Le Coq-Héron N° 200, Mars 2010 : Quelle transmission en psychanalyse ?
Brabant Eva
ERES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782749212036
Extrait Dossier I : La singularité d'une transmission (Titre du colloque organisé le 5 avril 2008 à Toulouse par le IVe groupe OPLF sous la direction de Brigitte Dollé-Monglond) Extrait de l'avant-propos de Brigitte Dollé-Monglond Pourquoi une transmission singulière en psychanalyse ? Présentation du thème La dimension de la transmission traverse en tout sens le champ de la psychanalyse même si celle-ci n'en a pas pour autant le monopole. Généralement, elle donne à penser à la transmission de la psychanalyse, de l'oeuvre freudienne et celle de ses héritiers, renvoyant sur la formation des analystes, thème largement exploré et revisité dans nos horizons professionnels. Le mouvement qui a guidé ma réflexion pour proposer cette thématique est d'un autre ordre et s'origine à différentes sources : clarifier ce questionnement en démêlant les acceptions distinctes qu'il implique, et mettre en exergue que la psychanalyse représente bien une voie singulière de transmission, irréductible dans sa spécificité, notamment si l'on se penche sur ce travail pour une part cependant silencieux de l'analyste. Il repose sur un postulat : nous ne transmettons pas uniquement dans nos îlots institutionnels, dans nos colloques ou nos écrits, mais bien au coeur de cette solitude particulière de la pratique quotidienne. Dès lors que l'on pose cette ligne de pensée, elle fait surgir son corrélat d'interrogation, le prisme a changé, le sens même du terme transmission a pivoté.
Nombre de pages
179
Date de parution
25/03/2010
Poids
401g
Plus d'informations
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EAN
9782749212036
Titre
Le Coq-Héron N° 200, Mars 2010 : Quelle transmission en psychanalyse ?
Auteur
Brabant Eva
Editeur
ERES
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0
Poids
401
Date de parution
20100325
Nombre de pages
179,00 €
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Le Coq-Héron s?intéresse depuis longtemps aux apports de Sandor Ferenczi à l?oeuvre freudienne et à ceux d?analystes, hors normes et quelque peu rejetés par l?Institution analytique de leur époque, comme Erich Fromm (cf le n° 182) ou Otto Rank qui fut ami de Ferenczi et coauteur avec celui-ci de Perspectives de la psychanalyse en 1924 (sur l?interdépendance de la théorie et de la pratique). Ce numéro rend compte notamment des Conférences américaines de Rank (1924-1938) publiées par Robert Kramer sous le titre A Psychology of Difference (Princeton University Press,1996). " Rank y apparaît étonnamment précurseur, parlant de la névrose comme d?un échec de la créativité, et de l?être humain souffrant comme d?un artiste manqué ; il y explore dans une langue simple les riches interactions du "Je" et du "Tu", entre la séparation et la fusion, entre l?individuel et le collectif, entre la volonté et l?amour, entre la créativité et la culpabilité " (Rollo May).
Brabant Eva ; Hachet Pascal ; Nachin Claude ; Boll
Huit contributions, qui touchent tant à la théorie qu'à la clinique et au regard que les psychanalystes peuvent accorder aux productions culturelles, donnent ici un aperçu de la richesse et de la diversité des travaux qui prennent pour repères les recherches princeps de Nicolas Abraham et de Maria Torok sur le "symbole psychanalytique" et sur les "ennemis de l'introjection" comme les "inclusions", voire les "cryptes", constituées dans le Moi à la suite d'expériences rendues indicibles par la honte et la peur, et les "fantômes dans l'inconscient", construits sous l'influence transgénérationnelle de ces traumas psychiques.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
Aujourd'hui, de plus en plus de personnes sont aidées sous influence, sous injonction, sous contrainte. Sans qu'ils ne l'aient réellement voulu ou demandé, nombre de nos concitoyens sont invités, voire convoqués chez des éducateurs, travailleurs sociaux ou psychologues (que l'injonction soit médicale, administrative ou judiciaire). Véritable oxymore, l'aide contrainte trouve sa justification dans la protection des enfants, des adolescents, des femmes battues, des personnes fragiles, des aînés... La gestion de toute déviance, de toute délinquance, y conduit inéluctablement, ce dont témoigne le glissement législatif tant en Suisse, qu'en France, en Belgique ou encore au Québec. A travers sa pratique dans le domaine de la protection de l'enfance, l'auteur décrit l'inconfort de la position des "aidants" professionnels et analyse la double contrainte à laquelle elle conduit. Pour dépasser ce paradoxe, les intervenants sociaux doivent envisager des changements profonds dans leurs approches, leurs méthodologies. Ce livre ouvre des pistes de réflexion sur l'étendue des possibles et la création de nouvelles marges de manoeuvre. Il présente sans complaisance les démarches alternatives mises en oeuvre au sein du centre d'intervention psycho-médico-social Carpe, dans lesquelles ni le juge, ni les parents, ni les enfants ne sont disqualifiés.
Résumé : Danièle Linhart analyse en quoi la logique du management moderne n'est pas si éloignée de celle qui a prévalu dans le taylorisme. Dans les deux cas - déshumanisation et sur-humanisation - c'est la dimension professionnelle des salariés qui se trouve attaquée. Désormais le management moderne revendique l'idée que le salarié est avant tout un être humain dont il faut prendre en considération les besoins, les aspirations, comme les faiblesses. Ce livre montre que derrière cette idée louable s'organise en réalité une disqualification des métiers, de la professionnalité, de l'expérience qui tend à renforcer la domination et le contrôle exercés par les dirigeants. Gérer les salariés en fonction de leur seule condition humaine, c'est nier le fait qu'au travail, ils tiennent des rôles, exercent des fonctions dont ils sont les experts et qui mettent des limites à l'envahissement de leur vie personnelle.