Emancipation et révolution biologique selon Habermas. Une réflexion critique sur le pouvoir du savoi
Boyanga-Bokele Adolphe-Dieumerci
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782343065168
(Re)penser le pouvoir du savoir scientifique, c'est non seulement reconnaître l'impact décisif de la rationalité scientifico-technologique dans le développement des sociétés modernes, mais aussi et surtout se poser la question éthique fondamentale de la place de l'être humain dans la société d'aujourd'hui, de plus en plus scientificisée et technicisée. En fait, après la révolution de l'atome qui a transformé tant bien que mal les conditions matérielles des sociétés modernes, la révolution en cours du génome humain, avec pour conséquences éventuelles la rationalisation et la libéralisation de l'eugénisme, repose la question éthique fondamentale de l'autocompréhension de l'espèce humaine : "Qui sommes-nous et qui voulons-nous être ? ". Ce travail, axé sur l'idéal moderne de l'émancipation-libération, part d'une analyse critique des paradoxes du système scientifico-techonologique en lien avec le capitalisme avancé et aboutit à la mise en valeur de l'autocompréhension de l'homme (Gattungsethik) comme irréductiblement animal naturel et culturel. Ainsi donc, conscient non simplement de sa vulnérabilité viscérale, mais encore et surtout de son pouvoir être-soi-même, pourquoi l'homme moderne ne devrait-il pas s'accorder à fonder résolument ses divers modes d'action sur les présuppositions éthico-morales universelles de la co-opération ...
Nombre de pages
254
Date de parution
03/09/2015
Poids
365g
Largeur
135mm
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EAN
9782343065168
Titre
Emancipation et révolution biologique selon Habermas. Une réflexion critique sur le pouvoir du savoi
Auteur
Boyanga-Bokele Adolphe-Dieumerci
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
365
Date de parution
20150903
Nombre de pages
254,00 €
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D'après certains experts du développement économique, toutes les recettes proposées pour aider l'Afrique noire à sortir de son marasme se sont avérées inefficaces. Pour d'autres, l'explication est simple, à savoir le caractère supposé figé de la culture africaine, peu ouverte à l'idée du progrès. D'où la suspicion à l'égard de l'"homme africain". A l'encontre de cette approche afropessimiste, l'auteur de ce livre pense qu'il y aurait plutôt en Afrique noire un très grave problème d'organisation à résoudre, dans le sens de la rationalisation des actions et des modes de vie en société. Car, comme l'atteste la théorie sociologique des organisations, les rapports de force et les conflits d'intérêts constituent souvent les principaux écueils de l'action organisée. Ce problème s'aggrave particulièrement en Afrique noire lorsqu'il s'y ajoute des obstacles psychoculturels tels que la réduction du pouvoir à la force, l'instrumentalisation du dialogue social et l'automarginalisation du peuple. Pour sortir de ces impasses, l'organisation émancipatrice implique qu'au-delà de la logique formelle de l'action rationnelle en vue d'une fin utile ou pratique, les acteurs intéressés soient capables de se libérer des préjugés, habitudes et illusions ancrés dans leur monde vécu socio-culturel. D'où l'intérêt à la fois épistémologique et éthico-moral universel pour la révolution mentale d'une part, et la démocratisation du système social d'autre part, mais à condition que les acteurs sociaux aient et développent une image positive et rassurante d'eux-mêmes : "Qui sommes-nous et qui voulons-nous être, en tant qu'Africains ? "
Les personnes déplacées internes jouissent des droits qui sont prévus par les traités régionaux et internationaux relatifs aux droits de l'homme et au droit international humanitaire auxquels la République centrafricaine est partie. L'Etat centrafricain a l'obligation d'assurer la protection des droits des personnes déplacées à l'intérieur du pays durant le déplacement sans aucune discrimination. Cet ouvrage donne une analyse du régime juridique de protection des personnes déplacées en République centrafricaine. L'ouvrage présente les instruments juridiques qui protègent ces déplacés "internes" contre toutes formes d'atteintes. Puis il analyse la relativité de la protection et de l'assistance aux personnes déplacées en Centrafrique. L'adoption d'une loi spécifique est une solution qui permettra de renforcer la protection des déplacés internes. Cette loi déterminera les obligations des acteurs étatiques et celles des acteurs non étatiques dans la prévention du déplacement interne, la protection et l'assistance des personnes déplacées internes en République Centrafricaine.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...