Thérèse philosophe. Ou Mémoires pour servir à l'histoire du Père Dirrag et de Mademoiselle Eradice
Boyer d'Argens Jean-Baptiste de
GRANDSCLASSIQUE
16,99 €
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EAN :9782512009535
Sous couvert d'une apologie du plaisir, ce roman érotique est une protestation contre l'intégrisme religieux. POUR UN PUBLIC AVERTI. Paru en 1748, Thérèse Philosophe rapporte la relation entre une jeune femme et un prêtre de trente ans son aîné. Les dialogues entre les protagonistes sur des thèmes philosophiques alternent avec des scènes érotiques. Car s'il a été considéré comme un roman licencieux à sa sortie, le texte dénonce surtout l'influence pernicieuse du clergé sur les femmes et les esprits libres, et revendique le droit des corps à disposer d'eux-mêmes. Un classique érotique et philosophique, contemporain du siècle des Lumières. EXTRAIT Que de combats, mon cher comte, il m'a fallu rendre jusqu'à l'âge de vingt-trois ans, temps auquel ma mère me retira de ce maudit couvent ! J'en avais à peine seize lorsque je tombai dans un état de langueur qui était le fuit de mes méditations. Elles m'avaient fait apercevoir sensiblement deux passions en moi, qu'il m'était impossible de concilier : d'un côté j'aimais Dieu de bonne foi, je désirais de tout mon coeur le servir de la manière dont on m'assurait qu'il voulait être servi, d'un autre côté je sentais les désirs violents dont je ne pouvais démêler le but. Ce serpent chiant se peignit sans cesse dans mon âme et s'y arrêtait malgré moi, soit en veillant, soit en dormant. Quelquefois, tout émue, je croyais y porter la main, je le caressais, j'admirais son air noble, altier, sa fermeté, quoique j'en ignorasse encore l'usage. Mon coeur battait avec une vitesse étonnante et, dans le fort de mon extase ou de mon rêve, toujours marqué par un frémissement de volupté, je ne me connaissais presque plus : ma main se trouvait saisie de la pomme, mon doigt remplaçait le serpent. Excitée par les avant-coureurs du plaisir, j'étais incapable d'aucune autre réflexion : l'enfer entrouvert sous mes yeux n'aurait pas eu le pouvoir de m'arrêter. Remords impuissants, je mettais le comble à la volupté ! À PROPOS DE L'AUTEUR Jean-Baptiste de Boyer ou le Marquis d'Argens (1704-1771) est un écrivain français inspiré par la philosophie des sceptiques. Il mène une jeunesse licencieuse en compagnie des actrices de théâtre et, à 15 ans, il décide de suivre une carrière militaire malgré l'opposition de son père, qui le déshérite. Lorsqu'il atteint la quarantaine, Boyer d'Argens est remarqué par Frédéric II de Prusse qui le fait venir à sa cour en tant que directeur général de son Académie des sciences. À PROPOS DE LA COLLECTION Retrouvez les plus grands noms de la littérature érotique dans notre collection Grands classiques érotiques. Autrefois poussés à la clandestinité et relégués dans « l'Enfer des bibliothèques », les auteurs de ces oeuvres incontournables du genre sont aujourd'hui reconnus mondialement. Du Marquis de Sade à Alphonse Momas et ses multiples pseudonymes, en passant par le lyrique Alfred de Musset ou la féministe Renée Dunan, les Grands classiques érotiques proposent un catalogue complet et varié qui contentera tant les novices que les connaisseurs.
Nombre de pages
154
Date de parution
27/03/2018
Poids
175g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782512009535
Titre
Thérèse philosophe. Ou Mémoires pour servir à l'histoire du Père Dirrag et de Mademoiselle Eradice
Auteur
Boyer d'Argens Jean-Baptiste de
Editeur
GRANDSCLASSIQUE
Largeur
130
Poids
175
Date de parution
20180327
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154,00 €
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Boyer d'Argens J.-B. de ; Lu Wan Fen ; Calvez Jean
Connu pour être un des grands polémistes du XVIIIe siècle et héritier du libertinage érudit, le marquis Boyer d'Argens (1704-1771) l'est moins en revanche pour ses Lettres chinoises. À l'époque, les Lettres persanes de Montesquieu ont imposé un procédé littéraire cher aux philosophes des Lumières, qui consiste, selon Roger Caillois, " à se feindre étranger à la société où l'on vit " pour mieux la critiquer. Montesquieu conte ainsi les surprises de deux Persans visitant l'Europe, spécialement la France. Ici, l'on présente un choix des Lettres chinoises du marquis d'Argens, analogues par plus d'un trait à cette démarche. Avec une différence notable cependant, à savoir que l'auteur met en valeur la civilisation même de ses voyageurs, Chinois, en s'appuyant sur l'information diffusée en Europe par les jésuites alors établis en Chine. On ne peut donc manquer de se demander : quelle est la Chine des Lettres chinoises ? Et quelle est l'authenticité de cette Chine ? Cette ouverture à une autre culture mérite en tous cas le détour.
Incipit. " Quoi Monsieur, sérieusement vous voulez que j'écrive mon histoire ? Vous voulez que je vous rende compte des scènes mystiques de Mlle Eradice avec le très révérend Père Dirrag ; que je vous informe des aventures de Mme C... avec l'Abbé T... ? Vous désirez un tableau où les scènes dont je vous ai entretenu, ou celles dont nous avons été acteurs, ne perdent rien de leur lasciveté ; que les raisonnements métaphysiques conservent toute leur énergie ? "
Boyer d'Argens (auquel, dans sa lecture, Guillaume Pigeard de Gurbert attribue définitivement la paternité de Thérèse philosophe) laisse entendre qu'il se trouvera toujours des sots, des machines lourdement organisées, des espèces d'automates accoutumés à penser par l'organe d'autrui pour s'offusquer contre la lasciveté de ce livre. Et aujourd'hui, il ne manque pas d'esprits pour dire cet érotique insignifiant par excès. Pourtant, que cette oeuvre d'apparence légère soit celle d'un philosophe important du XVIIIe siècle devrait nous alerter. Ce qui s'énonce là, sous le double couvert d'une apologie du plaisir et d'une instruction sur le rôle de la sensation dans nos déterminations, c'est une protestation contre l'intégrisme religieux et les préjugés sociaux. Restif de la Bretonne, Sade, Dostoïevski, Apollinaire, prestigieux lecteurs, ne s'y sont pas trompés. Jean-Baptiste de Boyer, marquis d'Argens, né à Aix-en-Provence en 1704, est mort en 1771. Il vécut en Hollande, puis en Prusse, où il fut lié à Frédéric II. L'interrogation du goût et des plaisirs constitue, tout au long de son oeuvre, le principe directeur d'une philosophie qui occupe une position centrale dans l'épicurisme français.
Je parle pour vous instruire, et non pour vous corrompre " - F. A. DoppetPOUR UN PUBLIC AVERTI. Publié en 1788, le Traité du fouet et de ses effets sur le physique de l'amour est-il un ouvrage libertin déguisé ou un vrai traité médico-philosophique ? Si les divers effets de la flagellation sur l'éveil ou le réveil du désir y sont traités, l'auteur étaie ses constatations médicales de tous les exemples, anciens et nouveaux, qu'il peut trouver dans l'histoire et dans la chronique. De l'aphrodisiaque externe, il passe dès lors aux administrations des aphrodisiaques internes, alimentaires et autres dont la tradition - y compris paysanne - donne un éventail des plus ouverts. Un catalogue des substances aptes à stimuler ou à refréner, si besoin s'en faisait sentir, des ardeurs amoureuses les plus enflammées, y est aussi dressé.Une étude priapi-médico-philosophique succincte, qui donne un aperçu des connaissances et croyances qui existaient au XVIIIe siècle au sujet du plaisir.EXTRAITVoici comment se passait cette scène qui, me dit-on, se jouait deux fois par semaine. La principale actrice était une brune assez jolie qui n'était vêtue qu'en partie, c'est-à-dire qu'elle montrait la gorge, les cuisses et les fesses. Les autres rôles étaient remplis par quatre vieillards à grande perruque, dont le costume, l'attitude et les grimaces m'obligeaient à chaque instant à me mordre les lèvres pour ne pas partir d'un éclat de rire. Ces libertins surannés jouaient, comme font quelquefois les enfants entre eux, au jeu du maître d'école. La fille, sa poignée de verges à la main, leur administrait tour à tour la petite correction ; le plus châtié était celui qui avait l'organisation la plus tardive. Les patients baisaient les fesses de la maîtresse, pendant que son beau bras se fatiguait sur leur cuir impudique ; et la comédie ne finissait que lorsqu'on était las de fatiguer la nature la plus appauvrie. Après que chacun se fut retiré, je quittai mon poste sans pouvoir me convaincre de la réalité des choses dont je venais d'être le témoin. [...] Nous avons, me dit-elle, la pratique des êtres les plus importants de Paris ; elle ajouta qu'elles avaient entre elles l'honneur de donner le fouet à tout ce qu'il y avait de mieux dans le clergé, la robe et la finance.A PROPOS DE L'AUTEURNé en 1753 à Chambéry, en Savoie, François Amédée Doppet est un médecin, un écrivain, et un militaire français du XVIIIe siècle - général partisan pendant la période de la Révolution. C'est sous couvert de son statut de médecin qu'il publia Traité du fouet et de ses effets sur le physique de l'amour. A PROPOS DE LA COLLECTIONRetrouvez les plus grands noms de la littérature érotique dans notre collection Grands classiques érotiques.Autrefois poussés à la clandestinité et relégués dans " l'Enfer des bibliothèques ", les auteurs de ces ouvres incontournables du genre sont aujourd'hui reconnus mondialement. Du Marquis de Sade à Alphonse Momas et ses multiples pseudonymes, en passant par le lyrique Alfred de Musset ou la féministe Renée Dunan, les Grands classiques érotiques proposent un catalogue complet et varié qui contentera tant les novices que les connaisseurs.
Découvrez cette curiosité littéraire !POUR UN PUBLIC AVERTI. L'ouvrage Les Cocus est une classification qui explore les variétés de l'adultère. En effet, l'hypocrisie et le forcé des rapports entre époux déplait à Charles Fourier, pour qui tous les vices et les injustices sont ramenés à la méconnaissance des passions. Son but est alors de « familiariser le monde social à ces vices et d'esquiver la sommation d'en chercher le remède, ils en ont fait deux sujets de facétie, fardant la banqueroute du nom bénin de faillite, excusant l'adultère par le nom plaisant de cocuage. »La trivialité de l'adultère exposée dans un tableau intégral et méthodique des « cocus », listés par classes, ordres, genres et espèces.EXTRAITNº 55. Cocu à prétention ou avantageux suffisant, est celui qui croit sa femme tellement honorée de l'avoir pour mari qu'elle ne peut pas même songer à écouter les galants, dans lesquels il ne voit que des victimes indignes d'attention. Ils n'en font que mieux leur chemin ; la sécurité dans laquelle il vit le rend un mari commode, négligent sur la surveillance, et favorise tout à point le commerce secret du ménage.À PROPOS DE L'AUTEURCharles Fourier est né à Besançon le 7 avril 1772. Economiste et philosophe du XIXe siècle, il a été une figure du socialisme critico-utopique, attaché à théoriser une morale en quête de l'harmonie universelle. Une pensée qui sera développée dans le « phalanstère », le projet d'une Cité idéale - aujourd'hui on parlerait de communauté hippie - permettant entre autres les échanges libres et débarrasserait ses habitants d'une survivance honteuse, féodale, fausse, qui est la jalousie. Une certaine conception au-délà de l'union pure et sacrée du mariage.À PROPOS DE LA COLLECTIONRetrouvez les plus grands noms de la littérature érotique dans notre collection Grands classiques érotiques.Autrefois poussés à la clandestinité et relégués dans « l'Enfer des bibliothèques », les auteurs de ces oeuvres incontournables du genre sont aujourd'hui reconnus mondialement. Du Marquis de Sade à Alphonse Momas et ses multiples pseudonymes, en passant par le lyrique Alfred de Musset ou la féministe Renée Dunan, les Grands classiques érotiques proposent un catalogue complet et varié qui contentera tant les novices que les connaisseurs.
Un diaporama de la sexualité humaine novateur pour l'époque. POUR UN PUBLIC AVERTI. Constitué en deux parties, les troubles physiologiques et les aberrations psychologiques, ce traité explore la sexualité humaine dans ses formes, troubles, excès et mystères. Publié en 1929 sous le pseudonyme de Docteur Gastyano, le contenu de l'ouvrage est davantage empirique que scientifique, l'ambition affichée étant d'instruire et de renseigner les intéressés sur les passions qui les animent grâce aux anecdotes, observations et connaissances de l'époque. Un traité de sexualité a priori médical, mais aussi passionnant et instructif. EXTRAIT La folie érotique consiste dans un amour excessif, tantôt pour un objet réel, tantôt pour un objet imaginaire ; dans cette maladie, l'imagination seule est lésée ; il y a erreur dans l'entendement. C'est une affection mentale, dans laquelle les idées amoureuses sont fixes et dominantes. L'érotomanie diffère essentiellement de la nymphomanie et du satyriasis. Dans ceux-ci, le mal vient des organes reproducteurs, dont l'irritation réagit sur le cerveau. Dans l'érotomanie, l'amour est dans la tête. Tandis que les propos les plus sales, les actions les plus honteuses, les plus humiliantes caractérisent la nymphomanie et le satyriasis, l'érotomanie ne songe pas même aux faveurs qu'il pourrait espérer de l'objet de sa folle tendresse. Quelquefois même, l'amour a pour objet des êtres qui ne sauraient le satisfaire. Dans l'érotomanie, les yeux sont vifs, animés, le regard passionné, les propos tendres, les actions expansives. Mais ceux qui en sont affectés ne sortent jamais des bornes de la décence ; ils s'oublient en quelque sorte eux-mêmes ; ils vouent à leur divinité un culte pur, souvent secret ; ils s'en rendent esclaves, ils sont en extase, contemplant ses perfections souvent imaginaires ; désespérés par l'absence, leur regard est alors abattu ; ils sont pâles, les traits s'altèrent ; ils perdent le sommeil et l'appétit, ils sont inquiets, rêveurs, coléreux. Le retour les rend ivres de joie, le bonheur dont ils jouissent se montre dans toute leur personne et se répand sur tout ce qui les entoure ; leur activité musculaire augmente, mais elle est convulsive ; ils parlent beaucoup, et toujours de leur amour ; pendant le sommeil, ils ont des rêves, ils sont sujets à des illusions de sensations, qui ont enfanté les succubes et les incubes. A PROPOS DE L'AUTEUR Docteur Gastyano ou Estevan Y San Yago sont les deux pseudonymes d'un écrivain (et médecin ? ) français, auteur de La plus étrange volupté (1929), Passion sexuelle et folie érotique (1929) et Les Confidences d'un Viveur (1929). A PROPOS DE LA COLLECTION Retrouvez les plus grands noms de la littérature érotique dans notre collection Grands classiques érotiques. Autrefois poussés à la clandestinité et relégués dans "l'Enfer des bibliothèques" , les auteurs de ces oeuvres incontournables du genre sont aujourd'hui reconnus mondialement. Du Marquis de Sade à Alphonse Momas et ses multiples pseudonymes, en passant par le lyrique Alfred de Musset ou la féministe Renée Dunan, les Grands classiques érotiques proposent un catalogue complet et varié qui contentera tant les novices que les connaisseurs.
L'autobiographie d'une chanteuse d'opéra qui défraya la chronique en raison de ses moeurs dissolues. POUR UN PUBLIC AVERTI. De la découverte de la sexualité en surprenant ses parents pas le trou de la serrure à une scène finale qui pourra laisser rêveur plus d'un libertin, la chanteuse allemande conte en détails ses aventures les plus libertines et les plus osées, au gré des parties fines à travers l'Europe. Lors d'un voyage à Strasbourg, Guillaume Apollinaire découvre les ouvrages et les traduit pour la première fois en français à l'aide de Blaise Cendrars, en 1913. Mais le doute subsiste concernant l'auteur de la deuxième partie, plus crue et parue après sa mort : il peut s'agir d'une autre femme cantatrice, ou alors d'une illustre inconnue. Une véritable initiation à l'érotisme et à ses perversions... EXTRAIT Dans le cercle de mes relations, j'ai le renom d'une femme vertueuse et quelque peu frigide. Or il est peu de femmes qui ont tant joui de leur corps jusqu'à leur trente-sixième année ! [...] J'éprouvai une violente jouissance en relatant mes aventures même les plus scabreuses. Mon sang s'agitait dans mes veines au souvenir des plus intimes détails. C'était comme un arrière-goût des voluptés éprouvées et dont je n'ai pas honte. À PROPOS DE L'AUTEUR Wilhelmine Schröder-Devrient (1804-1860) était une cantatrice soprano allemande, célèbre pour son interprétation des grands rôles dramatiques de l'opéra allemand. À PROPOS DE LA COLLECTION Retrouvez les plus grands noms de la littérature érotique dans notre collection Grands classiques érotiques. Autrefois poussés à la clandestinité et relégués dans « l'Enfer des bibliothèques », les auteurs de ces oeuvres incontournables du genre sont aujourd'hui reconnus mondialement. Du Marquis de Sade à Alphonse Momas et ses multiples pseudonymes, en passant par le lyrique Alfred de Musset ou la féministe Renée Dunan, les Grands classiques érotiques proposent un catalogue complet et varié qui contentera tant les novices que les connaisseurs.