Ce livre unique dans la littérature médiévale occidentale pourrait à lui seul justifier l'appellation " miracle islandais " dont on a coutume de qualifier les XIIe et XIIIe siècles islandais. Il s'agit d'une sorte de recensement, à partir de 874, des colonisateurs de l'Islande. Partis en général de Norvège, après de longues escales en territoires celtiques, ils vinrent s'établir dans ce pays à peu près désert : rites de prise de possession du sol, installation, mise en place progressive d'une société originale, instauration d'une législation minutieuse, d'un pouvoir reposant sur le respect de la loi, départ de l'histoire de grandes familles que l'on retrouvera au premier plan des sagas les plus célèbres, attention à la valeur humaine de fortes personnalités. Le tout est conté en un style marqué de réalisme dru, d'économie de moyens et de rapidité, qui fera aussi le succès des sagas. C'est d'ailleurs la même vision de la vie et du monde : confiance dans le destin, sens intransigeant de l'honneur et, en cas d'offense, exercice impitoyable de la vengeance. En outre, les auteurs des différentes versions, conscients de reconstruire le passé, ne négligent pas de consigner croyances et rites anciens, plongeant ainsi le lecteur dans un univers païen.
Nombre de pages
382
Date de parution
26/05/2000
Poids
500g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782503509976
Titre
Livre de la colonisation de l'Islande
Auteur
BOYER
Editeur
BREPOLS PUBLISH
Largeur
130
Poids
500
Date de parution
20000526
Nombre de pages
382,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans le vocabulaire géographique classique, la " banlieue " désigne la partie d'une agglomération urbaine extérieure aux limites administratives de la ville-centre. Mais, depuis longtemps, le langage courant attribue à ce terme une connotation péjorative, qui explique sans doute l'apparition d'un second sens dans les années 1980. Désormais " les banlieues " désignent aussi des territoires - internes ou externes à la ville-centre - qui connaissent de graves difficultés économiques et sociales. L'ouvrage explore ces deux significations, en montrant leur imbrication et en mettant en évidence les relations du spatial et du social. Les banlieues, au sens géographique du terme, se caractérisent par une dépendance de la ville-centre toujours présente, quoique moins forte que dans le passé. Elles sont d'une extraordinaire variété, même si l'on y rencontre souvent la répétition des mêmes types de paysages. Mais le profil de leurs résidents et de leurs activités est loin de toujours confirmer l'image d'espaces déqualifiés. Il existe cependant des quartiers paupérisés, notamment dans les grands ensembles d'habitat social, qui constituent le témoignage le plus visible des fractures qui traversent notre société. Nourri des travaux des géographes, des sociologues et des politologues, appuyé sur une lecture critique de la presse, l'ouvrage donne une image vivante des agglomérations urbaines contemporaines et introduit aux débats de société que suscite leur devenir. De nombreux documents (textes, tableaux, graphiques, cartes) permettent de diversifier les exemples et d'approfondir ou d'illustrer les thèmes abordés.
Pourquoi insérer dans chaque nouvel ouvrage plusieurs textes précédents ? En fait, j'écris toujours dans l'urgence, et mal par conséquent. Oppressé par le sempiternel trafic d'aujourd'hui, comment serait-il possible à un descendant d'esclave de trouver suffisamment de temps et d'énergie pour se consacrer à l'écriture, ou même à la lecture ? Voilà pourquoi je reprends les textes qui me semblent au final les moins pires, afin de les ressusciter dans le recueil suivant, de les dégager ainsi de leur gangue, mon but étant moins de parvenir à la construction d'un bon poème qu'à celle d'un vrai livre. " L'île " s'en reproche probablement. Frustré par ce désœuvrement, il me reste néanmoins l'orgueil. Peut-être que celui-ci me perd, ou m'a déjà perdu. Mais sans ce péché, pour lequel on me jette sans arrêt la pierre, l'élite qui nous gouverne serait-elle parvenue à ce qu'elle est, ou à ce qu'elle n'est plus ? J'espère que cette réponse lapidaire satisfera la curiosité de mon lecteur. Peut-être qu'un jour aussi assagi, je lui parlerai de silence, pour changer. Mais pour l'instant dans " L'île ", je lui parle de Jésus, de Bonnefoy, de Manset, enfin du peu que j'ai cru comprendre de leur enseignement. Après, en ce qui concerne leurs défauts, ceux-ci ne différent en rien des nôtres, mais quelle importance ! Longue et douloureuse est la poutre que nous devons, éternels patients, arracher sans cesse à notre œil, pour laisser sourdre la lumière, et tenter de faire triompher le bien, malgré nos plus graves égarements. Il y a peut-être plus important que cette lutte pour recouvrer la vue, mais qu'accepterait donc un homme, même aveugle, en échange de son être ?
Témoignage des contacts de culture dans l'Espagne d'Alphonse le Savant, le Picatrix se présente comme une traduction d'un original arabe (le Ghâyat Al-Hakîm), auquel le ou les traducteurs ont beaucoup retranché ou ajouté. L'ouvrage expose les connaissances de toute nature indispensables à qui veut agir sur le monde et les hommes : fabrication des talismans, exploitation de tous les règnes - minéral, animal et végétal -, prières aux planètes, données astrologiques, physiques et philosophiques. La pratique magique s'inscrit ainsi dans un cadre philosophico-religieux très particulier où l'hermétisme et le néoplatonisme sont associés à l'orthodoxie religieuse. Le Picatrix illustre parfaitement l'idée selon laquelle la magie n'est pas seulement un reflet de la science, mais se présente aussi comme un système complet, une méthode de pensée, de croyance et de savoir. Il a exercé une profonde et durable influence au Moyen Age et à la Renaissance.