Du genre à l'a-sexuation. Une interprétation psychanalytique
Bourseul Vincent
L'HARMATTAN
21,00 €
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EAN :9782336529998
Depuis Freud et Lacan, la psychanalyse n'a cessé d'explorer les méandres du sexuel et de ses constructions subjectives. Mais que devient la psychanalyse à l'ère du genre ? Quels sont les effets de la pensée du genre sur la clinique et la théorie psychanalytique ? Ce second volume de la Clinique du genre en psychanalyse prolonge la réflexion amorcée dans Le sexe réinventé par le genre, en interrogeant les mutations contemporaines des identités sexuées et sexuelles. Vincent Bourseul propose une lecture novatrice où l'a-sexuation émerge comme une perversion du phallique, une voie hors des cadres traditionnels de la sexuation qui rouvre la perversion majoritaire (le patriarcat), celle du Phallus, à la critique de ses tourments. S'appuyant sur la clinique et les élaborations théoriques les plus actuelles, ce livre met en tension les concepts freudiens et lacaniens avec les avancées des théories queer et trans. Certaines avancées théoriques émergent et s'organisent au fil de la recherche, relancent l'élaboration conceptuelle sur le sexe, le sexuel, les jouissances et les sexuations jusqu'au dégagement de quatre discours nouveaux (trans, écologiste, féministe, identitaire) et deux fantasmes (heteros-patriarche, a-patride) pour révéler la peau de chagrin qu'est le patriarcat. Entre déconstruction des normes et invention de nouvelles figures du désir, Du genre à l'a-sexuation est un ouvrage essentiel pour qui s'intéresse aux transformations du sexuel et aux formations de l'inconscient dans la société contemporaine. A condition, toutefois, de ne pas reculer devant l'errance irrévérencieuse de la pensée analytique.
Nombre de pages
192
Date de parution
09/04/2026
Poids
300g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336529998
Auteur
Bourseul Vincent
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Date de parution
20260409
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192,00 €
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Le genre ne fait pas qu'interroger l'identité sexuelle, il ouvre à la création du sexe dans la cure analytique. L'auteur rend compte des enjeux cliniques qui lui sont liés. Cet ouvrage est une invitation à suivre l'introduction du genre dans le champ psychanalytique, sur le plan théorique et clinique. En ouvrant les voies de l'inconscient, Freud a commencé de faire circuler des savoirs sur le sexuel qui ne cessent de produire leurs effets : le genre apparu dans les années 1950 en serait un parmi d'autres. Quels maniements du genre sont rendus possibles et repérables à partir des élaborations théoriques de Freud et de Lacan ? L'auteur questionne les rapports de l'analyste avec son genre et son sexe. Ils deviennent le moyen de décrire des man?uvres techniques dans la cure analytique, quand l'analyste peut endosser certaines fonctions propices à des nouvelles créations psychiques.
La mise en série "Genre, normes et psychanalyse" invite à accueillir ce qui nourrit la psychanalyse depuis son extérieur, au-delà de son territoire dont les frontières ? celles abattues par les efforts de la cure ? méritent de ne jamais être rétablies, pour quelque raison politique que ce soit. Avec l'outil qu'est le genre et l'analyse des discours normatifs, il n'est pas seulement question d'un intérêt épistémologique et théorique d'une psychanalyse en extension, il y a aussi une visée pratique de la clinique. Les contributions de ce numéro proposent de travailler à l'extension des frontières épistémologiques et cliniques de la praxis analytique, et de réfléchir autant à l'inscription qu'aux effets politiques de la psychanalyse.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...