1914. Guerre et avant-gardes, Textes en français et anglais
Branland Marine
PARIS OUEST
24,99 €
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EAN :9782840162452
L'année 1914 marque plus que jamais la rencontre entre l'avant-garde artistique et l'avant-garde militaire, deux champs qui n'ont cessé d'entrer en friction, depuis le XIXe siècle. En 1914, ces frottements sont tout particulièrement sensibles dans les relations entre les arts visuels et l'histoire, dans un moment où la crise de la conscience européenne se cristallise en catastrophe radicale. La création artistique était alors prise entre différents courants contradictoires, soit pour inscrire la modernité dans une tradition idéalisée soit pour se mettre en quête d'utopies sociales dont les artistes et les architectes se font les hérauts. Dans les tout premiers jours d'août 1914, la violence concrète, immédiate, s'empare brutalement des destins individuels et les réoriente. Tout va se fracturer, les amitiés, les partages internationaux, les engagements : les rendez-vous intellectuels et artistiques internationaux sont annulés. La guerre envahit soudainement les esprits des individus et des sociétés, s'empare des corps et bouleverse les mondes de l'art. Dans les pays belligérants, les artistes rejoignent massivement les rangs des armées. La guerre reconfigure tout et s'insinue partout : même ceux qui échappent momentanément ou définitivement à la mobilisation ou renoncent à s'engager, et qui observent la guerre à distance, s'appliquent à traduire des réorientations dont les motivations sont souvent plus politiques et guerrières qu'artistiques. La réunion de ces multiples approches permet de penser la situation intellectuelle et pratique de la création visuelle pendant les six premiers mois "ordinaires" de l'année, et de comprendre aussi précisément que possible la nature des prises de conscience provoquées par l'événement de la déclaration de guerre ainsi que par les premiers combats. Ce livre explore les strates de sens inscrites dans les oeuvres et les objets, les orientations du goût et du marché, les pensées et les discours critiques et théoriques, afin de faire l'anatomie de ce qui s'est brisé dans les représentations occidentales dans ce temps court - mais essentiel - de l'histoire et de l'art du XXe siècle.
Nombre de pages
210
Date de parution
21/11/2016
Poids
453g
Largeur
180mm
Plus d'informations
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EAN
9782840162452
Titre
1914. Guerre et avant-gardes, Textes en français et anglais
Auteur
Branland Marine
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
180
Poids
453
Date de parution
20161121
Nombre de pages
210,00 €
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Résumé : Qu'a-t-on vu et montré de la Première Guerre mondiale ? Quel rôle ont joué les graveurs (amateurs et confirmés) dans la mise en images de ce conflit aux proportions impressionnantes et qui fut si marquant pour les sociétés impliquées ? Que reste-t-il aujourd'hui de la guerre dans ces images et peut-on encore les comprendre ? Ce livre propose une plongée inédite dans la guerre grâce à l'étude d'un important corpus d'estampes dont certaines sont méconnues. Au plus près des parcours d'artistes et des discours sur l'art, dans trois Etats belligérants alliés pendant la guerre, il s'agit de remonter le fil du temps et des expériences, et de parcourir les territoires de la guerre sur le front ouest. Car derrière les nombreuses images anecdotiques, patriotiques, convenues, innovantes, avant-gardistes, etc. , il y a des hommes et des femmes qui ont vécu la guerre et ont tenté d'en exprimer quelque chose qui soit conforme à leur vision et utile à leurs besoins. Informées par la situation personnelle des artistes et par leurs opinions, les estampes dont il est question engagent le lecteur dans l'histoire, et dans l'histoire de l'art de la guerre de manière sensible. L'art de la gravure est au coeur de cette enquête artistique, historique et anthropologique. Son analyse permet de dépasser certains effets de polarisation : arts plastiques/photographie, synthèse plastique/peinture militaire, patriotisme/rejet de la guerre.
Entre info, intox et pseudo-expertise, comment savoir ce qui est vrai ? En apprenant enfin comment la science construit, et parfois rate, la vérité. Quel est le point commun entre Protée, la divinité homérienne, et Didier Raoult ? Comment aurait-on pu sauver 100 000 nouveau-nés de mort subite du nourrisson ? Pourquoi tous les modèles de COVID-19 se sont-ils trompés ? Cet ouvrage répond à ces questions et à bien d'autres, en ouvrant la porte de la méthodologie quantitative, celle qui s'attelle à compter, mesurer, tester, répliquer. La crise du COVID-19 a dévoilé la " cuisine " interne de la science, mais qui a vraiment pris le temps de vous l'expliquer en détail ? Dans ce livre, je vous fais d'emblée une promesse : tous ces concepts, soi-disant incompréhensibles, je vous les rendrai accessibles. Mieux, je m'efforcerai, chaque fois que je le peux, de vous expliquer l'histoire, l'utilité et les faiblesses de chaque approche. Chercheur, étudiant ou curieux, vous apprendrez à lire une étude, évaluer une preuve et éviter les illusions statistiques. Une boussole pour penser plus clair dans un monde saturé de chiffres.
Résumé : Dans le prolongement des trois précédents ouvrages dédiés au Livre : Le Livre et ses espaces (2007), L'Esthétique du livre (2010), Le Livre au corps (2012), ce quatrième et nouvel opus aborde cette fois le thème des temps du livre. L'ouvrage traite des rapports entre le temps et le livre, le temps et la lecture et s'articule autour de quatre types de temporalités : philosophique, littéraire, numérique et artistique, associées au livre, induites ou générées par ce dernier. Aux temps du livre répond l'espace du livre, un espace irréductible (la forme du livre) enserrant un temps, du temps, mais un espace poreux d'où s?échappent et s?épanouissent des temps multiples (celui de l'histoire, de a mémoire.). Le temps serait l'extériorisation de l'espace intérieur du livre. Si, selon Mallarmé, " le monde existe pour aboutir à un livre ", le livre ne serait-il pas cette forme vivante de concentration et de dilatation ultime du temps ...
Résumé : Ce livre nous fait voyager vers des textes littéraires, des récits personnels d'exil et des interrogations sur l'exode dans la vague des migrations du monde contemporain à l?échelle du globe. La question qui se pose est celle de la définition de l'écriture migrante, définition nécessairement mouvante selon que l'on s'intéresse aux artistes qui choisissent la problématique de l'exil pour mettre en scène un questionnement identitaire ontologique ou à ceux qui, ayant eux-mêmes subi ou choisi l'exil, transforment leur propre exil en un exercice d'espoir dans un double mouvement mnémonique et didactique. Qu'il s'agisse d'une littérature de migrants ou sur les migrants, d'exils politiques ou d'exils imaginaires, l'esthétique de la migrance se construit dans la fracture et dans la perte pour réaffirmer le droit à la vie à travers une nouvelle éducation du regard : celui du sujet sur lui-même et sur l'autre, celui de l'autre sur l'étranger. Dès lors l'exil ne saurait se concevoir simplement comme une expérience purement physique et accidentelle, mais devient la condition même de notre véritable relation à autrui, bouleversant les frontières commodes entre le dedans et le dehors, faisant de tout un chacun tour à tour " un étant qui chemine dans ce qu'il sait ou perçoit du monde " et dont les histoires se donnent à lire comme une " présence au monde [qui] déclenche une mise en mouvement, un obligé d'itinérance, un potentiel d'errance ".
Résumé : Invitant à voyager dans des mises en récit de soi, l'ouvrage présente ces nouvelles expérimentations artistiques en dialogue avec les pratiques du quotidien, en interrogeant le potentiel de refiguration des procédés mis en ouvre, la capacité des sujets à les mobiliser pour produire une expérience esthétique, laisser émerger un vécu, mais aussi visiter une mémoire ou la questionner, raconter une histoire ou seulement l?ébaucher, ouvrir aussi à d'autres virtualités. Entre histoire des représentations et histoire matérielle, études littéraires, visuelles, plastiques et études culturelles, les auteurs ayant contribué à cet ouvrage proposent ainsi différentes perspectives sur l?écriture visuelle de soi et sur ses procédés. Comment aujourd'hui, à l?ère des pratiques photographiques et filmiques amateurs, de la mobilité et de l'importance croissante du numérique, s?écrit visuellement l'intimité ? Selon quels procédés, découpages, montages opèrent les artistes actuels pour tracer les contours du soi contemporain et quels types de narration en proposent-ils ? Bien que partant des pratiques amateurs, c'est dans leur interaction avec les ouvres d'artistes contemporains que les contributeurs de cet ouvrage aborde la réflexion sur les récits visuels de l'intime. Par-delà les pratiques du quotidien, ce sont en effet les langages, les procédés, les mises en ordres artistiques qui en sont proposées (à travers des albums, des films, des récits photographiques, des romans graphiques, des documentaires audiovisuels, des productions muséographiques.) qui sont abordés ici.