
La gravure en Grande Guerre : donner corps à son expérience. France, Belgique, Grande-Bretagne
Qu'a-t-on vu et montré de la Première Guerre mondiale ? Quel rôle ont joué les graveurs (amateurs et confirmés) dans la mise en images de ce conflit aux proportions impressionnantes et qui fut si marquant pour les sociétés impliquées ? Que reste-t-il aujourd'hui de la guerre dans ces images et peut-on encore les comprendre ? Ce livre propose une plongée inédite dans la guerre grâce à l'étude d'un important corpus d'estampes dont certaines sont méconnues. Au plus près des parcours d'artistes et des discours sur l'art, dans trois Etats belligérants alliés pendant la guerre, il s'agit de remonter le fil du temps et des expériences, et de parcourir les territoires de la guerre sur le front ouest. Car derrière les nombreuses images anecdotiques, patriotiques, convenues, innovantes, avant-gardistes, etc. , il y a des hommes et des femmes qui ont vécu la guerre et ont tenté d'en exprimer quelque chose qui soit conforme à leur vision et utile à leurs besoins. Informées par la situation personnelle des artistes et par leurs opinions, les estampes dont il est question engagent le lecteur dans l'histoire, et dans l'histoire de l'art de la guerre de manière sensible. L'art de la gravure est au coeur de cette enquête artistique, historique et anthropologique. Son analyse permet de dépasser certains effets de polarisation : arts plastiques/photographie, synthèse plastique/peinture militaire, patriotisme/rejet de la guerre.
| Nombre de pages | 418 |
|---|---|
| Date de parution | 20/02/2025 |
| Poids | 1 048g |
| Largeur | 170mm |
| EAN | 9782753598201 |
|---|---|
| Titre | La gravure en Grande Guerre : donner corps à son expérience. France, Belgique, Grande-Bretagne |
| Auteur | Branland Marine ; Becker Annette |
| Editeur | PU RENNES |
| Largeur | 170 |
| Poids | 1048 |
| Date de parution | 20250220 |
| Nombre de pages | 418,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

1914. Guerre et avant-gardes, Textes en français et anglais
Branland MarineRésumé : L'année 1914 marque plus que jamais la rencontre entre l'avant-garde artistique et l'avant-garde militaire, deux champs qui n'ont cessé d'entrer en friction, depuis le XIXe siècle. En 1914, ces frottements sont tout particulièrement sensibles dans les relations entre les arts visuels et l'histoire, dans un moment où la crise de la conscience européenne se cristallise en catastrophe radicale. La création artistique était alors prise entre différents courants contradictoires, soit pour inscrire la modernité dans une tradition idéalisée soit pour se mettre en quête d'utopies sociales dont les artistes et les architectes se font les hérauts. Dans les tout premiers jours d'août 1914, la violence concrète, immédiate, s'empare brutalement des destins individuels et les réoriente. Tout va se fracturer, les amitiés, les partages internationaux, les engagements : les rendez-vous intellectuels et artistiques internationaux sont annulés. La guerre envahit soudainement les esprits des individus et des sociétés, s'empare des corps et bouleverse les mondes de l'art. Dans les pays belligérants, les artistes rejoignent massivement les rangs des armées. La guerre reconfigure tout et s'insinue partout : même ceux qui échappent momentanément ou définitivement à la mobilisation ou renoncent à s'engager, et qui observent la guerre à distance, s'appliquent à traduire des réorientations dont les motivations sont souvent plus politiques et guerrières qu'artistiques. La réunion de ces multiples approches permet de penser la situation intellectuelle et pratique de la création visuelle pendant les six premiers mois "ordinaires" de l'année, et de comprendre aussi précisément que possible la nature des prises de conscience provoquées par l'événement de la déclaration de guerre ainsi que par les premiers combats. Ce livre explore les strates de sens inscrites dans les oeuvres et les objets, les orientations du goût et du marché, les pensées et les discours critiques et théoriques, afin de faire l'anatomie de ce qui s'est brisé dans les représentations occidentales dans ce temps court - mais essentiel - de l'histoire et de l'art du XXe siècle.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER24,99 €
Du même éditeur
-

Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo, 2e édition
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri RLe japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.EN STOCKCOMMANDER24,99 € -

La conjuration des hommes libres. Une histoire du serment politique (XVIII-XXIe siècle)
Petit VincentL'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Madame Infante à la cour de Parme. Pouvoir féminin, relations familiales et ambitions dynastiques
Peyrat Morgan ; Poumarède GéraudFille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.EN STOCKCOMMANDER26,00 € -

Face à la fin de vie
Morel VincentRésumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.EN STOCKCOMMANDER10,00 €
De la même catégorie
-

L'odeur de l'ennemi. Fabriquer la haine de l'Autre
Courmont Juliette ; Corbin AlainDès la première année de la Grande Guerre, l'idée se répand chez les Français qu'une odeur nauséabonde accompagne l'ennemi. Présente dans le sillage des troupes, elle imprégnerait les lieux occupés par les Allemands et, pour certains, elle infesterait même leurs cadavres. Aberrante au premier abord, la dénonciation olfactive de l'ennemi est trop présente pour être mise sur le compte de l'égarement de quelques-uns. On mesure à la lecture d'écrits intimes, de correspondances et de la presse que la puanteur allemande n'est pas un objet de propagande, mais un préjugé ancré auquel le monde scientifique apporte sa caution. En effet, s'appuyant sur des enquêtes et des comparaisons de prélèvements, le Docteur Edgar Bérillon interprète le mystère de la mauvaise odeur allemande comme le résultat d'une absence de contrôle des affects entraînant une sudation surabondante. Il s'agit, selon ce médecin reconnu, d'un caractère de race qui trahit l'essence animale de l'adversaire. Une "racialisation" du conflit se met en place dont la rhétorique va prospérer pendant tout le XXe siècle. Ce livre original apporte ainsi une contribution importante à une anthropologie historique de l'altérité, voire de la haine.EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

La Première Guerre Mondiale
Keegan John ; Keruzoré Noëlle ; Cervesi Pierre-OliRésumé : John Keegan, considéré comme l'un des plus talentueux historiens de la guerre, présente une histoire de 1914-1918 sans équivalent aujourd'hui, celle d'une guerre qui implique Africains autant qu'Indiens, Canadiens ou Japonais. En même temps, il n'oublie ni les enjeux nationaux ni les tensions sur les lignes de front, et cette perspective lui permet de s'affranchir des stéréotypes couramment répandus, tels que la responsabilité écrasante de l'Allemagne dans le déclenchement du conflit, de la guerre fraîche et joyeuse des débuts, les " erreurs " allemandes sur la Marne ou à Verdun, les mauvais choix stratégiques anglais ou les insuffisances chroniques de la France. Il replace dans leurs justes proportions le rôle des Russes, le poids des Autrichiens, des Britanniques ou des Américains. Par son analyse originale, il réussit à donner la mesure mondiale de cette guerre et de ses conséquences.EN STOCKCOMMANDER11,00 € -

Lawrence d'Arabie
Guillaume AndréLes facettes de Thomas Edward Lawrence (1888-1935) sont si nombreuses que sa vérité est plus insaisissable que la légende qu'ont propagée ses hagiographes comme ses détracteurs. Historien et archéologue, orientaliste, poète, géologue, photographe, diplomate, agent de renseignements, chef de guerre, il fut l'ami d'hommes aussi différents que Winston Churchill et Bernard Shaw. D'une incroyable témérité, héros de la Grande Guerre au Proche-Orient, il souleva le monde arabe contre le vieil Empire ottoman et sa guérilla du désert apporta une contribution décisive à la victoire alliée. Mais plus que tout c'était un écrivain, et la prose dense, intense, des Sept Piliers de la sagesse captive son lecteur en lui jetant sous les yeux une poétique moisson de paysages, d'actions, de réflexions, de visages. Il pouvait prétendre aux plus grands honneurs, mais il s'en détourna pour se fondre dans la masse des sans-grade d'une armée de métier. Simple mécanicien dans les armes techniques, il écrivit alors un autre chef-d'oeuvre, plus introspectif que le précédent, La Matrice. La lutte de ce serviteur de l'Empire britannique et des peuples arabes fut certes trahie par le cynisme des politiques, mais son génie sut transmuer ses échecs et sa misère intime pour les dépasser et en faire des oeuvres de vérité. André Guillaume est professeur émérite de civilisation britannique à l'université de Paris-IV-Sorbonne. Spécialiste de la littérature anglaise du XIXe siècle, il a établi et traduit, avec Renée Guillaume, la grande édition de référence en langue française des Sept Piliers de la sagesse ('La Pochothèque', 1995).EN STOCKCOMMANDER31,40 €

