VAUVENARGUES OU LE SEDITIEUX. ENTRE PASCAL ET SPINOZA. UNE PHILOSOPHIE POUR LA SECONDE NATURE
BOVE (LAURENT)
CHAMPION
76,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782745320858
Vauvenargues est un météore qui a traversé le ciel de la philosophie de façon quasi anonyme et dont la trace a été particulièrement trahie puis perdue. Ce livre reconstruit le sens d'une oeuvre de laquelle Nietzsche écrit qu'elle est celle d'un penseur aux idées véritables. Vauvenargues est, en effet, un philosophe dont les idées radicales ont été forcloses. Et la seule oeuvre publiée de son vivant, Introduction à la connaissance de l'esprit humain, ne pouvait être véritablement comprise que selon ses prémisses « spinozistes » qui avaient été dissimulées, par l'auteur lui-même, comme elles ont été, ensuite, refoulées et ignorées dans l'histoire de la réception. Vauvenargues développe, en son temps, contre son temps et pour un temps à-venir, une profonde réflexion philosophique sur l'affirmation de la puissance singulière, en butte à la raison mortifère des théologiens et des faux philosophes et l'unité dynamique et inventive des passions et de la raison. Son oeuvre se présente comme le diagnostic d'une époque et aussi le creuset d'une pensée de l'avenir qui se démarque des grandes options philosophiques et politiques de la modernité. Ainsi, Vauvenargues traverse-t-il le machiavélisme français pour retrouver un fil plus authentiquement machiavélien, celui du prince « populaire et accessible » dont l'âme est capable de « se multiplier pour suffire à tout ». Un fil politiquement révolutionnaire quand Vauvenargues développe l'idée d'une richesse constituante de la diversité des désirs, des vertus et des talents, qui ont déserté la Cour pour se réfugier dans la « compagnie séditieuse » des exclus.
Date de parution
26/10/2010
Poids
700g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782745320858
Titre
VAUVENARGUES OU LE SEDITIEUX. ENTRE PASCAL ET SPINOZA. UNE PHILOSOPHIE POUR LA SECONDE NATURE
Auteur
BOVE (LAURENT)
Editeur
CHAMPION
Largeur
155
Poids
700
Date de parution
20101026
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Vauvenargues est un météore qui a traversé le ciel de la philosophie de façon quasi anonyme et dont la trace a été particulièrement trahie puis perdue. Ce livre reconstruit le sens d'une oeuvre de laquelle Nietzsche écrit qu'elle est celle d'un penseur aux idées véritables. Vauvenargues est, en effet, un philosophe dont les idées radicales ont été forcloses. Et la seule oeuvre publiée de son vivant, Introduction à la connaissance de l'esprit humain, ne pouvait être véritablement comprise que selon ses prémisses "spinozistes" qui avaient été dissimulées, par l'auteur lui-même, comme elles ont été, ensuite, refoulées et ignorées dans l'histoire de la réception. Vauvenargues développe, en son temps, contre son temps et pour un temps à-venir, une profonde réflexion philosophique sur l'affirmation de la puissance singulière - en butte à la raison mortifère des théologiens et des faux philosophes - et l'unité dynamique et inventive des passions et de la raison. Son oeuvre se présente comme le diagnostic d'une époque et aussi le creuset d'une pensée de l'avenir qui se démarque des grandes options philosophiques et politiques de la modernité. Ainsi, Vauvenargues traverse-t-il le machiavélisme français pour retrouver un fil plus authentiquement machiavélien, celui du prince "populaire et accessible" dont l'âme est capable de "se multiplier pour suffire à tout". Un fil politiquement révolutionnaire quand Vauvenargues développe l'idée d'une richesse constituante de la diversité des désirs, des vertus et des talents, qui ont déserté la Cour pour se réfugier dans la "compagnie séditieuse" des exclus.
Ce livre offre un commentaire original de l ?? uvre de Spinoza, du point de vue du désir sans objet Des principes spinozistes des affects jusqu'à la constitution de la liberté commune - en passant par les analyses de la structure Autrui, du langage, de l'articulation du théologique et du politique, les enjeux de la théocratie hébraïque, les remèdes à la domination, la définition de la citoyenneté et de la décision démocratique - ce livre offre un commentaire original de l'oeuvre de Spinoza, du point de vue du désir sans objet ? : ce que Spinoza a nommé conatus, c'est-à-dire l'effort que chaque être fait pour persévérer en son être. Que cet effort soit, en son principe, sans objet éclaire singulièrement la figure de la puissance d'agir spinoziste ouverte à l'expérimentation productive et inventive de l'immanence. On retrouve ainsi, dans le projet de Spinoza, une forme d'amour sans objet dans l'affect d'hilaritas (allégresse)? : une passion singulière qui "se laisse plus facilement concevoir qu'observer" , dont le concept n'apparaît que quatre fois dans l'Ethique et qui semble n'avoir aucun effet cognitif. Cela signifie-t-il qu'une fois définie la réalité singulière de l'hilaritas, Spinoza s'en est totalement désintéressé? ? Ou faut-il ne pas déduire trop vite de l'absence du mot à l'absence de la chose... C'est cette seconde hypothèse que ce livre retient en expérimentant les puissances opératoires de l'hilaritas dans les domaines de la connaissance, de l'éthique et de la politique, démontrant ainsi l'importance de la notion et ses enjeux majeurs dans l'ensemble de l'oeuvre du philosophe hollandais.
Dans la très riche histoire des études sur l'âge classique, c'est la première fois qu'un ouvrage se donne pour projet l'analyse comparative des philosophies de Pascal et de Spinoza. Les univers de pensée des deux auteurs ont longtemps été tenus pour si hétérogènes qu'il apparaissait inutile de réfléchir même à leur incompatibilité. Que pourraient bien avoir à se dire, en effet, le solitaire de Port-Royal, apologiste de la religion chrétienne, et le Juif athée de Voorburg ? C'est oublier que tous deux avaient sur leur table de travail la Bible et le Discours de la méthode, et que la même année, 1670, paraissent les Pensées et le Tractatus theologicopoliticus. Pascal et Spinoza partagent des intérêts communs, développent des problématisations parallèles, engagent des connivences souterraines et des divergences irréductibles. Sans se connaître, ils se sont en quelque sorte répondu. Les lectures croisées que propose cet ouvrage permettent d'apporter un éclairage suggestif sur leurs ?uvres respectives. L'investigation de ces points de rencontres et de désaccords s'avère aussi être, pour nous, une source d'idées nouvelles sur la conception de l'Écriture et de la religion, de l'anthropologie et de l'éthique, des sciences et de la politique, de la sagesse ou du salut. Au-delà de l'histoire des idées, mais aussi grâce à elle, cette première étude systématique et comparative du contraste Pascal-Spinoza offre au lecteur contemporain des frayages philosophiques éminemment prospectifs.