Société post-esclavagiste et management endogène. Le cas de la Guadeloupe
Braflan-Trobo Patricia ; Raboteur Joël
L'HARMATTAN
19,00 €
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EAN :9782296081710
Voilà un ouvrage qui pour la première fois traite de la gestion des ressources humaines et du management des organisations dans une société post-esclavagiste. L'auteur intègre, et c'est là une approche nouvelle, les théories sur la conduite des esclaves jusqu'ici ignorées des études de management, aux principales techniques relatives à l'organisation du travail, bien avant le taylorisme. A travers le cas de la Guadeloupe, l'ouvrage analyse l'évolution des modalités de gestion d'une société esclavagiste où l'homme dit noir avait le statut de bien, d'outil de production, à une société moderne où il lui est demandé d'être une ressource, humaine. L'auteur étudie à partir du "nèg pé pa dirijé nèg" (Le nègre est incapable de manager le nègre) les conséquences de ce déni historique de l'homme qui a été dit noir sur les problématiques de management dans la société guadeloupéenne contemporaine. L'éclairage apporté par cet ouvrage permet théories occidentales de management ne sont pas universelles et qu'il convient à chaque pays de produire, à partir de ses propres éléments de contexte (histoire, culture, économie,...) et de ses dynamiques sociales intrinsèques, un modèle de management qui lui soit endogène. Biographie de l'auteur Patricia Braflan-Trobo est Chargée de Mission à l'ANPE. Elle est professeur de Gestion des Ressources Humaines et plaide pour un enseignement et une pratique du management à la lumière de l'histoire des relations de travail de la Guadeloupe.
Nombre de pages
183
Date de parution
26/02/2009
Poids
255g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296081710
Titre
Société post-esclavagiste et management endogène. Le cas de la Guadeloupe
Auteur
Braflan-Trobo Patricia ; Raboteur Joël
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
255
Date de parution
20090226
Nombre de pages
183,00 €
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A partir de l'analyse comparative de conflits sociaux du travail en Guadeloupe, fondée sur l'étude approfondie de tracts, de courriers échangés entre grévistes et direction, de protocoles d'accord, l'ouvrage met au jour les stratégies généralement mises en oeuvre par les parties lors des grèves et révèle l'importance du facteur socioracial en Guadeloupe, et suggère des solutions managériales adaptées.
Comment avoir une forte et saine estime de soi quand on est afro-guadeloupéen dans la société post-esclavagiste guadeloupéenne moderne ? Cet ouvrage, le premier sur le sujet, propose de comprendre ce qu'est l'estime de soi, de découvrir en quoi la construction identitaire des Guadeloupéens afrodescendants peut être un obstacle à leur accession à une image de soi, une estime de soi et une confiance en soi ancrées dans l'assurance qu'ils ont de la valeur. L'autrice montre comment des proverbes stigmatisants et humiliants pour les Guadeloupéens d'ascendance africaine, couramment utilisés en Guadeloupe, sont une entrave à leur accession à une juste estime de soi et propose des solutions pour conjurer ces proverbes-prophéties.
Quel a été l'impact de l'abolition de l'esclavage de 1794 sur la place qu'occupent les femmes dans la société guadeloupéenne ? En quoi la guerre de 1802 menée contre ce rétablissement a pu être propice à l'émergence des femmes sur la scène politique ? Ces ruptures de l'ordre social, hiérarchique et de couleur ont-elles pu permettre une émergence précoce des femmes guadeloupéennes sur la scène politique et dans le débat public, ce qui ferait de la Guadeloupe le lieu d'une exception féminine dans la Caraïbe ? À travers cet ouvrage, l'autrice démontre que les nombreuses ruptures historiques, sociales et économiques en Guadeloupe ont entraîné des ruptures hiérarchiques du point de vue de la couleur de la peau, du point de vue économique, mais ont aussi affecté la supériorité du genre. Les inégalités entre femmes et hommes s'en sont trouvées réduites, permettant un accès précoce des femmes aux responsabilités politiques, dans le débat public et l'émergence d'un féminisme guadeloupéen endogène.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...