
De la Mère et de la Patrie
Écrite en 2008, la pièce de Bozena Keff rencontra un écho retentissant en Pologne lors de sa création. C’est qu’elle témoigne avec une violence et une profondeur rares des enjeux qui secouaient alors – et qui continuent à ce jour – la société polonaise, entre souvenirs de la Shoah et montée d’un antisémitisme d’État. Si elle révèle les tensions d’un pays en prise avec sa mémoire, elle met au jour aussi celles de l’Europe et de notre temps. À l’heure où les derniers survivants des Camps disparaissent, c’est la question du devenir de notre Histoire qui se pose, des fantômes qui la hantent. Bo ena Keff est de cette génération des enfants des survivants des Camps, qui voudrait être auteur de son histoire. Entre mémoire maternelle et violence paternelle, entre Histoire et Patrie, entre le silence du passé et l’impasse du présent, comment s’inventer une vie qui soit résolument la nôtre ? C’est dans une pièce qui prend la forme d’un oratorio sidérant de puissance, convoquant figures mythiques et contemporaines, Demeter et Lara Croft, lyrisme prophétique et rage de l’insulte, que Bo ena Keff convoque l’histoire pour mieux terrasser ces fantômes – ou apprendre à vivre avec eux ? Pièce énigmatique et vertigineuse, « oeuvre-monstre » comme le disent les deux traductrices de cette pièce, Sarah Cillaire et Monika Próchniewicz ; qui propose la première traduction en français de cette oeuvre fondamentale : De la Mère et de la Patrie traverse les formes les plus antiques du théâtre pour dire la tragédie du présent, afin aussi de trouver les forces de lui résister.Arnaud Maïsetti
| EAN | 9782371775114 |
|---|---|
| Titre | De la Mère et de la Patrie |
| Auteur | Bozena Keff |
| Editeur | PUBLIE NET |
| Largeur | 600 |
| Poids | 180 |
| Date de parution | 20180117 |
| Nombre de pages | 104,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Babitchka. Grand-mère - Tableaux de la vie campagnarde
Nemcova Bozena ; Antolin EurydiceLa babitchka (grand-mère en tchèque) de Bozena Nemcova est devenue au fil des ans la grand-mère la plus célèbre, la plus célébrée et la plus choyée de la littérature romanesque tchèque. D'un regard serein, cette vieille femme observe les saisons défiler sur une petite vallée de Bohême et lorsque celle-ci se voit troublée par les catastrophes naturelles, par la présence de l'armée, les vicissitudes de l'amour, la tragédie amoureuse ou la folie, sa sagesse et son humour, en quelques mots, ramènent calme et gaieté sur ce petit coin d'univers. Premier grand roman de la littérature tchèque, "chaleureux comme la parole maternelle" (Jaroslav Seifert), Babitchka (Babicka) fait l'objet d'un véritable culte dans son pays. La vallée de Ratiborice, au nord-est de la Bohême, rebaptisée "Vallée de Babitchka", continue d'être visitée, et le roman, trois fois adapté à l'écran, a connu plus d'une centaine d'éditions.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,30 € -

Venise sur les pas de Casanova. De la peinture du XVIIIe siècle à la bande dessinée
Kowalczyk Bozena Anna ; Beaujean StéphaneHuit dessinateurs de bande dessinée sont partis sur les traces de Casanova à Venise, la ville muse peinte au XVIIIe siècle par Canaletto et Guardi : François Avril, Griffo, Miles Hyman, Kim Jung Gi, Tanino Liberatore, Loustal, Milo Manara et Zep. La nouvelle exposition organisée par le fonds Glénat pour le patrimoine et la création. Parmi les célèbres observateurs de Venise, deux peintres du XVIIIe siècle, Giovanni Antonio Casal, dit Canaletto (1697-1768), et Francesco Guardi (1712-1793), ont fait école dans l'art des "vedute", ces tableaux de format souvent réduit que les aristocrates conservaient en souvenir de leur séjour dans l'opulente Cité des Doges. Le scandaleux Giacomo Casanova (1725-1798), quant à lui, déambule dans une Venise plus interlope. C'est ce double regard que montrera l'exposition : d'un côté une Venise officielle, avec ses canaux et ses palais, de l'autre des illustrations inédites et contemporaines dans les pas de Casanova? Huit grands noms de la bande dessinée ont réalisé sur place des oeuvres inédites mettant en scène le scandaleux aventurier et différentes vues de la ville. François Avril, Griffo, Miles Hyman, Kim Jung Gi, Liberatore, Loustal, Manara et Zep ont relevé ce pari : faire en toute liberté le portrait de la ville et de l'un de ses personnages mythiques, sans contrainte de format ni de technique. Les dessins nés de ce voyage dialogueront avec des tableaux italiens exceptionnels, provenant des plus grands musées français.EpuiséVOIR PRODUIT15,00 € -

BERNARDO BELLOTTO 1740, A JOURNEY TO TUSCANY
KOWALCZYK, BOZENA ANSur commande en 6-10 joursCOMMANDER28,01 €
Du même éditeur
-

Fenêtres sur le monde
Bozier RaymondFenêtres sur le monde, de Raymond Bozier, est d'abord paru chez Fayard en 2004.Depuis, ce livre est devenu un classique pour les animateurs d'ateliers d'écriture. L'immense force de ce livre, c'est son grand écart : d'un côté, après le11 septembre2001 et l'attentat du World Trade Center, notre rapport à la ville bascule. C'est la nappe sous-jacente, qui unifie les37 fenêtres de Bozier. Parce qu'elles sont listées, dans la table des matières qui ouvre le livre. Ce sont celles que nous portons chacun : ce qu'on voit de la cuisine, ce qu'on voit de la salle où on enseigne, ce qu'on voit de cette chambre de hasard, ou de cette salle de réunion au ministère le jour que. Mais le pare-brise de la voiture, sur le trajet du matin, est aussi une fenêtre. Et les photos sur le mur, au-dessus de la table de travail. Et l'espace urbain, il nous donne quoi à voir : vitrine d'une cafétéria de supermarché, ça ne nous choque pas dans un film, et on ne saurait s'en saisir en littérature ... A sept ans de la parution initiale, Raymond Bozier complète, augmente, révise. Le texte que nous présentons ici est inédit en partie, édition neuve. Nous mûrissons chacun dans l'intérieur de chantiers qui deviennent des chantiers-vie. Alors la version numérique devient l'expression de ce chantier. Un livre essentiel pour les chantiers-ville d'aujourd'hui. À vous, pour le prolonger, de faire l'inventaire de vos propres37 fenêtres ...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER17,95 € -

Comment va le monde avec toi
Morali LaureC'est d'abord un chant de retour. Une femme revient sur une île de Bretagne, dans le paysage de mer où elle a grandi. Elle habite sous un phare, et la nuit ravive les fantômes. Entre le pays et soi, désormais, un décalage, par toutes ces années d'Amérique collées sur la peau. Alors lancer des mots à la mer, par petits éclats, comme les messages des sémaphores. Une adresse à un aïeul, un capitaine qui est allé se perdre à l'ouest aussi, longtemps avant. Et le reflux des souvenirs, premières amours, cassures et dérives, pour s'éclairer où il y a eu partage des eaux, entre rester et s'en aller. Tout ce que nous aurions pu faire si nous n'étions pas partis au loin est resté inachevé. Les fantômes ne sont pas des morts, ce sont des vies que nous avons laissées en suspens.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER12,90 € -

Monkey's requiem
Matthieu HerveNous sommes à Arles, le 18 mars 1888. Nous sommes à Saragosse. Nous sommes à Londres. Nous sommes en novembre 1887, à Paris. Nous sommes en Slovénie, au Maroc. Nous sommes à Valparaiso, nous sommes au nord de la Suède, en 1889, nous sommes à Porto. Nous sommes à Belleville. Nous sommes à Séville, en Irlande, dans les Balkans. Nous sommes en 2007, en 1992, en 1964, en 1940. Nous sommes partout, nous sommes tout le temps, guidés par le décortiqueur de vies qu'est Matthieu Hervé, qui prend la casquette d'un biographe marionnettiste, et fait se croiser au gré des époques et des pays, des hommes et des femmes qui s'aiment, écrivent, peignent, souffrent, fuient, trompent, se trompent, philosophent, font du cinéma, du cirque, voyagent, luttent contre la maladie, découvrent la poésie, l'architecture, l'art, la mélancolie, le tragique, le silence, espèrent, jouent, jouissent et meurent, chacun dans leur petit monde, dans leur petit espace-temps à eux, qui enfin éclosent, émergent, et surprennent comme autant de gigantesques monuments qu'on croiserait au détour d'une ruelle. Et peut-être que tous ceux-là ne forment en fait qu'une seule et même personne, pourquoi pas un jeune homme solitaire assis à la table d'un bar, qui écoute ce qui se passe autour de lui, qui murmure tout bas, et qui construit son petit théâtre personnel : coté cour et côté jardin, ses personnages alignés, entrant en scène chacun leur tour, un peu solennels, attendant que l'autre ait fini de vivre ce qu'il devait vivre ; en face, son public, les lecteurs ; dans la fosse, l'orchestre et son chef, un singe en queue-de-pie ; et puis l'écho du monde comme souffleur.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER19,65 € -

A même la peau
Savelli AnneBien corsetés, ce serait donc ce que nous sommes, et le monde de l’éveil celui de toutes les frontières ? Squelette, peau, graisse, muscle, poil, cheveux, langue, sans oublier la façon dont nous fûmes nourris, bercés, rassurés, rejetés, éduqués, testés, amoindris, jugés, excités, refroidis : tout cela nous circonscrirait à une forme, une seule, inamovible ? Comment vivre au plus près des corps ? Ce diptyque, Anne Savelli l'a écrit à leur contact. Tout contre. Né d'une collaboration avec la compagnie de danse Pièces détachées, c'est un roman double qui prend comme point de fixation la peau, les os, les muscles dans ce qu'ils ont de plus minéral, parfois, mais aussi de plus volatile. Ballet de mouvements qui écrivent autant qu'ils inventent leur rapport à l'autre et au monde, d'une part ; de l'autre, vertige de la fixité dans une série stroboscopique de photographies qui puisent autant dans les zones d'ombre du modèle que dans son éclat. En creux, c'est tout un monde de luxe, de perfection physique et de domination qui va se déployer et dont le récit tentera de reconstruire, d'assembler, de réécrire l'identité dans une forme proche de l'enquête fragmentée. C’est l’histoire d’un corps qui s’effondre, toujours. C'est aussi le lieu choisi pour une élévation d'une grande poésie.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER14,60 €
De la même catégorie
-

Au coeur de la violence
Louis Edouard ; Ostermeier Thomas ; Borchmeyer FloReda se lève et marche d'une extrémité à l'autre de la chambre. Reda : tu vas le payer, je vais te buter moi sale pédé, tu m'as insulté de voleur, je vais te faire la gueule pédale. Edouard, Voix intérieure : voilà pourquoi. Il désire et il déteste son désir. Maintenant il veut se justifier de ce qu'il a fait avec toi. Il veut te faire payer son désir. Il veut se faire croire que ce n'était pas parce qu'il te désirait que vous avez fait tout ce que vous avez fait mais que ce n'était qu'une stratégie pour faire ce qu'il te fait maintenant, que vous n'avez pas fait l'amour mais qu'il te volait déjà. Reda, hurlant : sale pédé ! T'es qu'un putain de sale pédé ! Il secoue Edouard. Soudain il se calme. Il l'embrasse. arrête d'avoir peur, je suis sensible, j'aime pas quand les gens ont peur ou quand les gens pleurent." En 2018, Thomas Ostermeier a adapté pour le théâtre le roman d'Edouard Louis, Histoire de la violence, avec l'auteur. Au coeur de la violence est le fruit de cette collaboration.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER14,00 € -

Fin de partie
Beckett SamuelDans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à cher-cher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin. Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un "message", d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER8,00 € -

En attendant Godot
Beckett SamuelUn des pionniers du Théâtre de l'Absurde, Samuel Becket, offre un spectacle qui fait rire jaune à plus d'une reprise. Deux personnages en attendent un troisième et pendant cette attente, ils refont le monde à leur manière. Jamais ce que l'on nomme l'absurde n'aura été si visionnaire et réellement vrai.En stockCOMMANDER8,00 € -

Douze Hommes en colère
Rose Reginald ; Guedj Attica ; Meldegg StephanLes jurés se réunissent pour délibérer à l'issue d'un procès dont l'accusé est un adolescent de seize ans inculpé pour parricide. Les preuves manquent et il clame son innocence. Mais les témoignages sont graves, précis et concordants. S'il est reconnu coupable, le jeune homme sera condamné à mort. Onze jurés sur douze votent "coupable". Le huitième Juré explique son veto, analyse les témoignages, décortique les contradictions, et peu à peu le doute gagne les onze autres jurés. Condamnera-t-on à mort ce garçon?EpuiséVOIR PRODUIT10,20 €

