Nous avons, dans des volumes antérieurs, ou naître, croître, s'affermir le psychisme. Par l'action des individus, dans les sociétés, où la coopération sert le développement de l'esprit, mais où l'institution souvent l'entrave, la pensée impersonnelle et suprasociale, la raison humaine se constitue. Léon Robin et Abel Reg ont marqué le rôle décisif de la Grèce travaillant avec son génie propre sur le "patrimoine commun" que lui ont légué les Empires orientaux, "A considérer l'évolution de la pensée humaine, la pensée grecque, aux VIe et Ve siècles, en est à la fois la résonance totale et la pointe avancée". Chez un peuple et en un temps privilégié, ce ressort profond de logique, qui, d'après notre hypothèse, anime toute activité, et, par conséquent, fournit le principe essentiel de l'explication historique, apparaît à la conscience réfléchie dans le besoin désintéressé de comprendre, exerce largement son pouvoir, se traduit en méthode rationnelle : et c'est là un des aspects, ce n'est pas nous l'avons dit l'aspect le moins important, du miracle grec"
Nombre de pages
736
Date de parution
16/03/2023
Poids
934g
Largeur
148mm
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EAN
9791041947898
Titre
La philosophie du moyen age
Auteur
Bréhier Emile
Editeur
SHS EDITIONS
Largeur
148
Poids
934
Date de parution
20230316
Nombre de pages
736,00 €
Disponibilité
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QUELLES sont les origines et quelles sont les frontières de la philosophie? La philosophie a-t-elle débuté, au VIe siècle, dans les cités ioniennes, comme l'admet une tradition qui remonte à Aristote, ou a-t-elle une origine plus ancienne soit dans les pays grecs, soit dans les pays orientaux? L'historien de la philosophie peut-il et doit-il se borner à suivre le développement de la philosophie en Grèce et dans les pays de civilisation d'origine gréco-romaine, ou doit-il étendre sa vue aux civilisations orientales? En second lieu, jusqu'à quel point et dans quelle mesure la pensée philosophique a-t-elle un développement suffisamment autonome pour faire l'objet d'une histoire distincte de celle des autres disciplines intellectuelles? N'est-elle pas trop intimement liée aux sciences, à l'art, à la religion, à la vie politique, pour que l'on puisse faire des doctrines philosophiques l'objet d'une recherche séparée? Enfin, peut-on parler d'une évolution régulière ou d'un progrès de la philosophie? Ou bien la pensée humaine possède-t-elle, dès le début, toutes les solutions possibles des problèmes qu'elle pose, et ne fait-elle, dans la suite, que se répéter indéfiniment? Ou bien encore les systèmes se remplacent-ils les uns les autres d'une manière arbitraire et contingente...
Émile Brehier nous propose ici une présentation claire et précise de la philosophie au Moyen-Âge : à partir du sommeil de la philosophie au VIe-VIIIe siècle, il dresse une histoire chronologique qui aboutit à la fin de la scolastique au XVe siècle. Il fait une courte biographie et un résumé des idées de tous les philosophes importants de cette longue période. Ce livre montre que le Moyen-Âge, loin d'être la période d'obscurantisme que l'on a longtemps décrit, a été le cadre d'une activité intellectuelle très importante.
L'époque médiévale, s'étendant du VIe au XVe siècle, est une période de transition marquée par la quête d'unité politique et religieuse en Occident, à travers des événements majeurs tels que l'empire de Charlemagne et les croisades. Dans "La Philosophie du Moyen-Age" , Emile Bréhier explore comment l'Eglise, héritière des écoles antiques, devient le principal vecteur de la pensée intellectuelle, enseignant philosophie et sciences dans les monastères et universités. Le livre détaille l'évolution des idées philosophiques en Occident et en Orient, soulignant la transmission des savoirs gréco-latins à travers des figures emblématiques comme Boèce et saint Augustin. Bréhier examine également l'émergence de la philosophie arabe, son interaction avec l'Islam, et son influence sur la pensée occidentale. Le récit s'attarde sur les grandes figures de la scolastique, telles qu'Abélard, Anselme, et Thomas d'Aquin, et sur les débats intellectuels qui façonnent la théologie et la philosophie médiévales. En toile de fond, l'oeuvre met en lumière l'impact des traductions latines d'Aristote et l'essor de l'aristotélisme latin. Cette analyse érudite offre une perspective sur la manière dont la pensée médiévale a jeté les bases de la Renaissance, en maintenant vivante une tradition intellectuelle occidentale face à la civilisation islamique florissante. Le lecteur est invité à un voyage à travers les courants philosophiques qui ont façonné le Moyen Age, découvrant une époque où la raison et la foi s'entremêlent pour former le socle de la pensée occidentale moderne.
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