Vauvenargues ou le séditieux, entre Pascal et Spinoza. Une philosophie pour la seconde nature
Bove Laurent
CHAMPION
17,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782745329660
Vauvenargues est un météore qui a traversé le ciel de la philosophie de façon quasi anonyme et dont la trace a été particulièrement trahie puis perdue. Ce livre reconstruit le sens d'une oeuvre de laquelle Nietzsche écrit qu'elle est celle d'un penseur aux idées véritables. Vauvenargues est, en effet, un philosophe dont les idées radicales ont été forcloses. Et la seule oeuvre publiée de son vivant, Introduction à la connaissance de l'esprit humain, ne pouvait être véritablement comprise que selon ses prémisses "spinozistes" qui avaient été dissimulées, par l'auteur lui-même, comme elles ont été, ensuite, refoulées et ignorées dans l'histoire de la réception. Vauvenargues développe, en son temps, contre son temps et pour un temps à-venir, une profonde réflexion philosophique sur l'affirmation de la puissance singulière - en butte à la raison mortifère des théologiens et des faux philosophes - et l'unité dynamique et inventive des passions et de la raison. Son oeuvre se présente comme le diagnostic d'une époque et aussi le creuset d'une pensée de l'avenir qui se démarque des grandes options philosophiques et politiques de la modernité. Ainsi, Vauvenargues traverse-t-il le machiavélisme français pour retrouver un fil plus authentiquement machiavélien, celui du prince "populaire et accessible" dont l'âme est capable de "se multiplier pour suffire à tout". Un fil politiquement révolutionnaire quand Vauvenargues développe l'idée d'une richesse constituante de la diversité des désirs, des vertus et des talents, qui ont déserté la Cour pour se réfugier dans la "compagnie séditieuse" des exclus.
Nombre de pages
328
Date de parution
12/03/2015
Poids
300g
Largeur
126mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782745329660
Titre
Vauvenargues ou le séditieux, entre Pascal et Spinoza. Une philosophie pour la seconde nature
Auteur
Bove Laurent
Editeur
CHAMPION
Largeur
126
Poids
300
Date de parution
20150312
Nombre de pages
328,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Vauvenargues est un météore qui a traversé le ciel de la philosophie de façon quasi anonyme et dont la trace a été particulièrement trahie puis perdue. Ce livre reconstruit le sens d’une oeuvre de laquelle Nietzsche écrit qu’elle est celle d’un penseur aux idées véritables. Vauvenargues est, en effet, un philosophe dont les idées radicales ont été forcloses. Et la seule oeuvre publiée de son vivant, Introduction à la connaissance de l’esprit humain, ne pouvait être véritablement comprise que selon ses prémisses « spinozistes » qui avaient été dissimulées, par l’auteur lui-même, comme elles ont été, ensuite, refoulées et ignorées dans l’histoire de la réception. Vauvenargues développe, en son temps, contre son temps et pour un temps à-venir, une profonde réflexion philosophique sur l’affirmation de la puissance singulière, en butte à la raison mortifère des théologiens et des faux philosophes et l’unité dynamique et inventive des passions et de la raison. Son oeuvre se présente comme le diagnostic d’une époque et aussi le creuset d’une pensée de l’avenir qui se démarque des grandes options philosophiques et politiques de la modernité. Ainsi, Vauvenargues traverse-t-il le machiavélisme français pour retrouver un fil plus authentiquement machiavélien, celui du prince « populaire et accessible » dont l’âme est capable de « se multiplier pour suffire à tout ». Un fil politiquement révolutionnaire quand Vauvenargues développe l’idée d’une richesse constituante de la diversité des désirs, des vertus et des talents, qui ont déserté la Cour pour se réfugier dans la « compagnie séditieuse » des exclus.
Dans la très riche histoire des études sur l'âge classique, c'est la première fois qu'un ouvrage se donne pour projet l'analyse comparative des philosophies de Pascal et de Spinoza. Les univers de pensée des deux auteurs ont longtemps été tenus pour si hétérogènes qu'il apparaissait inutile de réfléchir même à leur incompatibilité. Que pourraient bien avoir à se dire, en effet, le solitaire de Port-Royal, apologiste de la religion chrétienne, et le Juif athée de Voorburg ? C'est oublier que tous deux avaient sur leur table de travail la Bible et le Discours de la méthode, et que la même année, 1670, paraissent les Pensées et le Tractatus theologicopoliticus. Pascal et Spinoza partagent des intérêts communs, développent des problématisations parallèles, engagent des connivences souterraines et des divergences irréductibles. Sans se connaître, ils se sont en quelque sorte répondu. Les lectures croisées que propose cet ouvrage permettent d'apporter un éclairage suggestif sur leurs ?uvres respectives. L'investigation de ces points de rencontres et de désaccords s'avère aussi être, pour nous, une source d'idées nouvelles sur la conception de l'Écriture et de la religion, de l'anthropologie et de l'éthique, des sciences et de la politique, de la sagesse ou du salut. Au-delà de l'histoire des idées, mais aussi grâce à elle, cette première étude systématique et comparative du contraste Pascal-Spinoza offre au lecteur contemporain des frayages philosophiques éminemment prospectifs.
Les considérations relatives à la coexistence avérée des cultures font désormais partie intégrante des questions essentielles à l'ère de la mondialisation. Cependant, le contenu auquel renvoient les concepts qui y sont relatifs n'est guère évident. L'un de ces concepts est celui de " transculturalité ". Pour l'éclairer critiquement, l'auteur suggère un détour par sa mise en théorie suivant deux paradigmes épistémologiques dont il repère patiemment la teneur et les nuances à partir de Stéphane Lupasco (tome 1), puis de Georges Canguilhem (tome 2). En ce premier volume, sont étudiés les tenants et les aboutissants du " mouvement transdisciplinaire " qui, de Stéphane Lupasco à Edgar Morin, en passant par Gilbert Durand, fondent une perception des rapports entre les cultures, qui se veut une perception singulière par la place qui y est reconnue à la fois à l'activité scientifique et aux productions de l'imaginaire en tant qu'elles en constituent le sol et la raison.
Darwin Charles ; Tort Patrick ; Bernard Christiane
Patrick Tortavec la collaboration deClaude RouquetteUN VOILIER NOMMÉ DÉSIRUn coeur à marée hauteAu cours de la première quinzaine du mois d'août 1831, tandis que le jeune Charles Darwin, âgé d'un peu plus de 22 ans, fraîchement diplômé de Cambridge et converti à la géologie par son cher et respecté maître et ami John Stevens Henslow (1796-1861), se livrait à des études de terrain dans le nord du pays de Galles en compagnie d'un autre professeur de la même université, Adam Sedgwick (1785-1873) - ou bien l'avait déjà quitté pour rejoindre des camarades à Barmouth -, une lettre, écrite par un certain George Peacock (1791-1858), proche de ce dernier et mathématicien influent, parvint à Henslow. L'offre qu'elle contenait devait jouer dans la vie et la carrière de Darwin un rôle absolument décisif:George Peacock à J.S. Henslow [samedi 6 ou samedi 13 août 1831]Mon cher HenslowLe Capitaine Fitz Roy est sur le point de partir pour effectuer les relevés de la côte méridionale de la Terre de Feu, visiter ensuite de nombreuses îles de la Mer du Sud & revenir par l'Archipel indien: le vaisseau est équipé expressément à des fins scientifiques, combinées avec le relevé [,]: il fournira donc une occasion rare pour un naturaliste et ce serait un grand malheur si elle devait être perdue:On m'a proposé de recommander une personne appropriée pour partir à titre de naturaliste avec cette expédition; elle sera traitée avec tous les égards; le Capitaine est un jeune homme aux manières très avenantes (un neveu du duc de Grafton), d'un grand zèle dans sa profession et dont on parle avec une très haute estime; si Léonard Jenyns pouvait partir, quels trésors il pourrait rapporter avec lui à son retour, étant donné que le navire serait mis à sa disposition chaque fois que ses recherches le rendrait nécessaire ou souhaitable; faute d'un naturaliste aussi accompli, est-il une personne que vous pourriez recommander fortement: une personne d'une qualité telle qu'elle ferait honneur à notre recommandationRéfléchissez-y: ce serait une perte grave pour la cause de la science naturelle si cette belle occasion était perdue Le navire appareille vers la fin de septembre].Pauvre Ramsay! Quelle perte pour nous tous et particulièrement pour vousÉcrivez-moi immédiatement et dites-moi ce que l'on peut faire Croyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre | George Peacock.7, Suffolk Street | Pall Mall East[P.S.]Mon cher HenslowJ'ai écrit cette lettre samedi, mais c'était trop tard pour la Poste: Quelle magnifique occasion ce serait de former des collections pour nos musées: écrivez-moi immédiatement et veillez à ce que cette occasion ne soit pas perdueCroyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre |Geo Peacock 7, Suffolk St. |Lundi