Thérèse philosophe ou Mémoires pour servir à l'histoire du P. Dirrag et de Mlle Eradice
Boyer d'Argens J.-B. de
ACTES SUD
7,10 €
Epuisé
EAN :9782742776016
Boyer d'Argens (auquel, dans sa lecture, Guillaume Pigeard de Gurbert attribue définitivement la paternité de Thérèse philosophe) laisse entendre qu'il se trouvera toujours des sots, des machines lourdement organisées, des espèces d'automates accoutumés à penser par l'organe d'autrui pour s'offusquer contre la lasciveté de ce livre. Et aujourd'hui, il ne manque pas d'esprits pour dire cet érotique insignifiant par excès. Pourtant, que cette oeuvre d'apparence légère soit celle d'un philosophe important du XVIIIe siècle devrait nous alerter. Ce qui s'énonce là, sous le double couvert d'une apologie du plaisir et d'une instruction sur le rôle de la sensation dans nos déterminations, c'est une protestation contre l'intégrisme religieux et les préjugés sociaux. Restif de la Bretonne, Sade, Dostoïevski, Apollinaire, prestigieux lecteurs, ne s'y sont pas trompés. Jean-Baptiste de Boyer, marquis d'Argens, né à Aix-en-Provence en 1704, est mort en 1771. Il vécut en Hollande, puis en Prusse, où il fut lié à Frédéric II. L'interrogation du goût et des plaisirs constitue, tout au long de son oeuvre, le principe directeur d'une philosophie qui occupe une position centrale dans l'épicurisme français.
Nombre de pages
176
Date de parution
28/05/2008
Poids
130g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782742776016
Titre
Thérèse philosophe ou Mémoires pour servir à l'histoire du P. Dirrag et de Mlle Eradice
Auteur
Boyer d'Argens J.-B. de
Editeur
ACTES SUD
Largeur
110
Poids
130
Date de parution
20080528
Nombre de pages
176,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Incipit. " Quoi Monsieur, sérieusement vous voulez que j'écrive mon histoire ? Vous voulez que je vous rende compte des scènes mystiques de Mlle Eradice avec le très révérend Père Dirrag ; que je vous informe des aventures de Mme C... avec l'Abbé T... ? Vous désirez un tableau où les scènes dont je vous ai entretenu, ou celles dont nous avons été acteurs, ne perdent rien de leur lasciveté ; que les raisonnements métaphysiques conservent toute leur énergie ? "
Boyer d'Argens J.-B. de ; Lu Wan Fen ; Calvez Jean
Connu pour être un des grands polémistes du XVIIIe siècle et héritier du libertinage érudit, le marquis Boyer d'Argens (1704-1771) l'est moins en revanche pour ses Lettres chinoises. À l'époque, les Lettres persanes de Montesquieu ont imposé un procédé littéraire cher aux philosophes des Lumières, qui consiste, selon Roger Caillois, " à se feindre étranger à la société où l'on vit " pour mieux la critiquer. Montesquieu conte ainsi les surprises de deux Persans visitant l'Europe, spécialement la France. Ici, l'on présente un choix des Lettres chinoises du marquis d'Argens, analogues par plus d'un trait à cette démarche. Avec une différence notable cependant, à savoir que l'auteur met en valeur la civilisation même de ses voyageurs, Chinois, en s'appuyant sur l'information diffusée en Europe par les jésuites alors établis en Chine. On ne peut donc manquer de se demander : quelle est la Chine des Lettres chinoises ? Et quelle est l'authenticité de cette Chine ? Cette ouverture à une autre culture mérite en tous cas le détour.
Les douze dernières pièces composées par Ibsen forment un cycle qui a son mouvement et sa cohérente propres. Ibsen l'a conçu tel pour raconter un monde dont les certitudes abusives sont ébranlées et où peuvent s'exprimer les blessures secrètes d'individus révoltés contre l'oppression des apparences.Dans ce monde - qui fait toujours écho au nôtre - la vérité est une catastrophe; elle naît dans la souffrance individuelle ou le trouble social. Souffrance et trouble qui sont le bien et la matière de l'artiste au travail, figure qui domine les quatre dernières pièces du cycle.Les pièces sont proposées dame leur intégralité et dans une nouvelle traduction pour rendre à Ibsen se place parmi les grands génie dramatiques.
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