Vingtième siècle N° 135, juillet-septembre 2017 : 1917, un moment révolutionnaire
Branche Raphaëlle
SCIENCES PO
23,00 €
Epuisé
EAN :9782724635270
Les "dix jours qui ébranlèrent le monde", pour reprendre le titre du célèbre opus du journaliste états-unien John Reed, ont, par l'instauration d'un pouvoir communiste inédit, marqué l'histoire de la Russie et celle du 20e siècle.Toutefois, le moment originel d'effondrement de l'Empire russe et du tsarisme dans le contexte de la guerre mondiale a été très largement recouvert par la mémoire et l'histoire du régime issu de la révolution bolchevique. En cette année du centenaire des révolutions russes de février et octobre 1917, Vingtième Siècle propose de réinterroger la polysémie et la polyphonie du moment 1917 et la manière dont l'événement s'inscrit clans l'agencement des temporalités historiques russes, européennes et transnationales. Nourri des recherches internationales les plus actuelles et des archives récemment ouvertes, ce numéro s'articule en trois axes : les dynamiques politiques de l'année 1917, les contagions, appropriations et résistances aux marges de l'Empire, les sociétés en mouvement et les perceptions de l'événement révolutionnaire.
Nombre de pages
250
Date de parution
14/09/2017
Poids
380g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782724635270
Titre
Vingtième siècle N° 135, juillet-septembre 2017 : 1917, un moment révolutionnaire
Auteur
Branche Raphaëlle
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
170
Poids
380
Date de parution
20170914
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Très tôt, au cours de la guerre d'Algérie, des révélations firent connaître à l'opinion publique métropolitaine certains détails de l'usage de la torture par l'armée française. Les "opérations de maintien de l'ordre" dépendaient des autorités civiles mais leur réalisation fut laissée de plus en plus largement à l'appréciation de l'armée au fur et à mesure que l'insurrection nationaliste gagnait du terrain. Des débats passionnés mirent aux prises intellectuels et journalistes, hommes d'Eglise et hommes d'armée, avocats et écrivains. D'anciens soldats témoignèrent ; des victimes aussi : personne ne pouvait ignorer qu'en Algérie des militaires français pratiquaient la torture. Il fallait aller au plus près du terrain pour comprendre pourquoi, en définitive, tant de militaires français purent pendant plus de sept ans commettre des exécutions sommaires et des actes de torture et le faire avec l'assurance qu'obéissant à des ordres ils étaient ainsi au service de leur pays. Raphaëlle Branche éclaire comme jamais auparavant les mécanismes de la torture : si la référence à la période de l'occupation allemande était alors omniprésente, ils trouvent leur origine dans le racisme colonial et les méthodes héritées de la guerre d'Indochine.
Jamais les historiens ne s'étaient penchés avec autant d'attention sur l'usage de la torture en Algérie, même si certains avaient témoigné, commes Henri Alleg dans La Question ou Louisette Ighilahriz dans L'Algérienne. Et pour cause : outre le déni dont elle a fait l'objet de la part des militaires (jusqu'aux mémoires du général Aussaresses Services spéciaux en Algérie) et des politiques, les archives publiques militaires demeuraient inaccessibles. C'est toute la force de Raphaëlle Branche que d'aborder son sujet frontalement, sans concessions, à partir de documents et de témoignages inédits. Et de révéler scientifiquement ce que les autorités françaises refusaient de voir : oui, la torture a bel et bien été pratiquée méthodiquement par les militaires entre 1954 et 1962. Plus accablant encore : l'auteur démontre que son usage relève alors d'une "raison d'État en marche", implacable, terrifiante, qui n'a rien d'accidentel et qui implique tout autant l'armée que le pouvoir politique. En nourrissant son enquête d'éléments empruntés à l'anthropologie et à la sociologie, Raphaëlle Branche restitue une des pages les plus sombres de l'histoire contemporaine. Au-delà de la force de sa démonstration, elle parvient à redonner une dimension douloureusement humaine à cette guerre restée longtemps sans nom. Une contribution essentielle à la connaissance et la compréhension de la guerre d'Algérie. --Sylvain Lefort
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.