Héros et dieux du Nord s'inscrit dans la série des guides iconographiques après La Bible et les saints, Héros et dieux de l'Antiquité et les Dieux du bouddhisme. La mythologie nordique, contrairement à celle du monde gréco-romain, est assez mal connue en France: ce volume se propose de nous la faire découvrir, notamment à travers les représentations artistiques qu'elle a suscitées de la préhistoire à nos jours.Près de cent cinquante notices - de AEgir (Océan) au géant Ymir, en passant par le "beau dieu" Baldr, l'énigmatique Loki, Odinn, Thorr, les valkyries - mettent donc en scène les différents personnages du panthéon scandinave, auxquelles s'ajoutent quelques notices plus générales sur l'art viking, les gravures rupestres, les sagas ou encore le mythographe islandais Snorri Sturluson (début du XIIIe siècle).Comme pour les précédents volumes de la série, chaque notice comprend la tradition mythologique, les principales représentations, les attributs éventuels, les sources (saga, Edda, etc.), une bibliographie et des renvois aux notices corrélatives. Le volume se termine par une bibliographie générale et un index.
Nombre de pages
185
Date de parution
01/01/1999
Poids
535g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782080122742
Titre
HEROS ET DIEUX DU NORD. Guide iconographique
Auteur
Boyer Régis
Editeur
FLAMMARION
Largeur
155
Poids
535
Date de parution
19990101
Nombre de pages
185,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il ne fait pas bon être vieux et chétif lorsqu'on est viking : Hâvardr le boiteux, jadis un grand guerrier, est terrassé par le chagrin après l'assassinat de son fils, dans un combat inique, par l'ignoble Thorbjörn. Kivardr trouvera-t-il un second souffle pour porter à nouveau les armes et venger son honneur bafoué ...
Les Sagas islandaises en prose, qui datent pour la plupart du XIIIe siècle, se situent aux frontières de l'histoire et de la légende. Elles rapportent dans un style laconique, avec un humour noir et froid, les exploits des colonisateurs de l'Islande et de leurs descendants. Sans lyrisme aucun, oscillant entre la banalité du quotidien et la démesure de l'exceptionnel, les auteurs, presque tous anonymes, ont su traduire une grandiose conception de la condition humaine : véritables artisans de leur destin, les personnages préservent, par la vengeance, la réputation qui les sauvera de l'oubli et les fera triompher de la mort.
Avec ce gros volume des miscellanées de Régis Boyer se clot la trilogie des études scandinaves ? Mythes et religions scandinaves (2012) et Histoires nordiques centrées sur les Vikings et l'Islande (2013) ? pour un éclairage à la fois savant et accessible sur les peuples du nord. Regis Boyer a consacré toute sa vie et sa carrière à al diffusion des lettres et de la culture scandinaves. Une oeuvre abondante ? études et traductions, multiples articles et supports de cours qu'il est apparu nécessaire de réunir afin de la mettre au service du public. Ce travail a été entrepris selon une double orientation : d'une part, divulger, faire connaître les domaines danois, islandais, norvégien et suédois ; d'autre part, et peut-être surtout, démythifier, démystifier ces questions qui, pour des raisons difficiles à élucider, suscitent chez nous des erreurs à la fois grossières et tenaces. Une riche bibliographie vient compléter le propos. Régis Boyer est professeur émérite de langues, littératures et civilisations scandinaves à l'Université Paris IV-Sorbonne. Parmi les meilleurs spécialistes de la littérature d'Europe du Nord, ancienne et moderne qu'il a largement traduite, il a été directeur de l'Institut d'études scandinaves de 1980 à 2001. Il poursuit chez Riveneuve la publication en recueil de ses nombreux articles.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.