Quel point commun peut-on trouver à des actions aussi différentes que faucher un champ de plants génétiquement modifiés sans en être propriétaire, s'introduire sans titre dans un logement vacant, pénétrer sans autorisation sur un site nucléaire, s'opposer à la construction d'une autoroute en se positionnant sur les engins de chantier, bloquer l'accès à un bâtiment public ou perturber la circulation afin de protester contre une réforme, ou bien encore héberger un étranger en situation irrégulière ? Au-delà d'une réelle actualité, tous ces actes apparemment illégaux visent à attirer l'attention de l'opinion et des pouvoirs publics sur une injustice, réelle ou prétendue, à combattre. On peut parler de désobéissance politique. Si la notion est évocatrice, elle a en réalité été peu étudiée par les juristes, surtout français. Il est vrai qu'elle évoque un comportement difficile à formaliser à travers une définition rigoureuse, et qu'elle ne semble pas s'inscrire dans la tradition politique de l'Hexagone qui lui préfère la résistance à l'oppression ou l'objection de conscience. Pourtant, la désobéissance entretient des rapports étroits avec le droit. Les désobéissants ne formulent-ils pas leurs revendications en termes juridiques ? L'Etat ne doit-il pas répondre au conflit avec diligence pour ne pas voir sa responsabilité engagée, et ne doit-il pas, par l'intermédiaire du juge, apporter une solution juridique à la situation de tension qui en résulte ? Mais si la désobéissance aspire à modifier le droit à partir de ses propres fondations, elle révèle aussi en creux certaines de ses caractéristiques. Il s'ensuit que l'on peut aussi bien s'interroger sur la désobéissance saisie par le droit que sur le droit et le politique éclairés par la désobéissance.
Nombre de pages
470
Date de parution
08/12/2010
Poids
745g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296136236
Titre
La désobéissance politique
Auteur
Boyeau-Jenecourt Alexia ; Apostolidis Charalambos
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
745
Date de parution
20101208
Nombre de pages
470,00 €
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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