aux évangélisations chrétiennes en gardant leur identité principale, une forme originale de paganisme qu'incarnent les druides. Ces prêtres anciens, dont le temple était la nature, maîtrisaient les sciences de la vie, de la mort et de la magie. Ils honoraient les Dieux qui n'étaient pas encore humanisés. Leurs présences invisibles apparaissaient aux Celtes sous la forme d'animaux que les druides et les héros pouvaient reconnaître. Les récits et les épopées celtiques irlandais témoignent de ce panthéon vivant qui influence encore notre imaginaire. Le plus connu des dieux celtes à forme d'animal est le Minotaure, moitié homme et moitié taureau. Ce dieu primitif apparaît sur les enseignes romaines où il occupe le troisième rang après l'aigle et le loup, avant le cheval et le sanglier. Ces conceptions mythologiques constituent-elles une phase intermédiaire entre la notion plus ancienne des dieux à forme animale et la notion des dieux à forme humaine ? C'est la question que, dans son inventaire des figures mythologiques de la Gaule et de l'Irlande, se pose Henri d'Arbois de Jubainville. Il en conclut que, contrairement à l'opinion répandue chez les géographes et les historiens grecs, les druides n'enseignaient pas "la métempsychose pythagoricienne" mais d'autres rites racontés dans cet ouvrage richement documenté.